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Les activités qui précèdent la lecture
sont très variées et intéressantes. Comme il y a des indices
extratextuels et contextuels - les titres, par exemple - qui
permettent d'inférer le sens du texte, le lecteur peut être attiré
aussi par un titre d’une œuvre sans savoir son contenu. L’aspect
esthétique du titre joue, dans ce sens, un rôle primordial et ce,
compte tenu de la mise en page singulière dont la couleur et les
caractères travaillent à attirer l’attention. L'illustration du texte
peut avoir aussi une fonction sémantique importante. Toutefois,
beaucoup de photos sont trop 'générales' et n'ont qu'une fonction
décorative puisqu’elles aident peu à comprendre le sens du texte.
L’œuvre prévoit la formulation d'hypothèses et fait appel à la
compétence prévisionnelle. D'autre part, avant la lecture, on procède
à une analyse paratextuelle. Mais on omettra pas de souligner que ces
conclusions suscitent une interrogation de taille : dans quelle mesure
le paratexte peut-il contribuer à une meilleure compréhension de
l'ensemble de l'œuvre d'un écrivain?
«le paratexte comprends un ensemble hybride de signes qui
présentent, encadrent, introduisent, interrompent ou clôturent un
texte donné : titre, sous-titre, intertitre ; préfaces, ^postfaces,
avertissement, avant-propos, etc. ; notes marginales, infrapaginales,
terminales ; épigraphes ; illustration ; prière d’insérer, bande,
jaquette et bien d’autres types de signaux accessoires, autographes ou
allographes, qui procurent au texte un entourage (variable) et parfois
un commentaire, officiel ou officieux… »
Genette 1982 :9
Les activités préliminaires sont donc
très variées et originales. Le texte comprend nécessairement les
éléments suivants : d’abord, un but qui est d’agir sur les éléments,
les attitudes, les comportements ou les connaissances du destinataire.
On outre, un sujet traité selon les conventions d’un genre. De plus,
une suite de phrases intelligibles qui forment un tout cohérent.
Enfin, un destinataire imaginé par l’auteur.
L’approche paratextuelle est faite sur
des œuvres, une œuvre est forcément un texte. Cette approche
s’intéresse plus particulièrement à tout ce qui n’est pas le texte
proprement dit. Le paratexte permet de formuler des hypothèses sur le
contenu d’un livre. Dans notre travail, on appliquera cette approche
sur l’œuvre de Sartre le mur, afin de faire ressortir la
dimension pragmatique de l’œuvre.
Une
première tentative de définition de ce vaste corpus dans lequel nous
nous proposons de puiser s'impose : il s'agit d’une œuvre qui
s’intitule le mur. Recueil de nouvelles de Jean-Paul Sartre
publié en 1939. Le volume comprend cinq nouvelles : Le Mur, la
Chambre, Intimité, Érostrate et l’Enfance d’un chef.
Il s’agit d’une approche externe par
laquelle on sensibilise à l’importance de l’aspect scriptovisuel de
l’œuvre autrement dit l’aire scripturale, aux reliefs, aux indices
périphériques, références, etc.
Que le texte "se présente rarement à
l'état nu", comme le remarque Gérard Genette dans l'ouvrage qu'il a
consacré à l'étude des principaux messages d'accompagnement qui
contribuent à le vêtir, est une chose maintenant admise. Pourtant, la
prise en compte de tous ces "vêtements", pour filer la métaphore,
permet selon lui de saisir le texte dans sa matérialité d'objet
destiné à la circulation et au marché, lorsqu'il s'agit de messages
d'accompagnement d'origine éditoriale. Par ailleurs; l'étude des
éléments « d’habillage » voulus expressément par l'auteur peut se
montrer riche d'enseignements multiples en ce qui concerne les
processus imaginaires à l'origine du travail du texte.
Conscient de ce que "le paratexte
n'est qu'un auxiliaire, qu'un accessoire du texte, notre travail sera
consacré à l’application de l’approche paratextuelle. Le paratexte est
l’ensemble des éléments textuels d’accompagnement. L’approche externe
du texte fait appel à un nombre d’aspects, à titre d’exemple, nous
considérerons les intitulés (titres, sous-titres, dédicace…), les
illustrations et les procédés typographiques (mots en italique, en
caractère gras, soulignés, lettres majuscules, etc.). Bien évidemment
cela facilite la compréhension du texte, marque les arrêts, offre un
repos visuel et assure l’enchaînement logique des phrases qui tient
compte de la reprise, la progression, la relation et la
non-contradiction
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