Titre : L’ombre du papillon
Auteur : Lisa
E-mail : [email protected]
Résumé : Suite de La Cour des Miracles, Sam se retrouve dans une sérieuse impasse.
Statut : 3/3
Catégorie : Aventure, Romance.
Spoilers : /
Saison : Indépendant
Rating : NC-17… Mais c’est une notation américaine, et ces même américains ont interdit la série entière aux moins de 18 ans… Je vous jure, y’a bien pire !
Avertissements : Relation établie, Situations sexuelles, sexe tout court.
Disclamers : Stargate SG-1 et ses personnages sont la propriété de MGM, Gekko Film Corp. et Double Secret Production. Je n’ai reçu aucune prime dans l’écriture de cette histoire. Toute ressemblance avec des personnes existantes est purement fortuite.
Note de l’auteur : Ah j’en ai mis du temps hein ? Désolée si vous attendiez cette suite et que le NC-17 vous rebute un peu… Mais encore une fois c’est pas insoutenable du tout !
©Lisa, janvier 2003
~*~
Sam se sentit atterrir durement sur le sol, plaquée dessus sans qu’elle ne puisse faire un seul mouvement, immobilisée par un autre corps qui la recouvrait de toute sa longueur. Elle se mit à rire quand la bouche de son compagnon commença à jouer avec le lobe de son oreille.
Le vortex finit par se refermer et laissa seules deux formes confondues au pied de la porte.
Ils revenaient d’Edora. C’était la seconde fois qu’elle pouvait formuler cette pensée, revenir de cette planète en le tirant loin de cette femme. Elle devait cependant avouer que ce retour était bien plus agréable que le précédent, pas d'états d'âme, pas de déceptions ni de dégoûts, pas de sentiment de trahison. Au contraire. Plutôt une longue discussion ponctuée de courts baisers et interrompue par un qui n'en finissait plus, lorsqu'ils passèrent la porte.
Souriant, elle s'abandonna à ses caresses et leva les yeux au ciel dans une expression d'impuissance.
Ce qu’elle y découvrit réduisit si soudainement à néant le désir que Jack avait fait monter en elle qu’elle put jurer que son cœur avait cessé de battre durant un bref laps de temps.
Occupé à se rappeler si ce petit soutien-gorge marine qu’elle portait directement sous son pull se dégrafait devant ou derrière, Jack se trouva d’un seul coup renversé sur le dos. Amusé, il s’imagina qu’elle allait rouler sur lui. C’était une chose qu’elle aimait faire, avant.
Il haussa les sourcils et retint son souffle du mieux qu’il put lorsqu’il nota que deux Carter le surplombaient. L’un lui tendit une main secourable qu’il accepta bien volontiers, et il se retrouva face à Jacob, main dans la main avec la fille de celui-ci.
En remarquant le regard qu’il leur lança, il ne put que se souvenir douloureusement qu’un prétendant quel qu’il soit n’a pas intérêt à se faire surprendre par le père d’une jeune fille qu’il est occupé à déshabiller. Il s’était toujours considéré comme égal à Jacob, hormis le fait que celui-ci était un ex-général, mais tout à coup, il était relégué quelque part au rang d’adolescent dans l’attente d’une cinglante remontrance.
Qui ne vint pas.
Alors que Sam s’apprêtait docilement à lui emboîter le pas, Jack s’imposa sur son chemin.
Elle posa ses lèvres sur les siennes et ferma les yeux, bercée par le ravissement de ressentir de nouveau un bonheur qu’elle croyait ne plus jamais revoir.
Souriant devant l’archétype du père irrité, leurs doigts s’entrelacèrent de nouveau et ils lui obéirent.
Jacob retroussa sa manche et leur découvrit un bracelet constellé de touches. Il appuya sur un bouton vert, composa un certain code, et tourna légèrement un mécanisme au centre de l’appareil.
Le bouton vert déterminait le Continent Nox, leur expliqua-t-il une fois dans un paysage radicalement différent. Une prairie verdoyante parsemée de sphères violettes qui se trouvaient être des champignons, l'orée d'une forêt de conifères turquoises, un astre rouge orangé qui se levait à l'ouest et un bipède à plume qui s'enfuit en sautillant dès qu'il les aperçut les firent sourire, à la pensée de cet étrange monde qu’était le leur.
Il ne fallait pas s’étonner, ce continent avait été préservé sauvage à la demande du peuple qui l’habitait, mais les autres étaient construits sur un plan bien plus technologique. Cependant, ce continent ne faisait pas exception à la règle et comme les autres, était découpé en parcelles de cinq kilomètres carrés de terrain sur lequel se trouvait un cercle discret qui pouvait téléporter l'utilisateur sur toute la planète.
Alors qu'ils se préparaient à entamer leur progression vers la forêt, l'œil entraîné de Jack remarqua une chose étonnante : tel un reptile, une fissure qui fendait l'herbe grasse glissait vers eux. Il tourna la tête vers la jeune femme pour l'en informer, mais elle avait déjà le regard fixé sur le phénomène. Bien évidemment, à trop voir son côté femme, il en arrivait à oublier que leurs entraînements avaient été similaires par le passé.
La forme se rapprochait dangereusement et les deux militaires prenaient une position défensive sous le regard amusé du troisième. Une mince silhouette se matérialisa alors, à la manière d'un poste de télévision que l’on règle sur une autre fréquence.
Le petit groupe avait débuté une traversée de la clairière en direction des arbres, Sam en grande conversation avec Lya.
Et voilà l’instant qu’il redoutait. Il avait entamé une relation sérieuse avec Carter quelques années auparavant. Ils avaient eu un enfant entre temps, une adorable petite fille qu’il n’avait pas eu l’occasion de voir grandir bien longtemps, étant donnés certains problèmes d’une nature assez ahurissante.
Mais jamais il n’avait pensé qu’il affronterait en personne le beau-père dont l’annonce du décès avait été le déclencheur de toute l’histoire.
Jacob mima une chose abstraite assez représentative de la confusion et de l’embarra qui planait sur son esprit.
Un signe de tête contrarié lui répondit.
Les deux hommes marchèrent côte à côte quelque minutes, cultivant un silence qu’un homme et son gendre n’auraient jamais pu tenir. Fort heureusement, leur expérience militaire commune les aidait à manier cette délicate situation.
Si Jacob n’était pas encore certain que l’amour était au centre de leur relation, il pouvait à présent l’être.
C’était son beau-père, se répéta-t-il plusieurs fois pour se convaincre de ne pas lui répliquer…
Le village Nox était en vue. A vrai dire, il s’attendait à cette ville suspendue dans les airs qu’il avait eu l’occasion de voir dès leur première rencontre avec le peuple. Mais cela était un moyen de protection, rectifia-t-il mentalement, ils n’en avaient sans doute plus grand besoin maintenant qu’ils partageaient la planète avec un échantillon des races les plus évoluées de la galaxie.
Distançant le père, il partit rejoindre la fille qu’il entraîna à part.
Sam rit ouvertement au milieu de Nox vaquant à leurs occupations dans les ruelles qui la regardèrent avec surprise.
Il arrivèrent dans une clairière ombragée, plantée de feuillus de toutes espèces confondues. Au milieu de celle-ci se trouvait une construction de bois et de fougères entremêlées de branches fuchsia, de laquelle sortaient et entraient régulièrement Nox, Humains et Jaffa.
Deux personnes sortirent de la hutte et s’avancèrent à leur rencontre. En reconnaissant Daniel et Teal’c, les yeux de Jack s’illuminèrent et un sourire envahit son visage.
Elle attendit un instant que son amant eut lâché le pauvre Jaffa, puis glissa sa main dans la sienne.
Nerveux, il se laissa entraîner par sa compagne. Ils s’arrêtèrent sur le pas de la porte et observèrent, attendris, un petit ange blond assis sur le sol qui jouait avec un jeune Nox pas beaucoup plus âgé que lui. Dithamly, comme ils l’apprirent quelques instants plus tard par Daniel qui leur demanda de s’écarter du seuil, était couché à plat ventre et laissait la petite humaine tripoter ses cheveux à sa guise.
Lorsque celle-ci entendit sa mère appeler son nom, elle délaissa son compagnon de jeu, se précipita à la rencontre de la jeune femme et sauta dans ses bras.
Le traitement avait admirablement bien fonctionné, ses joues étaient roses, la fièvre était tombée et cette petite étincelle dans ses yeux était de retour. Sa fille accrochée à son cou, Sam partit s’asseoir sur une banquette et attendit que Jack l’eut rejointe pour tenter tant bien que mal de la détacher d’elle.
La pièce se vida respectueusement.
Hésitant, il passa la main dans ses cheveux blonds tout en gardant contact avec ses yeux, émerveillé qu’ils ressemblent tant aux siens.
Quand elle lui sourit, tous ces souvenirs qu’il avait gardés vivants au fond de lui durant ces interminables mois séparé d’elle lui revinrent en mémoire. Sa naissance, à la base, sous le regard bienveillant du docteur Fraiser. Puis ces jours entiers à s’extasier sur son charme lorsqu’elle dormait (enfin). Ces week-ends passés dans le Minnesota. Ces biberons donnés dans un laboratoire à attendre que sa mère veuille bien interrompre son travail pour le remettre au lendemain. Tant et tant qui se bousculaient dans son esprit…
Il ne réalisa pas quand et comment sa fille avait enroulé ses petits bras autour de son coup, ni quand Sam s’était mise à pleurer avec un immense sourire sur son visage. Il se contenta de les serrer toutes deux contre lui, inspirant à plein poumons ces parfums qu’il n’avait cessé d’aimer.
~*~
La journée s’était déroulée sans encombre. La petite fille n’avait plus quitté son père de toute l’après-midi et semblait au septième ciel. Elle avait plusieurs fois mentionné sa tristesse quand elle ne l’avait plus vu à leurs côtés, mais elle semblait si heureuse que tout s’était bientôt dissipé. En fin de journée, les Nox avaient demandé à ce qu’elle passe la nuit en leur compagnie, et Jack avait eut bien des difficultés à la convaincre qu’il serait toujours là le lendemain matin.
Daniel les avait ensuite informés qu’il resterait définitivement sur la planète. Il n’avait plus rien à faire sur Terre, hormis quelques fouilles en compagnie d’égyptologues bornés dans leurs théories. Autant rester ici, au sein de l’Alliance, pour continuer le combat. Eventuellement retrouver Sarah.
Teal’c était reparti avec le jeune homme sur le Continent Neutre, celui où siégeait le conseil dans lequel il avait sa place. Son unité venait de rentrer, victorieuse, et il devait la débriefer avant de superviser les opérations qui visaient à extraire les symbiotes des hôtes, puis de les mener, eux et les Jaffas, au Continent Nox.
On avait attribué au couple une petite chambre coquette dans une hutte Nox, leur offrant ainsi leur première nuit ensemble, seuls, depuis plus d’un an et demi.
Cette constatation faite, Sam n’osa pas lui avouer que quelque chose la retenait sur Terre, quelque chose de sacré qu’elle ne pouvait renier si rapidement. Avant de partir pour Edora, elle avait furtivement glissé son alliance dans sa poche et avait ignoré cet état des choses. Et elle allait encore l’ignorer, au moins pour ne pas gâcher cette nuit qui était si précieuse à leurs yeux.
La poignante sagacité de sa remarque l’affecta profondément, la mémoire de ces derniers mois refit surface alors qu’elle tentait si désespérément de l’enfouir au plus profond d’elle même. Elle se pelotonna contre son amant pour en trouver la chaleur et le réconfort qu’ils s’offraient muettement.
Il glissa un bras autour de ses épaules et pressa son corps contre le sien. Il ne pouvait pas oublier du jour au lendemain la douloureuse absence qui avait fait de sa vie un trou noir, mais il pouvait peut-être y faire abstraction pour les heures à venir… Un frisson qui parcourut toute la personne de la jeune femme résonna dans la sienne, envoyant des centaines de picotements dans son bas-ventre.
Il ne voulait pas précipiter les choses et préférait partir sur des bases plus stables. Le bras qui était enroulé autour de son torse l’étreignit doucement.
Un silence s’en suivit, laissant aux amants le loisir de se remémorer ces premiers instants, ce Big Bang, de leur amour physique.
Souriant, il se redressa légèrement et s’appuya sur son coude pour admirer les formes qu’il surplombait.
Sam reposa à sa place originelle son bras qui avait quitté l’abdomen de son amant lorsqu’il s’était redressé et commença à tracer du bout des doigts des figures abstraites le long de son épine dorsale.
Tous deux esquissèrent un sourire à ce souvenir cocasse.
Il sembla un instant savourer le contact, puis brisa ce petit fragment d’éternité en continuant son histoire.
Il tenta de renouer le contact avec son visage, mais elle déjoua ses avances avec un sourire narquois.
Un duel férocement tendre doublé d’une intense exploration corporelle s’engagea entre eux. Ils retrouvaient leur corps comme plus tôt leurs cœurs, et cette partie-là n’était pas pour leur déplaire. Sam soupira, le nez enfouis dans le cou de son amant, pendant que celui-ci suçait passionnellement la chair de sa nuque. Elle caressa un instant ses cheveux, puis fit glisser ses mains sur ses épaules et s’appliqua à déchirer le chandail qu’il portait. Il n’émit aucune objection, si ce n’est qu’il trouvait extrêmement injuste qu’il se retrouvât à demi nu alors qu’elle était toujours intégralement habillée. Incontestablement, il fallait y remédier, affirma-t-il en la débarrassant de son léger pull qui le gênait dans ses investigations.
Les vêtements qui commençaient à se sentir futiles furent bientôt refoulés aux quatre coins de la pièce. Ce soutien gorge marine se dégrafait derrière, découvrit-il finalement. Il entreprit de caresser sa poitrine, avec les paumes de ses mains tout d’abord, puis avec sa bouche. D’humeur espiègle, il ignora les impatiences de la jeune femme dont il stimulait les sens à l’extrême et continua de jouer avec chacun de ses seins, ainsi qu’avec ses nerfs. Il descendit ensuite un peu plus bas et déboutonna soigneusement son pantalon pour l’envoyer voler loin d’eux.
Maintenant pratiquement nue, Sam, qui se remettait progressivement du plaisir qui l’avait parcourue quelques instants auparavant, tira Jack à elle et l’embrassa avec gourmandise. Sans plus attendre, elle le déposséda à son tour du pantalon en lin qu’il portait pour qu’il n’y ait plus que deux minces couches de tissus entre les parties les plus sensibles de leur anatomie.
A cet instant, ils s’interrompirent et plongèrent les yeux dans ceux de l’autre. C’était comme dans leurs souvenirs, le désir les consumait à petit feu et assombrissait leurs prunelles. Jack déposa un énième baiser sur ses lèvres, puis ils envoyèrent au diable les derniers vêtements qu'ils portaient encore.
Il se positionna entre ses jambes et regarda une dernière fois au fond de son âme. Elle n’en pouvait plus, pourquoi attendait-il encore ? Elle le voulait en elle, et pas dans une heure pour l’amour du ciel ! Arquant tout son corps vers lui, elle acheva de le convaincre d’écourter sa douce torture.
Doucement, bien plus doucement qu’elle ne l’aurait souhaité, il la fit sienne. Sam enroula ses jambes autour de son amant et murmura son nom en crispant ses mains sur son dos. Elle balança légèrement ses hanches pour s’ajuster à sa présence en elle, puis passa ses doigts dans ses cheveux et l’encouragea à continuer, sollicitant cette harmonie mouvante dont elle avait le souvenir.
~*~
La porte en osier s’ouvrit avec un grincement timide. Il passa la tête par l’ouverture, inquiet de ce qu’il allait découvrir, jeta un regard rapide à l’intérieur et recula tout aussi vite. C’était bien ce qu’il avait imaginé. Dans un sens, il avait bien fait d’interdire à la petite Lyra d’aller réveiller ses parents.
Un grognement mécontent lui répondit, rien de plus. Agacé, il décida de jouer la carte de la neutralité.
Un nouveau grognement, puis quelques chuchotements. Il entendit encore des bruits de vêtements froissés, quelques interrogations sur l’endroit où ceux-ci avaient bien pu atterrir et un éclat de rire à propos d’un chandail quasi immettable. Il dût se convaincre de nouveau de rester neutre pour ne pas rire avec Sam. Ce n’était pas convenable !
Ses amis finirent par sortir, un peu ébouriffés peut-être, mais totalement ragaillardis par une nuit presque complète et profonde qu’ils n’avaient pas eu depuis longtemps.
~*~
Disposés autour d’une table ronde, uniformément grise comme à peu près tout ce qui se trouvait sur le Continent Neutre, les quatre anciens membres de SG-1 discutaient les différents points de la mission qui leur avait été attribuée par le Conseil en compagnie de Thor et de Jacob. La Porte du défunt programme avait été enterrée pour plus de sûreté sur le continent Africain, ce qui était considéré comme un beau gâchis par l’Union, car un vaisseau équipé d’un Shapaï avait bien plus de valeur à leurs yeux. Il était donc question de la récupérer.
Il reprenait involontairement ce ton de conférencier qu’il adoptait durant les briefings du SGC.
Tous les regards se tournèrent vers Sam qui remuait dans tous les sens tout en tentant vainement de refouler un sourire. Elle ferma les yeux et ses joues rosirent.
Thor fut le seul à rester de marbre. Teal’c haussa un sourcil, Daniel baissa le nez et les yeux de Jacob lancèrent des éclairs. Il ne s’y habituerait vraiment jamais… comment pouvait-il oser… sa toute petite fille !?
~*~
Tout autour d’eux, un cercle s’était formé. Rien à voir avec un attroupement de badauds, bien au contraire… Car Teal’c n’y était pas allé avec des gants blancs cette fois-ci, l’endroit où il les avait envoyés se trouvait être une place de marché. Leur soudaine apparition en avait bien entendu surpris plus d’un, et on se tenait respectivement à plus de deux mètres du petit groupe.
Ce devait être le siège du Gouvernement, du moins selon Daniel qui avait fait une petite localisation de là-haut.
La progression n’était pas facile… Il n’avait fallu que peu de temps pour que la rumeur d’une bande de prophètes apparaissant aux yeux de tous dans un linceul de lumière blanche se répande. Et la plupart des curieux n’était que peu motivée à l’idée de les laisser partir.
Plusieurs étalages furent renversés, les épices volèrent mais ils arrivèrent finalement à sortir de la foule et à se diriger déjà bien plus tranquillement vers leur but.
Jack, qui avait pris un peu d’avance, se retourna pour attendre ses compagnons. Non, en vérité, pas exactement. Il se retourna pour attendre Sam et fit volte-face une fois qu’elle fut à sa hauteur, laissant Daniel à quelques mètres derrière. Comme s’il cherchait à trouver un réconfort après ses dernières mésaventures, il enroula un bras autour sa taille en commença à jouer avec l’ourlet de son pull.
Tous deux sourirent et se séparèrent à regret à l’instant où ils se retrouvaient devant les quelques marches qui menaient à l’entrée du bâtiment présidentiel. Ce n’était pas la Maison Blanche, mais ça avait de l’allure. Les murs étaient crème, ou blanc cassé peut-être, et un toit en ogive de la même couleur les surplombait. Les fenêtres étaient petites, dénuées de carreaux ainsi que de barreaux, mais assez nombreuses. Deux hommes munis d’armes à la taille étaient postés à l’entrée.
Les trois amis s’arrêtèrent devant eux. Ou plus précisément les gardes les y invitèrent poliment d’une manière tout de même assez explicite.
Il s’interrompit, incertain.
L’archéologue leva les yeux au ciel… Ah, les sarcasmes, ça faisait longtemps ! Il se retourna de nouveau à temps pour voir un des gardes ranger une radio dans sa poche après avoir pressé un bouton pour l’éteindre. Peu de temps après, alors qu’il cherchait toujours une raison valable qui aurait pu les faire pénétrer dans l’enceinte, un silhouette apparue derrière les deux hommes.
Sam le détailla des pieds à la tête. Il était plutôt grand, bien que restant quand même dans la normes. Des pommettes proéminentes accentuaient l’intensité de son regard, qui était noir tout en communiquant une grande douceur. La scientifique pencha la tête vers la droite et examina plus en détails son corps vêtu d’un costume blanc, qui contrastait agréablement avec la couleur cacao de sa peau.
Un coup de coude l’interrompit dans ses expertises et elle se mit à rire en découvrant l’air vexé de son colonel.
Bientôt, Daniel et son nouveau compagnon se retournèrent vers eux.
Le nouveau venu leur adressa un signe de tête.
Il sembla alors réfléchir un instant, les yeux fixés sur la jeune femme, puis secoua la tête et reprit la parole.
Daniel reçu les foudres de Jack et referma immédiatement la bouche qu’il avait ouverte pour répondre. ‘Quoi ?’ lui demanda-t-il silencieusement, avec dans sur le visage une expression qui naïve qui exaspéra son ami au plus haut point. Celui l’appela à part d’un signe de tête.
Jack haussa les sourcils. Vu sous cet angle… Il avait beau bénéficier de l’entraînement d’élite des Black OPS, la situation paraissait sans issue.
Le jeune homme hocha la tête et retourna vers son ami.
Son interlocuteur plissa les yeux. Encore une fois, Sam le vit réfléchir. Elle avait toujours eu une grande clairvoyance, elle parvenait facilement à deviner les pensées des gens, même inconnus. Pourtant, elle était totalement incapable de pénétrer l’esprit de cet homme. C’était assez frustrant.
Sans un mot, il hocha finalement la tête. D’un geste sobre, il indiqua la direction d’une ruelle, à quelques pas de là.
~*~
Du sable.
Du sable, du sable et encore du sable.
Et des dunes aussi, n’oublions pas les dunes, pensa Jack dont les yeux se fermaient progressivement.
Au début, le voyage n’avait pas été si désagréable. La capitale où ils se trouvaient dans la matinée était située dans la moitié sud du pays, la partie sahélienne. Malgré une mi-journée assez caniculaire, tous semblaient apprécier l’excursion. Le paysage était principalement composé de quelques longs palmiers à l’ullure d’asperges perçant un sol sec et craquelé. De temps en temps, ils croisaient une oasis où une petite communauté vivotait principalement grace à un seul et unique puit.
Mais à présent, au bout de sept heures de voyage, on sentait que les esprits commençaient à se lasser. Ils avaient petit à petit pénétré dans la partie nord du pays, la partie saharienne. Celle qui n’était composée que de sable et de dunes.
L’Erg du Djourab.
Il était évident qu’ils ne croisaient plus guère d’humains, ni d’êtres vivants en général, ce qui ne faisaient qu’ajouter à la monotonie de leur route.
Jack avait par conséquent décidé de faire un petit somme. Ses assoupissements n’étaient cependant jamais très longs, car les nids de poules qui les bringuebalaient dans tous les sens faisaient régulièrement cogner sa tête contre le dossier.
Ces paroles firent apparaître une grimace de dégoût sur le visage de Jack, qui presque immédiatement se transforma en une grimace de douleur lorsque son crâne prit de nouveau violemment contact avec l’appui-tête.
Le pire dans l’histoire, maugréa-t-il pour lui-même, était qu’il ne pouvait pas bouger d’un centimètre. D’accord, peut-être pas le pire, ou alors c’était un mal pour un bien, se dit-il en caressant la tête blonde posée sur ses genoux.
Il ne voyait rien d’autre que du sable, des dunes et du sable. Rien de bien différent donc, mais le jeune homme répondit affirmativement.
Jack haussa les sourcils et s’apprêta à répliquer, mais le 4x4 stoppa net et le choc réveilla Sam, ce qui capta immédiatement toute son attention.
Elle lui rendit son sourire et se frotta les yeux avec le vague espoir d’en drainer le sommeil.
Pas encore assez réveillée pour trouver le courage d’ouvrir la bouche, elle hocha la tête et s’étira.
Cette fois, elle roula des yeux et glissa ses mains derrière sa nuque, l’attirant à elle dans un de ces baiser typiques d’un réveil suivant une nuit de passion.
Le claquement des portières avant qui se refermaient finirent par la réveiller complètement et elle se redressa sur son siège, acceptant bientôt la proposition galante de Jack qui lui tînt la porte après être sorti.
Il rejoignirent les deux deux ex-collègues qui s’étaient arrêtés un peu plus loin, quoique Jack de demandât toujours ce qui pouvait indiquer la position de ce qu’ils cherchaient. Lassina sortit un appareil de sa poche sur lequel il commença à pianoter. Presque aussitôt, l’étendue immaculée de dunes se fendit, révélant une ouverture d’environ six mètres de largeur. Une grande quntité de sable tomba à l’intérieur.
C’était un escalier d’une trentaine de marches de béton, dont les premières étaient maintenant recouvertes de sable jaune. Le couloir était donc large, ce qui rassurait l’équipe sur la présence de la Porte un peu plus bas dans l’installation, et des éclairages se succédaient au plafond qui était incliné selon un angle d’une vingtaine de degrés.
O’Neill attrapa par la manche le jeune archéologue qui se préparait déjà à s’engager dans les escaliers.
Sur ce, il se dégagea et commença à descendre les marches, laissant derrière lui un militaire qui cherchait désespérément un contre argument pour répliquer à cela. Sam glissa sa main dans la sienne et emboîta le pas à son ami.
~*~
Les yeux de Sam détaillèrent chaque chevron, chaque symbole. Elle se plaisait à reconstituer des combinaisons qui étaient autant de clés ouvrant sur de fabuleux souvenirs.
L’esquisse d’un sourire se dessina sur le visage de Jack.
Beaucoup d’enfants, compléta mentalement Sam. Oh oui, plein d’enfants, une ribambelle d’enfants bénéficiant d’un fantastique héritage intergalactique, tout en s’épanouissant au sage contact des Nox… Finit ta phrase Jack, pensa-t-elle en décrochant ses yeux de l’anneau pour retourner vers son amant.
Oh mon Dieu…
Pétrifiée, Sam ouvrit la bouche pour répondre, puis la referma, et la rouvrit et la referma encore.
Ses ongles s’enfoncèrent dans ses paumes. Tôt ou tard il aurait fallu en passer par là, mais elle aurait vraiment préféré la seconde option.
Ses yeux rencontrèrent ceux de Jack. Elle pouvait y lire l’incompréhension et l’incrédulité, mais surtout la douleur. Beaucoup de douleur, qui résonna dans son âme et la fit trembler.
Il ne répondit pas. Rien n’importait plus pour lui sinon chercher des réponses auprès de… de qui au juste ? Qui était-elle à présent ?
Sam jeta un coup d’œil à Daniel qui observait la scène sans mot dire. Elle sentit qu’il était prêt à agir… il ne fallait pas. Elle secoua doucement la tête de gauche à droite. Le corps du jeune homme se détendit mais une expression frustrée s’afficha sur son visage.
Elle porta alors sa main à sa poche sans quitter Jeffrey des yeux, de peur qu’il ne s’en prenne à celui qu’il tenait en joue. Une vague d’inquiétude l’envahit. Ce pantalon avait été bien malmené durant ces trois semaines qu’avait duré le voyage, il aurait été si facile pour un si petit objet de s’échapper et de rouler dans un coin…
Non, Dieu merci, elle ne l’avait pas perdue. Elle était là, tout au fond de la poche mais elle était bien là. Un frisson la parcourut en pensant à ce qu’elle allait faire, à ce qui allait arriver ensuite. Malgré tout ce qu’elle avait traversé dans sa vie, ce moment allait sans doute être un des plus pénibles.
Elle sortit le petit anneau et le fit jouer à la hauteur de ses yeux. La lumière s’y refléta et les miroitements dorés captèrent immédiatement l’attention de toutes les personnes présentes.
Elle détestait cet homme. Comment pouvait-il lui faire ça ? Non, se contredit-elle immédiatement, la dernière chose qu’elle était en droit de faire était de lui en vouloir. Elle l’avait aimé, ou du moins elle avait eu besoin d’y croire, et elle avait accepté de l’épouser pour le meilleur et pour le pire. Il avait tous les droits de réagir ainsi. Elle et elle seule était dans l’erreur.
Sa voix se rompit avant qu’elle n’ait pu finir sa phrase.
Sam se ressaisit immédiatement en entendant le déclic familier.
Un silence pesant s’abattit sur la salle. Elle savait tous les regards fixés sur elle, mais elle n’avait d’attention que pour l’homme à qui elle était consciente d’avoir enfoncé un poignard dans le cœur. Une fois encore, la douleur qu’elle pu voir dans ses yeux l’ébranla profondément.
Tremblante, Sam jeta un regard désespéré à Jack. Une grande sensation de souffrance s’empara d’elle lorsqu’elle le vit impassible, ignorant du canon pointé sur son front. Il continuait à la fixer, l’expression douloureuse n’avait pas totalement disparue de son visage, mais elle pouvait à présent en discerner une autre. Il était égaré, il ne savait pas… il ne savait plus. Il était indifférent.
Daniel haussa les sourcils et fit gonfler ses joues. Oui en effet, c’était flagrant… Il avait vaguement remarqué une trace rouge qui s’agrandissait petit à petit durant cette longue traversée de la galaxie de la planète Asgard à la Terre, mais jamais il n’avait réalisé qu’elle s’était à ce point étendue. Sam baissa piteusement la tête et remonta son col.
Un long, long mutisme s’installa.
Le jeune femme était nauséeuse. Une fois encore, le destin la malmenait. Vraiment, elle n’était pas du genre à s’apitoyer sur son propre sort, mais c’en était trop… Elle n’avait jamais eu de chance, et ce n’était pas peu dire. Sa vie n’avait été qu’un vaste champs de bataille jonché de peines et de désastres où espoirs et désespoirs se côtoyaient continuellement. Et le bouquet final la frappait de plein fouet.
Pourquoi… ? Mais pourquoi elle pour l’amour du ciel ?
Elle savait pertinemment de quel côté penchait la balance, mais ce n’était pas si facile. Rien n’avait jamais été facile.
Jeffrey transpirait abondamment, les doigts crispés sur la gâchette. Cet homme là, qu’il ne connaissait que par quelques photos que sa femme gardait toujours sur elle, avait foutu son mariage en l’air. Même à son apogée, une ombre avait toujours plané sur leur vie conjugale. Il ne s’était jamais passé un jour, une nuit, sans que ce fantôme ne mette de barrières entre eux.
Il le haïssait.
Peu importait la façon dont il avait ressuscité, ou quoi que ce fut d’autre, il avait toujours su que le passé de sa femme n’était pas totalement net et qu’il en ignorait une bonne moitié.
Mais il l’aimait.
L’archéologue se tût rapidement en recevant les foudres du couple.
Ou de l’ex-couple… ?
Peu importe.
Jack ignora encore le canon qui prit de nouveau contact avec le côté gauche de son visage, visage qui ne changeait toujours pas d’expression.
Sam acquiesça et le jeune homme sortit un petit appareil, en prenant soin de garder le contact avec les yeux de Jeffrey qui le détaillait suspicieusement ses gestes.
Aussitôt, une lumière blanche enveloppa intégralement la salle.
~*~
Sa bouche était entrouverte et ses yeux arrondis s’accordaient avec la terreur peinte sur son visage.
Le jeune homme bondit et lui arracha son arme des mains, s’étonnant tout de même grandement du manque total de réaction de la part de Jack.
Il avaient regagné le vaisseau Asgard. Teal’c et une demi-douzaine de ses compagnons se pressaient déjà autour du Shapaï, sans doute pour vérifier son authenticité.
Nous ? Daniel haussa les sourcils et considéra d’un air interrogatif la grande salle du vaisseau dans laquelle ils se trouvaient. Avaient-il par hasard téléporté quelqu’un qui accompagnait Jeffrey ? Peut-être son pseudo ami qui était resté à la surface…
Puis il réalisa le malentendu.
Jack sembla alors sortir de la transe dans laquelle il était plongé depuis l’arrivée de Jeffrey. Il secoua la tête et commença à s’éloigner.
Sans répondre, il dégagea son bras de l’étreinte de la jeune femme.
Il se retourna alors vers elle, et la souffrance qui était de nouveau présente dans ses traits la frappa.
Sa voix se brisa. Il ferma brièvement les yeux, puis se ressaisit et continua.
Ces paroles amenèrent immédiatement les larmes aux yeux de la jeune femme. Voyant cela, Daniel ne pu réprimer une vague de colère. Délaissant leur précédent agresseur, il bondit sur Jack et lui décrocha une droite impressionnante qui le fit chanceler, la main sur la mâchoire.
Sam se précipita immédiatement à son secours.
Le jeune archéologue reprit son souffle.
Jack avait gardé le silence pendant tout le discours de son ami. Un combat d’émotions se livrait en son âme et conscience, et il devait avouer que les arguments qu’il venait de se faire asséner prenaient déjà le dessus. Et lorsqu’il prit conscience que la jeune femme avait glissé un bras autour de sa taille pour l’aider à se remettre du coup qu’il avait reçu, après toutes ces ignominies qu’il venait de lui envoyer en pleine figure… A vrai dire, il approuvait le geste de Daniel… Mieux, il se serait bien lui-même infligé le même sort.
Un violent frisson le parcourut. Le dégoût qu’il avait pour sa propre personne était si intense… Comment Sam pourrait-elle un jour le pardonner ? Comment Sam pouvait-elle tout simplement l’aimer encore ?
Qu’y avait-il à ajouter ?
Rien, sans doute.
Le monde s’effaça autour d’eux. Daniel qui esquissait le début d’un sourire en s’inquiétant de l’état de sa main. Jeffrey dont le regard incrédule passait alternativement du couple à la grande baie vitrée qui ouvrait sur l’espace. En bas à droite, une Terre de trente centimètres de diamètre, à peine. Teal’c qui regardait le tout sans trop comprendre ce qu’il se passait.
Le baiser était doux, plein de retenue, bien que déjà expérimenté maintes et maintes fois auparavant. Comme s’ils cherchaient à goûter toutes les meilleures saveurs qu’ils pouvaient s’offrir.
Un raclement de gorge se fit entendre.
Les yeux de la jeune femme qui, jusqu’à présent, n’étaient emplis que de tendresse, s’attristèrent soudainement.
Ses paroles lui décrochèrent un sourire, puis elle fit glisser le long de ses épaules ses bras qui s’étaient enroulés autour de son cou, pour finalement s’éloigner de lui.
Beaucoup plus rapidement qu’elle ne l’aurait souhaité, ses pas la menèrent à son mari. Cela lui était presque étrange de se référer à lui comme son mari, maintenant qu’elle venait de retrouver celui qu’elle savait être le véritable homme de sa vie… Mais ce dont elle était consciente était qu’elle devait assumer.
Elle arriva à sa hauteur et imita son attitude, les mains derrière le dos, tournée vers l’espace, vers cette petite planète bleue qui était la leur.
Elle était honnête d’ailleurs, elle se serait sûrement accommodée à un homme normal, à une maison normale, à un métier normal… A une vie normale !
Mais parallèlement, la normalité se serait-elle accommodée à elle ?
La réponse était négative, et c’était pour cela qu’elle allait maintenant partir vivre à l’autre bout de la galaxie avec son fiancé défun, avec son père défun, sans oublier plusieurs races d’extraterrestres en tout genres.
Jeffrey fronça les sourcils et lui demanda silencieusement une explication.
Ils restèrent longtemps à oberver l’espace infini, droit devant eux. Puis, Jeffrey, qui se demandait vraiment s’il y avait une bonne étoile qui lui appartenait quelque part par là, rompit le silence.
Sam tourna la tête vers lui.
Il reçut en réponse un hochement de tête et une expression triste dans ses yeux qui furent suffisants pour le convaincre de la sincérité de son amertume.
Sam avait le cœur brisé. Encore un qui allait s’effacer de sa vie en ne laissant d’autre trace que celle d’un pénible souvenir dans son cœur…
Il passa sa main dans ses cheveux et la pressa contre lui.
La jeune femme rit à sa remarque, puis se détacha de lui et essuya ses yeux.
Sam le regarda se volatiliser pour ce qu’elle savait être la dernière fois, car dans quelques minutes, par les bons soins des appareils Asgards, il n’aurait certainement plus aucun souvenir d’elle. De nouveau, elle tourna son attention vers cette planète turquoise qui avait été, et serait toujours son chez elle. La nostalgie la déchirait, elle se demandait comment elle pouvait faire ça, abandonner son berceau pour un autre sans aucune signification à ses yeux…
Deux bras encerclèrent sa taille et un baiser fut déposé sur ses cheveux. Une chaleur saisissante s’empara immédiatement de tout son être et elle posa ses mains sur ces avant-bras qui l'enveloppaient jalousement, cherchant à se blottir plus intimement contre lui.
La réponse à ses questions était là, en partie. Elle allait vivre avec lui, elle allait vivre avec leur enfant. Mais elle allait aussi continuer le combat à ses côtés.
Une douleur diffuse la surprit au milieu de sa rêverie. Elle avait dû se tendre, même imperceptiblement, car elle sentit l’étreinte de Jack se relacher légèrement et vit ses yeux chercher les siens. De nouveau elle se sentait nauséeuse. Sans raison cette fois, pourtant.
… ?
Son expression soucieuse s’éffaça rapidement lorsqu’elle donna une toute nouvelle signification à ce qui lui arrivait.
~*~
Fin
Merci à tous ceux qui m’avaient demandé une suite à Delta Lyr… Bon, évidemment, avec deux résurections et un happy end pareil, on est un peu loin de l’idée de départ qui n’était autre qu’un drame, mais ça m’a quand même permi de me lancer dans une trame sérieuse avec des obstacles et des problèmes à résoudre… Alors merci à vous de m’y avoir poussé, c’était une expérience intéressante
J Oh et pour ceux qui n’avaient pas compris la métaphore du titre, c’est Jeffrey le papillon et l’ombre qu’il avait portée sur le couple s’est envolée avec lui. Ah oui, j’oubliais, feedbackez-moi surtout !!