Cliquez sur >> � droite pour faire dispara�tre les annonces. Page optimis�e pour Internet Explorer

12 septembre 2006

L'inflation menace-t-elle votre retraite ?

Parmi les documents dont la lecture s'imposait au retour des vacances quatre abordaient un m�me th�me : l'inflation et son impact sur la planification de la retraite.

Louis Tanguay

Le tout premier diffus� par Question Retraite, un regroupement public-priv� de 17 partenaires pour la promotion de la s�curit� financi�re � la retraite, met en lumi�re l'importance de deux ph�nom�nes li�s au temps.

D'abord les futurs retrait�s auront la chance de vivre plus longtemps que les g�n�rations pr�c�dentes. Ensuite au fil de ces ann�es, l'augmentation du co�t de la vie �rodera le pouvoir d'achat des revenus de retraite provenant du capital accumul� d'ici l�.

Croissance
Bien s�r, les autorit�s mon�taires non seulement au Canada mais dans les principaux pays d�velopp�s r�ussissent maintenant � ma�triser la croissance des prix � la consommation. Au Canada, l'inflation oscille autour de 2 % depuis 1993.

Mais si ce taux annuel grimpait � 5 %, dit Christine D�carie, vice-pr�sidente et gestionnaire de portefeuille au Groupe Investors, notre dollar perdrait la moiti� de son pouvoir d'achat en 14 ans seulement.

M�me si les prix de l'�nergie et de l'habitation ont beaucoup mont� derni�rement, la sp�cialiste ne croit cependant pas que l'inflation soit sur le point d'exploser. La concurrence maintenant plan�taire limite en effet la capacit� des entreprises de monter leurs prix. En g�n�ral, les experts pr�voient une inflation autour de 2,5 % � long terme.

Donc l'hypoth�se de 5 % semble �lev�e, mais en moyenne de 1971 � 2005, l'IPC a augment� de 4,9 %, ce qui inclut la pointe de 12,5 % atteinte en 1981.

Ces chiffres sont rappel�s dans le nouveau document cit� plus haut : L'inflation et l'esp�rance de vie : une combinaison dangereuse pour votre retraite ?

Sc�narios
ci les sc�narios destin�s � sensibiliser les �pargnants sont construits autour de l'hypoth�se prudente d'une inflation � 3 %.

L'actuaire charg� de ce projet, Julien Michaud de l'Autorit� des march�s financiers, en illustre ainsi les impacts.

Supposons que vous avez 40 ans et que vous commencez � �pargner 1000 $ par ann�e jusqu'� votre retraite � 65 ans (donc pendant 25 ans). Si vous obtenez sur vos placements un rendement annuel de 7 %, vous aurez accumul� pr�s de 67 700 $. Mais soumise � une inflation de 3 %, cette somme n'aura plus en 2031 qu'un pouvoir d'achat de 42 600 $, en valeur de 2006.

L'autre volet, celui de la long�vit�, rappelle que l'esp�rance de vie est maintenant prolong�e de neuf ans par rapport � il y a 40 ans. Les gens qui atteignent 60 ans peuvent maintenant esp�rer vivre presque 85 ans pour les femmes et presque 81 ans pour les hommes.

Comme il s'agit d'une moyenne, cela veut dire que la moiti� de nos nouveaux sexag�naires auront encore besoin de revenus de retraite au-del� de ces �ges.

Dor�e ?
La semaine derni�re, une �tude pr�sent�e � l'Association qu�b�coise des retrait�(e)s des secteurs public et parapublic par le professeur d'�conomie Louis Ascah de l'Universit� de Sherbrooke montrait que �la retraite dor�e est et restera un mythe pour un trop grand nombre de retrait�s�.

M�me les r�gimes de retraite d'employeurs, qui couvrent seulement une fraction de la main-d'oeuvre, sont en g�n�ral insuffisants pour maintenir le niveau de vie de leurs participants quand arrive la retraite.

Statistiques
D'ailleurs, les derni�res statistiques de la R�gie des rentes du Qu�bec montrent que seulement 8,5 % des participants aux r�gimes compl�mentaires auront droit � une rente pleinement index�e au co�t de la vie.

Ils se retrouvent essentiellement � l'int�rieur d'organismes publics, tout comme les 50 % de participants qui auront droit � un rajustement �partiel� de leur rente pendant la retraite.

Mais, m�me pour ces derniers, le professeur Ascah estime que leur situation va en empirant.

Si une �pargne personnelle substantielle demeure � son avis la seule solution, il d�plore qu'elle soit le lot de seulement une minorit� plus fortun�e.

Au fait, juste au moment de mettre un point final � cet article, le courrier a apport� la nouvelle �dition (2006-2007) du Guide de la planification financi�re de la retraite (56 pages) dont Question Retraite intensifiera la diffusion au cours du mois d'octobre.

Comme pour L'inflation et l'esp�rance de vie : une combinaison dangereuse pour votre retraite ? (16 pages), le contenu peut �tre t�l�charg� � partir du site Internet www.questionretrai te.qc.ca ou command� au num�ro de t�l�phone 1 866 883-3258.

Strat�gies pour prot�ger le pouvoir d'achat
Pour Jocelyne Houle-Lesarge, directrice g�n�rale de l'Institut qu�b�cois de planification financi�re et pr�sidente de Question Retraite, l'inflation est un argument de plus pour accumuler davantage d'argent � l'abri de l'imp�t dans un REER.

S'il faut rechercher le meilleur rendement possible dans les limites de sa tol�rance au risque, l'experte insiste sur la n�cessit� d'�pargner de fa�on syst�matique et non ponctuelle et de rajuster sa strat�gie, chaque fois que survient un changement important.

Une femme qui atteint aujourd'hui 80 ans a 50 % de chances de se rendre � presque 90 ans, ajoute Mme Houle-Lesarge.

En arrivant � la retraite, acheter une rente index�e peut �tre une option valable.

Mais son co�t sera �substantiellement plus �lev� que celui d'une rente ordinaire, pr�vient Julien Michaud. Les comparaisons sont toutefois difficiles, compte tenu de la diversit� des options offertes dans le domaine de l'indexation.

Pour Christine D�carie, � long terme, les plus jeunes doivent r�aliser que les investissements en actions permettent de viser un meilleur rendement apr�s inflation que les titres � revenu fixe.

Mais selon l'�ge et la capacit� d'assumer ou non la volatilit� et les risques li�s aux actions, la constitution d'un portefeuille bien diversifi� demeure primordiale.

Au cours des 47 derni�res ann�es, pr�cise la sp�cialiste, l'inflation a �t� de 4,1 % par ann�e en moyenne.

Pour la m�me p�riode, le rendement moyen des obligations a �t� de 8,7 % et celui des obligations de 9,8 %.

Surtout dans ce dernier domaine, Mme D�carie souligne que l'�motivit� est le plus grand ennemi de l'investisseur souvent tent� d'entrer dans le march� ou de s'en retirer au mauvais moment.

Elle sugg�re n�anmoins de privil�gier les soci�t�s qui procurent de bons dividendes et de ne pas se limiter au seul march� canadien, trop concentr� dans les secteurs des ressources naturelles et des services financiers.

Du c�t� des obligations, Mme D�carie ne voit pas grand avantage � viser le long terme. Si, dans un contexte o� l'inflation augmenterait plus que pr�vu, cette hausse s'accompagnerait d'une remont�e des taux d'int�r�t et des �ch�ances plus courtes permettraient alors de replacer ces sommes � meilleur taux.

Quant aux obligations � rendement r�el qui promettent un int�r�t ajust� en fonction de l'inflation, leur d�savantage est que l'�ch�ance la plus courte maintenant offerte est celle de 2021, explique la sp�cialiste.

Enfin, recommande-t-elle, il ne faut surtout pas omettre de faire au moins annuellement un ajustement de son portefeuille, de fa�on � ce que sa composition continue de refl�ter la r�partition d'actif qui convient le mieux � ses objectifs et � son profil d'investisseur.


Hosted by www.Geocities.ws

1