| Wesley Cook naquit � Philadelphie (ville de l'Etat de Pennsylvanie, aux Etats-Unis) le 24 avril 1954. Il grandit dans un ghetto noir o� les taux de ch�mage et de mortalit� infantile sont plus �lev�s que dans les quartiers blancs. Lors de ses �tudes, il fut l'�l�ve d'un professeur venu du Kenya qui attribuait des pr�noms africains � ses �tudiants. C'est alors que Wesley devint Mumia. Ce n'est que plus tard, apr�s la naissance de son fils Jamal, qu'il changea son nom pour Abu-Jamal (Abu veut dire p�re; Abu-Jamal signifie donc "p�re de Jamal"). A l'�ge de 14 ans, Mumia participa � une manifestation contre la candidature � la pr�sidence de George Wallace, un ardent d�fenseur des pratiques de s�gr�gation raciale. Mumia fut alors attaqu� par deux hommes blancs. Ayant aper�u un policier, il appela � l'aide. L'agent lui r�pondit par un coup de pied � la figure. Ce dur contact avec la r�alit� l'envoya directement chez les Black Panthers. Le Black Panther Party (Parti Panth�res Noires) fut fond� en Californie vers 1966, par deux �tudiants en droit, Bobby Seale et Huey P. Newton. Cette organisation d�non�ait les conditions de vie du peuple noir et parlait de l'exploitation, du syst�me carc�ral ainsi que d'autres probl�mes affectant la communaut� noire. Il pr�ne l'autod�fense en r�ponse aux attaques racistes et cherche � organiser les ghettos par la mise en place de services communau- taires(repas gratuits pour les enfants et les pauvres, associations de locataires, soins de sant� gratuits, services d'aide l�gale gratuits, etc.) Son programme, ayant pour but l'autosuffisance et l'autod�termination de la communaut� noire, lui vaut, tr�s t�t apr�s sa naissance, une place de choix dans la mire du gouvernement. En effet, d�s 1967, le FBI (Federal Bureau of Investigation) oriente l'un de ses programmes de contre-espionnage, le COINTELPRO (Counter Intelligence Program, cr�� dans le but de d�stabiliser et de neutraliser les diff�rentes organisations r�volutionnaires, qui a r�duit � n�ant ou presque des organisations telles que l'American Communist Party et le Socialist Worker Party), en direction du Black Panther Party. Meurtres, arrestations des membres dirigeants sur des accusations mont�es de toutes pi�ces (� titre d'exemple, G�ronimo Pratt, Black Panther, a �t� lib�r� en 1998 apr�s avoir fait 27 ans de prison pour un crime qu'il n'a pas commis), agressions et intimidation � l'endroit des membres, fausses lettres, faux t�moignages et articles de presse mensongers figurent parmi les pratiques courantes du COINTELPRO. Le COINTELPRO souhaitait alors explicitement pr�venir la "mont�e d'un Messie Noir" capable de galvaniser sa communaut� afin de mettre un terme � leur condition de subordonn�s. Vers 1974, 38 militants sont tu�s lors de raids organis�s par la police locale contre les bureaux du Black Panther Party. (Le monde diplomatique - ao�t 1995) A l'�ge de 15 ans donc, Mumia cofonde la branche de Philadelphie des Black Panthers. Il �crit par la suite dans le journal national Black Panther. Un rapport du FBI datant de 1969 donne pour directive de placer Mumia Abu-Jamal sous haute surveillance: "Malgr� l'�ge du sujet (15 ans), Mumia a d�j� �t� plac� dans "l'Index Administratif" des personnes sujettes � une surveillance continue, et il a �t� recommand� qu'il soit promu � "l'Index de S�curit�" des individus s�lectionn�s pour une neutralisation directe." (Transcrit dans le livre Race for Justice, p.215-216) Le FBI ouvrit donc un dossier sur Mumia, m�me si celui-ci n'a jamais pratiqu� d'activit�s criminelles. De plus, le FBI ajouta son nom au National Security Index, fichier rassemblant les personnes � emprisonner en cas d'urgence nationale. "Mumia est tr�s intelligent, n'a pas de casier judiciaire, mais c'est la nature de ses �crits qui justifie que nous le maintenions sur la liste de ceux qui repr�sentent une menace pour notre s�curit� nationale." En 1995, les avocats de Mumia obtinrent approximativement 700 pages de dossier sur Mumia, dossier maintenu par le FBI via le Freedom of Information Act. Ces documents ne repr�sentaient qu'une portion du dossier et �taient lourdement censur�s. Dans une d�claration sous serment, l'avocat charg� d'examiner le dossier d�clara: "M. Jamal fut sujet � de la surveillance, du harc�lement, des d�rangements, des arrestations � motivation politique et des tentatives de coups mont�s de la part du FBI, qui travaillait conjointement avec le d�partement de la police de Philadelphie." |
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