| Suite des poèmes | Poèmes IV |
Hiver
Jécoute le vent chuchoter
Une vie entière se dit en si peu de temps
La flamme qui vacille au vent vibre de colère
Puis séteint emportée par le temps
Me vent chuchote encore et puis sen va au loin
Emportant avec lui ce qui reste de fumée
Si fragile la petite flamme qui vacille
Une vie entière une volute bleutée
Une vie entière une odeur de brûlé
Le souffle sest éteint, la chaleur est partie
Et déjà la goutte de cire sest figée en chemin
Printemps
Lil pleure curieusement
La larme brille grossit et se précipite
Le long de la joue douce de lenfant
Chagrin dun instant ou crève-cur inique ?
Lil pleure de la même manière
Seul peut-être le sanglot est différent
Eté
Voici revenu le temps du blé vert
Qui rétrécit les chemins creux
Jusquà toucher le visage de ceux
Qui foulent dun pied léger la terre
Un pied posé sur une vieille paille morte
Et la tête caressée par lherbe de la vie
Le visage ensoleillé en quelque sorte
Par ce grain à qui le soleil sourit
Automne
Encore une fois une dernière parole
Comme lon dit avant quon ne senvole
Sonne faux mais il faut la dire
Comme lon dit quand on senlace
Puis lon sen va pour le meilleur ou le pire