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Histoire:
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Carl Barks
est né le 27 mars 1901 dans un ranch situé à la
frontière entre l'Oregon et la Californie, à
Merill, Oregon (aux Etats-Unis donc). Le
jeune Carl était un enfant solitaire, sans doute
à cause de l'endroit isolé où se trouvait sa maison.
Dès 1910, date à laquelle il déménage
pour la Californie, Carl Barks commence déjà à s'intéresser
au dessin. En décembre 1918,
Barks quitta sa maison. Après avoir été employé
dans de nombreuses entreprises, il décrocha un travail
pour un magazine appelé Calgary Eye-Opener.
Quelques années plus tard, en 1935, il entendit
parler de recherche d'employés par les studios Disney
et il décida de se lancer.
Un certain Walt Disney est enthousiaste lorsque
Barks lui montre ses dessins. On lui propose de
s' occuper du dernier-né des studios : un certain
Donald Duck, personnage pour lequel Barks fait publier
un gag sur un fauteuil de coiffeur mécanisé. Ce
cartoon fut suivi de plusieurs autres comme Donald's
Nephews (les neveux de Donald)en 1938,
Donald' s Cousin Gus (Gus, le cousin de
Donald) en 1939, Timber, en 1941,
et bien d'autres. Encouragé par le succès de ses
créations, Carl Barks envisage de faire un film
mettant en scène le palmipède. Malheureusement,
ce long-métrage ne verra jamais le jour, ce qui
n'empêchera pas Barks de transformer ses story-boards
en comic-books (son premier verra le jour en 1942
sous le titre de Donald Duck Finds
Pirate Gold (Donald Duck trouve
l'or du pirate)).
Le succès est tel qu'une séquelle est engagée, et le rôle de Barks
sera majeur sur les séries dérivées Walt Disney's
Donald Duck, Walt Disney's Comics and Stories
et Walt Disney's Uncle Scrooge. Au fil du
temps Carl peaufinera la véritable personnalité
de râleur perpétuel et de farceur un rien teigneux
de l'inénarrable Donald. Pour faire une vrai
BD digne de comic books, Barks décida de
lui donner une personnalité, des discours articulés
et des émotions prononcées.
Durant le reste de sa vie, Barks se
consacrera dorénavant
uniquement à la bande dessinée. Carl Barks a alors
40 ans, et pendant un quart de siècle, il va mettre
en scène Donald dans des aventures bien ficelées
et aux scénarios étonnants. Ces histoires et diverses
illustrations alimenteront alors bien des magazines
et, touche-à-tout, notre homme scénarisera également
en parallèle d'autres séries, dont The Victory
Garden pour le compte de la revue Western
Publishing, Andy Panda pour New Funnies
en 1943, et d'autres bandes dessinées pour Boy's
and Girl's March of Comic entre 1947 et 1949.
En 1947
dans la bande dessinée Christmas on Bear Mountain
(W OS 178-02) naissait l'oncle de Donald Duck,
Balthazar Picsou (originalement Scrooge Mc Duck, dit "
$crooge ").
Uncle
$crooge McDuck est un mélange étrange : le personnage
s'inspire de l'Ebenezer Scrooge de Charles
Dickens et de l'oncle Bim de la série américaine
The Gumps mais ce ne sont là que de vagues
ressemblances. Barks dira plus tard :
"C'était un nouveau ressort.
Je commençais à avoir du mal à trouver des idées
nouvelles pour Donald. Tout d'un coup, un nouveau
personnage est apparu, dont je pouvais développer
la personnalité pendant plusieurs années. C'était
comme si une nouvelle plante sortait de terre et
que je devais la nourrir pour qu'elle apporte tout
un lot de tomates. Et j'avais l'ancienne plante
également : je pouvais toujours justifier ce que
faisait Picsou en plaçant Donald dansla même situation".
Comme
pour Donald, le personnage de Picsou évolue constamment
: poltron dans The Old Castle's Secret (W OS 189-02) égoïste dans Envoûtement vaudou (W OS 238-02), revanchard
dans Lettre à Saint-Nicolas (W CP 1-01) et... généreux dans Retour au Klondike
(W
OS 456-02). Peu après, Picsou devint l'un
des personnages majeurs de l'univers Disney et est
unanimement accepté par de grands dessinateurs américains
tels que Paul Murry ou Franck McSavage, qui le reprennent
dès 1951. Dans l'histoire The firebugs (non
publiée en France à ce jour) par Murry, Picsou fait
figure de vieil acariâtre, caractère qui lui est
attribué dans les premières bandes-dessinées du
personnage et qui évoluera au fur et à mesure des
productions barksiennes. Suivront l'horripilant
Gontran Bonheur (1948), les sournois frères Rapetou
(51), l'étonnant Géo Trouvetou (52), le machiavélique
Gripsou (56), la délicieuse Daisy et ses nièces
Lulu, Lili, Zizi, peu connues dans l'hexagone (65),
et tout un univers trop vite catalogué "pour
enfants" (la faute aux autres auteurs qui le
reprirent). Il est vrai que les traducteurs français
ont réalisé un boulot désastreux, notamment au niveau
des noms. A noter que dès 51, Barks s'intéressa
également aux Castors Juniors dont la première véritable
aventure vit le jour en 1968...
Le 20
juin 1966, Barks prit sa retraite et il laissa le
monde qu'il avait créé à d'autres artistes qui imitèrent
son style. Néanmoins, il n'en était pas à la fin
de sa carrière. De 1972 à 2000, Carl Barks a produit
quelques 150 peintures qui reproduisent pour la
plupart des scènes provenant de ses histoires et
de ses couvertures.
En 1994, il fit une tournée en Europe et
il co-travailla sur deux nouvelles histoires :
Horsing Around with History (D94003)en
1994 et Somewhere in Nowhere (I TES 3-1) en 1997. Il a également fait
quelques lithographies, comme les 70 peintures réalisées
à l'occasion de son 96e anniversaire
en 1997.
Carl Barks disparut à jamais le vendredi
25 août 2000 à 12h15, des suites d'une leucémie.
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