Présentation générale

 

 

L’objectif de ce site est de collecter le meilleur de ce que, moi, le Schtroumpf Grognon (un pseudo, évidemment…), ai écrit depuis janvier 1999.

 

Cela ne veut pas dire que je n’écrivais pas avant, mais disons que c’était moins bien, en tout cas pas encore moi. Et quand je dis le meilleur, cela veut dire ’’ce qui me tient le plus à cœur’’, les textes avec lesquels j’entretiens une relation continue et que je ne peux pas m’empêcher de lire de tant à autre, revêtant provisoirement les yeux d’un étranger avant de me rendre compte que c’est moi qui ai fait tout ça, parfois non sans surprise.

La vie file, et l’identité, constante et mouvante, avec. On n’est totalement soi qu’au seuil de la porte.

 

Lorsque je lis certains textes de 1999-2000, je suis parfois surpris par l’imprécision du style, pas par les tournures maladroites (que j’ai toujours essayé d’intégrer au texte comme Charles Ives essayait d’intégrer les fausses notes à ses symphonies), mais par la lourdeur de certaines phrases, les répétitions de mots parfois inconscientes qui chargent l’écriture et alourdissent le propos ou l’histoire. Mais c’était pas une raison pour pas les mettre… De temps à autre, je sens qu’il y a quelque chose qui s’y passe, que sous le fruste mot se cache un cri venu des tréfonds d’une âme mal formée et pourtant désireuse de s’ordonner, quitte à ce que l’ordre une fois défini ne le soit pas selon les critères dominants ou pas dominants, en tout cas des critères que je rejette instinctivement, presque involontairement, comme des règles imposées, et non proposées, du dehors. C’est ce même cri, qui, souvent, vient remettre du chaos là où les choses commencent un brin à s’organiser, à devenir trop douces, à s’installer.

 

C’est ce tourment inexpressible et que j’ai pourtant essayé d’exprimer que j’ai voulu rendre dans mes écrits. Sans le vouloir, j’ai fait œuvre… comme Pierre Desproges, comme l’ami D.A.F., comme Edgar Poe.

J’ai lutté pour m’incarner jusque dans mes devoirs et travaux de sociologie, avant de me rendre compte qu’il allait me falloir mettre beaucoup d’eau dans mon absinthe, jusqu'à changer le contenu de la bouteille.

 

Merde.

 

Cette page rend hommage à l’adolescent que j’ai été, et que je vais devoir quitter.

 

 

Le Schtroumpf Grognon


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