Poèmes pour Marion
Poèmes écrits pour
l’Impératrice Martienne du Martinet et du Caramel. Comme avec toutes les filles que j'ai aimé, leurs poèmes restent avant tout les miens.
Ecriture
automatique
Marion au torrent de cheveux qui s’engluent dans du verglas que fais-tu ici ma jolie Reine ? « Je t’aime je t’envie laisse-moi prendre tes mains de cafard mouillé et les rendre amers et tendres comme le café du lendemain tu seras mon prochain grand amour. » Te souviens-tu de mon nom aux aisselles réjouies qui plaquent les obscurs lendemains comme des sauterelles qui volent, qui volent ? « Ô non je m’en souviens mais ce n’est pas grave tu as un marteau-piqueur à la place du front. » Tes paroles sont des cendres qui brûlent mon cœur boursouflé d’énergie atomique – tes bras qui vont et qui viennent entre mes intestins joyeux. Tu me feras tout avaler en un clin d’œil lunaire et péruvien. « Je viens mettre de l’oxygène dans ton caisson à monoxyde de carbone je viens t’éviter le suicide que tu recherches te faire à la vie et te donner un sens mon grand malade aux oreilles desséchées. » Ma petite dévergondée aux seins en pâte à modeler je veux que tu quittes et que tu viennes me retrouver les mains pleines de bonbons et de godemichés qui font mal, ne reviens pas au crépuscule, s’il te plaît sois mon aube ô douce étoile rouge du matin sanguinolent aux épines en plastique !! « Laisse-moi le temps je t’en prie je ferai de toi la pommade sur mes blessures profondes un retour au beau Néant qui nous entoure il faut remplir le Néant et lui donner un nom… » Nourris la viande nourris ta chair avec ton âme curieuse et enfantine d’où sortent des veines d’adultes enfouies sous des tonnes de sable mouvant… ton utérus est rempli de chaînes et de fouets pour torturer les nouveaux arrivants qui n’arriveront pas. « Peste ! Au retard des nouveaux entrants la foi ne fait guère confiance. Lèche mon vagin et extirpe mes yeux de ma cervelle, je ne veux plus avoir mal je veux me perdre dans un cri. » Tu ne sais pas hurler tu es ridicule quand tu le fais laisse-moi avoir honte à ta place et donner aux lendemains qui chantent des raisons de s’arracher les vertèbres comme José Delfim (mais lui il est guéri). Tonds la pelouse sous ton crâne liquéfié, amas de chair morte sous une pluie de déchets toxiques qui dansent le long des golfes clairs sous l’azur du ciel brumeux de novembre… « Stop ! Arrête ! Jette-toi en derrière, démets-moi l’épaule et balance-moi dans la machine à laver avec un peu de cocaïne pour que je sois heureuse ! Tu feras de moi la plus exaltée des femmes sans dents ! »
Notre bataille, notre bataille, notre bataille d’Amour
Puisse-t-on la finir ensemble au pied du même tombeau, la peau lépreuse, prêts à être livrés aux vers éternels de l’Au-delà !
Qui pointent déjà !
Vingt = deux fois
dix
Marion à la fac
Marion aux premiers rangs
Marion immense et toute petite
Marion qui irradie
Un inconnu
Marion abandonnée
Marion au cœur gros comme ça
Marion qui ne veut plus
Ne veut plus
Marion au menthol et à la nicotine
Marion qui a une ruche dans le vagin
Marion aux seins de pneus en caoutchouc noir
Marion au vomi délicieux
De médicaments qui la tourmentent
Marion qui n’existe pas
Marion dans un miroir
Marion énergie
Marion avec des lunettes
Qui soulignent sa malice
Marion romantique
Marion extrême
Marion sans dessert et qui hurle
Marion en transe
Qui danse autour des autobus
Marion qui traite de la distinction sujet/objet en philosophie
Marion et les peintres
Marion et les images
Marion qui met son ordre
Dans les disques de son frère
Marion aux yeux de café noir en forme d’œufs couleuvres
Marion aux épaules de cafetière ambulante
Marion sans soutien-gorge sur son lit le mardi après-midi
Marion flèche sans pointe
Qui va droit au cœur
Marion agressive
Marion contre les ordures
Marion pédophobe
Marion qui tape contre le mur
Au rythme de ses cris
Marion en cuir
Marion avec du plastique
Marion avec des talons très hauts
Marion au corset
Bien rempli
Marion Mozart
Marion qui écoute
Marion qui parle
Marion qui blague
Et qui rit
Marion bataille de doigts
Marion lutte gréco-romaine
Marion avion
Marion bagarreuse
Contre une armoire
Marion le crapaud
Marion la luciole
Marion la souris
Marion le chat
Marion l’hippopotame
Qui pleure
Marion qui bave
Marion qui mouille
Marion qui fait pipi
Marion qui a l’estomac
Plein de glou-glou
Marion qui chante faux des paroles magnifiques
Marion sur le trône
Marion au pouvoir
De vie et de mort
Marion aux cheveux compulsifs
Marion qui éternue
Marion qui brille dans le noir
Marion en vie
Marion sans antidépresseurs
Marion en paix
Marion amoureuse
Heureuse
Marion… et moi
Le poème
nombriliste ultime
Putain de merde mais insensible et aphone elle n’est pas l’étoile qui fait régner le chaos à coups d’Internationales assassines en pleine rue St-Férréol où est-elle la tornade aux poils convulsifs qui détourne le regard des obsédés sexuels stupides comme le vent qui ne voient pas sa vraie beauté ! Un vide terrifiant où son haleine de cochon pourpre se perd sans beauté en paroles confuses et en tristes animations. Ensuquée elle n’est pas là tout simplement retranchée dans son sommeil elle ne fait pas sentir le merveilleux que j’étais prêt à partager avec elle on n’y arrivera pas pourquoi faut-il que le découragement m’empêche comme un connard hirsute de deviner ses formules de sorcière aux yeux plissés comme la beauté inexprimable (il n’y a pas d’autres yeux comme les siens). Et les haricots ils se perdent comme des pétales de neige tombées de fleurs trop hautes pour moi il n’y a pas d’edelweiss dans les égouts. Toi reviens ne sois pas qu’un putain de vagin facile pour paumés aux dents courtes reviens sois une Force sois une Vie sois ma vie fais-moi courir après les corbeaux communistes essayer la dianétique et chevaucher des tonnes de sclérose en plaque assis sur le ciel bourgeois des cathédrales jéhovistes que nous construisions chaque jour ensemble ! Mais tu es comme moi inconstante irrégulière et je ne peux plus te blâmer à Noël tu redeviendras une fée magique qui croira aux hippocampes dorés et à l’épilation au sabre laser de Jedi torture mouche zizi. Oh violence oh violence oh violence VAS T’EN !!!
Relation
Marion les yeux pointus comme de la cire qui lui sort des oreilles et son cœur arrondi rafraîchie d’une voix couverte par le sommeil s’éloigne dans le froid appartement hystérique de l’Allemagne aux pieds noirs… mais l’ours est là il vient la rattraper par le pied ouragan ou rageant ou coccinelle qui vient briller sur le pourpre de ses joues d’enfant. Malaise noir de l’ours à l’orgueil boursouflé de masculinité et de féminité mêlées dans son corps à l’insouciance élastique dont les critiques blessent sans le vouloir son curieux chapeau noir. Mais le néant se réduit jour après jour dans la joie immense des blagues volées et des répliques insensées dont les spécialistes rêvent chaque jour de ressasser sans parvenir à recréer l’étincelle d’amour originelle qui est la plus pure création. Notre plus pure création de chaque jour. Je célébrerai jusqu’à tes cheveux gris, jusqu’à tes dents qui tombent, jusqu’à tes os pourris, jusqu’au cancer qui me ronge pour ne pas oublier la Vie que tu représentes, que tu es, que tu crées. Je célébrerai au-delà de ton front de môme, de tes seins convexes, de tes rondeurs magnifiques l’âme constante et changeante de petite fille sur le trône et d’adulte décoincée qui coince la mienne entre ses doigts de sorcière opiacée.