Happiness is a buzzing chainsaw
Sur ton crâne scalpé gît
le squelette métallique d’une hache sans frontières
J’étais autrefois un
pur raciste mais je ne pouvais plus assumer la bêtise de l’Humanité entière
Par toi, j’ai essayé
d’en finir avec elle
Ô Bill Gates, Empereur
du nouveau monde,
Retrouves-tu dans l’autre
les souvenirs de ton enfance ?
S’il te plaît dis-moi
ce que tu y as vu
As-tu vu ce
tunnel ?
As-tu vu des anges
pleurer au dessus de ton épaule les lamentations éternelles sur la communauté
pécheresse meurtrière du Messie qui se trouve à la droite de ton Seigneur,
celui que tu as trahi ?
Oui, tu as trahi ton
seigneur
Tu as rendu à l’Orient
les pièces de la richesse de ta civilisation et dépossédé les tiens de leur don
Saint Pierre te jugera
avec la même pitié que tu manifestas envers tes hommes
Bill Gates, espèce de
gros connard, tu vas aller en enfer
Tu connaîtras la flamme
mexicaine, la nourriture aztèque, les cauchemars indiens
Ce dont tu as été
l’héritier te rattrapera
Tu expieras les crimes
de ta piètre Amérique au nom du Dieu que tu as cru servir
Je finirai par te
rejoindre
Je n’ai pas été un
citoyen du monde
J’ai porté dans mon
sang toute la culpabilité de mes ancêtres sans pouvoir m’absoudre de mon
confort
J’ai moi aussi péché
sans trop de remords
Là où tu seras j’espère
que tu n’auras pas pris la place du Grand Malin