Symphonie de la
résignation
12 juin 2005, avant de quasiment foutre sa vie en l’air.
Alors que le Soleil se couche au large,
Le regret s’empare de moi pourtant.
L’œil ouvert tel que le chien Rantanplan,
J’attends évasif que le temps émarge
Mon acte de décès. Il est une heure
Qui arrive et qui scelle notre sort,
Une heure qui n’épargne pas les porcs
Non plus, une heure dont la mort, le beurre
Et la margarine sont les amis.
Vingt et une heures quarante-huit !
Notre moment ! L’absurde vient régner !
Il nous évite d’observer en face
L’inéluctable déclin que soustrait
A la terrible envie le temps qui passe.