Sonnet vert n°11

 

 

La signification de ce truc m’échappe complètement. J’assume.

 

Kazoo, Buell Kazee, harmonica et banjo

Des meurtres, des viols, des histoires de barjo.

Ma fenêtre qui s’ouvre sur le chant du coq,

Les sourires bienveillants qui secouent en bloc.

 

L’enfant que j’étais, l’enfant que je ne suis plus.

Je sais, au-delà de l’innocence perdue,

L’immense altération du temps sans suspension

Et l’oubli de la vie douce en trois dimensions.

 

Le son dépeint sans cruauté l’évolution

Insensée de l’enfant autrefois sans prénom,

Dont l’identité se forge à travers la lutte

 

Intérieure, sanglante, engloutie par la peur.

Quand je ne me savais pas voué à la chute,

Je sentais non par ma tête, mais par mon cœur.

 

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