Rencontres
oniriques
I – Tragédie
L’un de ces soirs magiques, tu étais sur la plage,
Ta tête cognant doucement un palmier, et
Le sable se transformait en or sous tes pieds.
Allongée, tu semblais rêver au paysage.
Moi, caché derrière un buisson, je t’épiais !
L’Astre jetant ses derniers rayons sur la grève,
S’endormit après une journée des plus brèves…
Tu fis de même, et j’osai alors relever
Mes lourdes jambes… J’avançai avec le cœur
Englouti par ses battements, et je partis
- Voleur de baisers violents de l’ombre sorti –
Vers toi. Mais en arrivant je fis une erreur !
Absorbé dans ton sommeil, je ne vis la pierre
Sur Terre ! Je m’évanouissais sur ton nombril !
Je te réveillais ! Sursaut et coup de tonnerre !
Surprise, étonnée, d’un clignement de sourcils
Tu me regardais de ce regard angoissant
Et tendre, qui laisse glacé le sang bouillant !
De tes yeux noirs et brillants, je pouvais comprendre :
« Petit coquin, quel piège voulais-tu me tendre ? »
Et je rougissais, si prêt à me rendre que
Dans l’instant, tu me rendis heureux !
Ah… j’allais mieux ! Les étoiles dansaient autour
Pendant que nos deux corps enlacés dans la mer
S’embrassaient d’une manière extraordinaire…
Sous les feux du Ciel et la lumière du jour !
II – Comédie
L’un de ces soirs magiques, tu étais sur la plage,
Ta tête cognant doucement contre un arbre, et
Le sable se transformait en or sous tes pieds.
Détendue, tu semblais rêver au paysage.
Moi, caché derrière un buisson, je t’espionnais !
L’Astre jetant ses premiers rayons sur la grève,
Apparut après une journée des plus brèves…
Tu t’endormis, et j’osai alors soulever
Mes lourdes pattes… J’avançai avec le cœur
Excité par ses battements, et je partis
Afin de te violer, le membre réjoui.
Mais en arrivant tu sursautais de terreur !
D’un coup de pied je te remettais à ta place…
D’un coup de braguette je sortais la menace !
Agitée, tu lançais plein de cris inutiles…
Dix secousses, et ça giclait sur tes sourcils !
Tu me regardais de ce regard angoissé,
Qui me donnait l’envie de tout recommencer !
Et je rougissais, car tu m’embrassais la queue !
’’Allez suce plus vite salope ! Gros bœuf !’’
T’arrachant la culotte d’un geste brutal,
Je m’abandonnais dans le plaisir vaginal !
Ah… j’allais mieux ! Et je n’étais pas encor sourd !
Je me défoulais sur ta rose de velours…
La police te retrouva un beau matin…
Etranglée près d’un palmier, ô belle catin !