Présentation des sonnets verts

 

 

Rien de tel qu’un nouveau concept pour bien démarrer l’année ! Je me propose (et à vous accessoirement, car l’exercice me semble à la portée de tous) de réaliser un nouveau type de sonnets en alexandrins rimés sans queue ni tête, dont le sens échappera jusqu’à mon psychanalyste (je n’en ai pas, heureusement pour moi… et pour vous). Je trouve assez rigolo de faire rentrer dans le cadre on ne peut plus restreignant de la poésie rimée traditionnelle un fond totalement surréaliste. Plutôt que de faire des poèmes normaux avec un fond de fantaisie, il appartient aux poètes de notre temps de faire rentrer dans une structure rigide les idées les plus fantaisistes, les plus drôles, les plus folles, les plus stupides.

 

Je m’emploierai même à user de mots qui n’existent pas pour le simple plaisir d’emmerder le monde. Honte à ceux qui travaillent les énoncés jusqu’à ce que leur sens corresponde à leur foi profonde ! Je n’ai pas de foi profonde, sauf lorsqu’elle s’aventure dans des profondeurs féminines dont le mystère est appelé à m’échapper pour le reste de ma vie. On peut repérer facilement n’importe quel continent sur un système d’information géographique, le mot échappe à cette règle.

 

Ce mélange inédit[1] de la tradition formelle la plus noble et de la liberté de fond la plus absolue permettra certainement aux professeurs des écoles de donner d’intéressants exercices de mémoire à leurs petits élèves. Je demande donc aux instituteurs de me remercier d’avance pour l’invention (ou la découverte ?) de ce nouvel instrument de torture pédagogique.

 

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[1] J’ai pas cherché s’il y avait des antécédents, mais je m’en fous. Dire que c’est inédit malgré le fait que ça l’est pas aide quand même à faire vendre mon produit.

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