Présentation des textes de « philosophie »

 

 

Ces textes[1] ont été rédigés à l’occasion de devoirs sur table pendant mon année de terminale… pour le cours de « philosophie », dont je me suis rendu compte bien plus tard qu’il n’était qu’un cours de « logique », d’ « art du raisonnement », et non de confrontation d’idées, ce qui m’a toujours frustré.

 

Je désire donc, j’exige même, et celui qui est pas d’accord, il peut s’en aller (je lui proposerai derechef les bons services de ma vieille paire de godasses sur son derrière), que soient d’abord relevées les idées défendues pour elles-mêmes, plutôt que l’argumentation souvent chaotique, désordonnée, foireuse, appelez ça comme vous voulez. Si on m’avait noté sur le fond des idées défendues, le devoir sur l’histoire aurait été très haut de ce point de vue, parce que j’y défends, alors que je ne le savais pas à l’époque, des thèses proches de celles de l’Ecole des Annales et de Paul Feyerabend (mon épistémologue préféré, cela va sans dire).

 

Les deux autres devoirs, je pense, en dévoilaient beaucoup sur la lutte qui s’était installée en moi pour que je recouvre ma liberté d’enfant coureur de jupons et embrasseur de Virginies brunes aux yeux noisette (elle ne se reconnaîtra pas, c’est dommage), mise à l’épreuve par six malheureuses années de culpabilité religieuse et de pudibonderies sans fondements. En les relisant au jour d’aujourd’hui, je me rends compte que le manque de nuances et de subtilité évident dans ces textes ne cachait qu’un désir de s’affranchir brutalement de mes inhibitions, aussi brutalement qu’on me les avait imposées. J’ai eu mes moments, et désormais je sais ce qu’est l’opposé, même si je l’ai parfois vécu par procuration. La luxure vaut autant que l’abstinence, c’est-à-dire rien. La quête pour l’Equilibre continue.

 

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[1] A l’exception de celui sur Jésus et l’anarchisme, où j’ai essayé de synthétiser du mieux que je pouvais, c’est-à-dire très mal, mes réflexions sur son message.

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