Les Miracles du Repentir

 

 

La petite Sabrina arrivait du Congo. Son tuteur, Mr Christian, allait enfin goûter à la joie d’être père. Complètement stérile depuis son plus jeune âge, et de ce fait très timide à l’égard des femmes, il aurait en Sabrina le parfait frein à sa solitude.

Après un chaleureux premier contact à l’aéroport, ils parcoururent ensemble le chemin jusqu’à la maison.

« Tiens », dit Mr Christian à sa nouvelle compagne, « je t’ai préparé un bon bol de chocolat au lait. » La petite fille sourit, puis but. Ce bol lui faisait l’effet des seins de sa mère ; pour elle, une nouvelle vie allait commencer. Son père serait un pilier solide auquel s’accrocher pour sauter plus haut, réaliser ses rêves, en un mot réussir.

 

Et elle réussit : à l’âge de seize ans, Sabrina, grâce à l’attention précieuse de son enseignant de père, rentra à l’Université avec deux ans d’avance. De plus, elle avait bien grandi, elle s’était embellie ; les garçons de sa promotion étaient aussi étonnés par la maturité de sa beauté que par sa beauté elle-même.

Son père non plus ne lui cachait pas qu’il l’appréciait beaucoup.

Et comme son anniversaire allait arriver, il eut en tête l’idée de lui faire un très très gros cadeau.

 

Le jour en question, Sabrina rentra de l’université, épuisée mais heureuse de retrouver son foyer. La salle à manger était noire, c’était le jour de son anniversaire ; pas de doute. Pour elle, sa surprise-party était prête.

Mais lorsque la pièce s’éclaira, il n’y avait pas de banderoles, pas d’applaudissements, pas de chants, pas d’amis. Pas de fête. Rien. Juste le miaulement du chat.

Déçue, la petite alla se réfugier dans sa chambre.

« La fête va enfin pouvoir commencer. » C’est ainsi que résonna la voix de son père, lequel se tenait debout contre la porte qu’il refermait par sa pression.

Il était juste vêtu d’un tricot de corps, les chaussures aux pieds. Et Sabrina vit bien que son père stérile n’était pas pour autant impuissant. L’œil noir, il avançait vers sa fille en murmurant des mots incompréhensibles. Cependant, ses intentions étaient on ne peut plus claires.

Sabrina reculait, hésitante. Elle se questionnait : était-il soûl ? Elle n’eut pas le temps de trouver la réponse.

Mr Christian la frappa d’un coup de pied abrupt et brutal, la mettant à terre. Elle lui semblait alors plus désirable que jamais.

Il avait longtemps patienté, se persuadant à chaque fois que l’Envie lui passait que les fruits les plus mûrs sont également les plus savoureux. Cette fois, il n’en pouvait plus : le vagin de sa fille, se dit-il, mature et vierge, était idéal. A cinquante-deux ans, il allait enfin pouvoir perdre sa virginité.

Il la frappe, une fois encore du pied, sur son visage en larmes. Il l’attacha à son lit… enfin ’’attacha’’ est un euphémisme. Il la ligota puis, tendrement, il remonta les jambes de sa fille. Celle-ci avait l’air quelque peu horrifiée, essayant en vain de se débattrre. Lorsque la langue de son père atteignit les lèvres de son sexe, Sabrina impuissante se résigna à souffrir.

La douleur ne faisait que commencer. Le papa attentionné se mettait maintenant à caresser ses seins, à mordiller ses oreilles, à embrasser son cou. Il lui susurrait des mots doux : « T’aimes ça, sale négresse, hein ?! T’aimes ça, salope ?! ». La jeune fille sentit alors sur ses joues les mains de son père agir avec la même délicatesse que ses paroles dans le creux de ses oreilles.

 

Mais le pire était à venir : la bite du père s’approchait dangereusement des lèvres de la fille, puis y pénétra langoureusement. Les gémissements des deux tourtereaux dans leur magnifique différence se conjuguaient harmonieusement. La délicieuse salive de l’adolescente enrobait le pénis paternel d’un intense plaisir. Mr Christian arriva cependant à maîtriser ses ardeurs : il retira son jouet des mains de son enfant, pour le placer auprès de sa belle et fraîche rose. Celle-ci semblait plus qu’étroite ; il était évident qu’elle n’avait jamais servi.

Et alors, avec toute la douceur qu’implique un viol teinté d’inceste, notre héros plongea son dard dans le puits de chair qui s’offrait à lui. L’épée plantée s’enfonça chaleureusement dans la saignante et splendide plaie, qui s’agitait sous ses coups.

Le père, dans un moment d’éternité, sentit un puissant plaisir s’évanouir entre les différentes parties de son corps, à peine gâché par quelques hurlements. Mais, pour autant, il n’était pas soulagé. Devant lui s’offrait encore de nombreuses autres jouissances : il le savait, oui, il pouvait pisser dans la bouche de sa fille. Elle était là, épuisée, les lèvres grandes ouvertes. La tentation était trop grande.

Il introduisit son pénis dans la fente, et au moment où intervint la délivrance, son jus s’en alla couler fièrement entre les deux seins de sa bien-aimée. Cette fois-ci, il se sentit vidé ; les charmes de Sabrina l’avaient poussé à bout. Mr Christian retira sa bite de sa fille, et alla s’asseoir dans un coin de sa chambre, la laissant ligotée.

Soudain, lorsque la fatigue s’atténua, ses yeux s’éclairèrent. La satisfaction fit place à la haine envers lui-même. « Mon Dieu », se dit-il, « j’ai péché ! »

En effet, il venait de se rendre compte qu’il avait bafoué les règles, que ce qu’il avait fait n’était pas normal.

Et plein de rancœur, il pensa : « J’ai baisé une négresse. »

Voilà où le démon l’avait emmené, voilà devant lui ce qu’il était capable de faire en état de faiblesse. L’envoyée de Satan devait mourir.

Lorsque Mr Christian tendit une allumette, la pauvre jeune fille, bien que très choquée, se mit à nouveau à s’agiter. La pâleur de son visage n’empêcha pas la fièvre de pénétrer son cœur.

 

Le lendemain matin, avant de partir travailler, notre homme alla faire un tour dans la chambre de ses malheurs. Là gisait le chat, intoxiqué, noyé dans les cendres ; pris de compassion, il s’octroya un peu de temps pour l’amener chez le vétérinaire. Il arriva en retard, stressé, au collège où il avait l’habitude de donner ses cours. Il craignait que ses élèves ne fussent partis.

Derrière lui, alors une voix s’éleva : « Vous n’êtes pas au courant ? On demande une augmentation de salaires, aujourd’hui ! C’est jour de grève ! ». C’était Mamadou, le concierge.

Les doutes de Mr Christian s’envolèrent, et il rentra chez lui avec la tête haute, et la conscience tranquille.


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