La maîtresse déçue

 

 

La jeune femme blonde aux seins moelleux et doux

Comme le velours dont elle se débarrasse,

Rend à son amant des caresses qui l’agacent

Et lui dit en remontant tendrement son cou :

 

« La couleur de mes baisers est bariolée

Autant que peuvent l’être celles d’un grand zèbre !

Je vois que tu frémis, basculant entre été

Et hiver, comme entre paradis et ténèbres ! »

 

Le garçon, entre les bras de sa poupée noire,

Sent une étrange émotion étreindre son corps,

Et part, en la laissant hurler jusqu’à la mort :

 

« Ô pauvre de moi, moi qui me suis laissée croire

Que bel enfant je jouerais comme une déesse,

N’étant que sorcière dont le charme blesse ! »


Retour à l'index
Hosted by www.Geocities.ws

1