La Chance et
les désirs
Juin 2000. Période de
transition très étrange, où j’explorais le droit, la pornographie et les
sitcoms américains pour adolescents (j’adorais Dawson à l’époque).
Il flotte une odeur impudique dans la chambre
De ce vieil adolescent qui écrit ces mots,
Ces mots censés toucher, ces mots colorés d’ambre
Jaune… Il se dit qu’il est bête, que c’est idiot
De rêver à la poitrine de son bijou
Etreindre sa lettre, murmurant ses mots doux
Avec force et passion, comme autant de ’’je t’aime’’…
Il craint de ne pas récolter les grains qu’il sème,
Que son vent de folie ne fasse pas souffler
Comme il le voudrait la tempête qu’il espère…
Mais soudain, l’image de sa douce l’éclaire,
Elle lui sourie… Il croit avoir décidé,
Enfin, il croyait… Et si ça ne marchait pas ?
Et puis ce qu’il désire, ne l’a-t-il pas déjà ?
A-t-il vraiment si besoin qu’elle tombe amoureuse
De lui alors qu’il la croise chaque nuit ?
Elle indifférente, il l’imaginait heureuse !
Alors qu’il déchire sa lettre dans un cri
Et descend désespéré achever ses jours,
De son côté, la jeune fille au cœur serein
Enveloppe pour lui un poème d’amour,
Qu’elle glisse au milieu de roses sans destin.