Deux seins sans commune mesure

 

 

Un texte de science-fiction épistémo-érotique. Une célébration du Désir et de la Femme. D’une heureuse impossibilité de la science face à l’instinct et à la volonté.

 

Ma femme se réveilla un beau matin avec l’idée d’aller s’admirer dans le miroir. « Chéri, j’ai pas pris des seins ? », hurla-t-elle de la salle de bains, alors que je remettais mon caleçon après les douces agitations de la nuit. J’accourus auprès d’elle pour vérifier. « Palpe », exigea-t-elle d’un ton ferme. « Tu trouves pas qu’ils sont plus gros ? » Je vérifiai en appliquant mes doigts contre le bas de son soutien-gorge puis en remontant délicatement le contour de ses rondeurs. Mon pénis se gonfla légèrement. « Ouais, il semble bien… » « Faut que je les mesure », dit-elle en sortant le mètre du tiroir. Je la laissai dans la salle de bain et partis nous préparer deux cafés dans la cuisine. Le travail nous attendait.

 

« 97 ! Mon Dieu, qu’est-ce qu’il m’est arrivé ? » On aurait dit un tremblement de terre. Je posai illico ma tasse sur le rebord de la table afin d’éviter qu’elle ne m’arrose de café. Elle sortit de la salle de bains à moitié nue. Elle n’avait toujours pas remis sa culotte. « Chérie, viens voir ! » Elle me prit par la main et me traîna dans la chambre. « Reprends-le ! » « Quoi le ? » « Mon tour de poitrine ! C’est immense, jamais mes seins ont été gros comme ça ! » Je me saisissais du mètre et le colla derrière le dos avant de le passer autour de ses fiertés. Je posai mon doigt quand ce fut prêt puis observai le verdict.

 

« 86 ! T’es sûre d’avoir bien mesuré ? » Elle me lança un regard colérique : « Pff… pourquoi je t’ai laissé faire ? » Elle retira son soutien-gorge et plaqua de nouveau le fil de mesure contre ses seins. Effectivement, s’ils avaient bien grossi pendant la nuit, ils n’avaient pas changé depuis tout à l’heure. J’avais une belle érection.

 

« Je comprends pas, qu’est-ce qu’il se passe ? » Elle revêtit son bustier. D’un air décidé, elle reprit une fois encore son tour de poitrine. « Paul, je comprends plus… ça a changé deux fois en l’espace de quelques secondes… » Je fronçai les sourcils. « Comment ça ? » « Ben, c’est incohérent. Sans soutien-gorge, je tombais sur 100, puis avec d’un coup ça descendait à 63… ça veut rien dire… »

 

Je lui demandai de me montrer le fil. Il était tout à fait normal, les centimètres avaient l’aspect habituel, les chiffres étaient dans l’ordre, bref, aucun défaut de fabrication. Je trouvai d’un coup ma réflexion superficielle, ce n’était pas parce qu’on était dans un contexte quotidien, banal, que je devais me débarrasser de mes conceptions scientifiques. J’observai plus minutieusement les écarts entre les traits noirs. Aucun ne semblait plus éloigné d’un autre, le produit semblait avoir été conçu avec beaucoup de soin. « C’est intriguant, hein ? », interrompit ma femme. Je la regardai d’un air concentré. Elle clôt la bouche. Ce mystère devait être résolu. « On a un autre mètre ? », lui demandai-je calmement. Dans ces moments-là, elle me connaissait, elle savait comment elle devait agir.

 

Elle passa dans le living-room puis revint avec un autre fil. Je le posai sur le bureau au-dessus de l’énigmatique et débuta un travail méticuleux de comparaison. Bien que nous ne les avions pas achetés au même endroit, les deux concordaient minutieusement. Qu’est-ce qui pouvait donc clocher ? C’était incompréhensible. « Chéri, il faut que tu prennes ta mesure avec cet autre fil pour qu’on soit sûrs que nous ne sommes pas en train de rêver », déclarai-je en direction de la salle de bains. « OK, j’arrive », entendis-je. Elle regagna la chambre entièrement nue. Je fus un brin distrait. « Donne-moi le. » Elle frôla légèrement ma main pour attraper le fil que nous supposions normal. « Tiens-le derrière. » Je posai mon index contre la douce texture de ses reins. Elle apprécia le chiffre sur le cordon puis me jeta un regard soucieux.

 

« C’est pas possible. Celui-ci dit 75. » Effectivement, ce n’était pas possible. A la simple vue de ses seins, on les évaluait entre 95 et 100, pas 75. C’était une évidence dont j’avais mis du temps à me saisir. Quand elle avait évoqué 63, ça m’était passé complètement à côté de la tête. Mais toutes ces considérations ne servaient à rien. Lisa avait toujours eu des formes généreuses, et ce n’était pas des chiffres qui allaient faire mentir la beauté de son corps. C’était toute cette histoire de mètres qui me turlupinait. Comment expliquer que les mêmes instruments puissent donner d’une minute à l’autre des mensurations différentes ? Si le même phénomène venait à se reproduire dans d’autres domaines, dans l’industrie automobile, dans la météorologie, dans le nucléaire, tous les progrès techniques sur lesquels nous avons bâti notre civilisation seraient remis en cause du jour au lendemain. L’économie s’écroulerait. Toutes les prévisions sur lesquelles nous fondons notre agriculture ne seraient soudain plus possibles, et la subsistance d’un nombre très important de personnes plus garantie. Ce serait un chaos terrible. Je fonçai vers la télévision et l’allumai furieusement en espérant tomber sur un bulletin d’informations qui égarerait mes craintes.

 

Je tombai sur la météo, justement. En plein mois de juillet, les prévisions annonçaient 5°C pour l’après-midi. On savait que le climat se détraquait, mais quand même… J’ouvris la fenêtre pour vérifier la probabilité de l’information. Le ciel était clair, les oiseaux volaient haut, la chaleur commençait d’ores et déjà à s’installer : tous les indices d’une belle journée étaient réunis. Cette annonce de températures hivernales ne pouvait être qu’une blague. Je finis de regarder la fin du programme d’un œil suspicieux. Le présentateur assurait son rôle comme de coutume en émiettant les détails de l’éphéméride. Ce matin, le soleil s’était levé à 15h30 et il se coucherait à 39h15 ou 58h20, selon les estimations. 39h15 ! 58h20 ! Un Soleil qui se lève à 15h30 ! Mais où avions-nous atterri ? Lisa était-elle vraiment ma femme ? Est-ce que j’étais vraiment le spécialiste en physique quantique que je me targuais d’être ?

 

« Lisa !! » Je commençai à paniquer. Ca voulait plus rien dire, cette histoire. « Lisa, combien y a-t-il d’heures dans une journée ? » « Qu’est-ce qui t’arrive, mon amour ? 24, pourquoi ? » « Quelle est la température moyenne un après-midi d’été ? » « Paul, calme-moi, qu’est-ce qui se passe ? Tu vas pas bien ? » Je la pris par le poignet et l’installai devant la télévision, en zappant le plus vite possible pour trouver un bulletin météo. « Voilà ! Regarde ! » Le jeune homme énonçait les températures pour cet après-midi : « 158°C dans cette superbe région du Sud du pays… » Ma femme tomba à la renverse sur son fauteuil. Quant à moi, sur le coup, j’étais définitivement devenu sceptique. Il fallait bien que je me protége d’une manière ou d’une autre. J’éteignis le récepteur.

 

« Paul, combien de fois avons-nous fait l’amour cette nuit ? » La question de Lisa me choqua. « Cinq fois, pourquoi ? » « J’en ai encore envie. » C’était loin d’être le moment de s’y remettre pourtant. La télévision donnait des informations contradictoires en utilisant des instruments liés par des règles conventionnelles. Deux mètres en apparence normaux donnaient à la vue des estimations différentes.  « Redonne-moi les mètres et approche-toi », exigeai-je sèchement. Lisa s’exécuta en poussant un soupir de lassitude. Elle vint coller sa poitrine devant mon front alors que j’étais encore assis, puis me regarda avec désir. Je passai le fil autour de son dos en la priant de bien vouloir appliquer son doigt derrière. Je regardai attentivement la mesure ; elle indiquait 94 cette fois-ci. « Bien, retire ton doigt. » Elle me passa la main sur le torse avant de m’embrasser à pleine bouche. Je la rejetai délicatement. « Chérie, on va pas y arriver, remets ton doigt sur le fil s’il te plaît », demandai-je calmement alors que je sentais une tension dans mon caleçon trahir mon excitation. D’une main, elle tenait fixé le mètre contre son dos, de l’autre elle caressait allusivement le bas de mon ventre. Je me retenais pour ne pas tomber dans l’irrationalité dont elle semblait me menacer. Pourtant, le chiffre inscrit sur le cordon m’y ramenait invariablement : 54. Le plus étrange était que la longueur de la corde ne changeait jamais, mais que le chiffre, lui, n’était jamais deux fois identique. La seule régularité que l’on pouvait observer, c’était l’aspect de la corde. Comment le nombre inscrit faisait pour changer, je n’en avais aucune idée. Ma femme me mettait des bâtons dans les roues. Je décidai dans l’instant de mesurer autre chose que ses seins, ou même n’importe quoi d’elle. Même en situation normale, quand elle était excitée, elle était un obstacle infranchissable à la vérité scientifique.

 

Je me redressai lentement pour faire comprendre mon intention à Lisa, qui ne tarda pas à exprimer son amertume. « Chéri, je ne comprends plus rien. Tu n’as plus envie de moi ? » Elle s’effondra en larmes sur le fauteuil que je venais de quitter. Je saisis qu’elle aussi était bouleversée par tous les évènements bizarres de ce début de matinée. « Chérie, il faut que nous comprenions pourquoi les choses ne se passent comme d’habitude, quelles sont les choses qui sont arrivées pendant la nuit… Il faudrait que tu t’habilles, il faut que nous allions dehors pour prendre d’autres indices… » Elle répliqua du tac au tac, la voix serrée : « Ca peut attendre, mon amour… j’ai vraiment envie de toi. Et puis, j’ai moi aussi besoin d’une confirmation… » Je restai coi. Une confirmation ? Mais qu’est-ce qu’elle entendait par là ? Etait-elle, elle aussi, d’un coup en train de délirer ? Ou était-ce moi qui avait d’un coup perdu la raison ? Si je ne correspondais plus d’un coup à la logique du monde qui m’entourait, que devais-je faire ? Y avait-il une logique au moins ? Tout un travail de connaissance du monde autour de moi était à refaire, tous mes schémas de pensée devaient être modifiés, ma survie en dépendait. Je n’avais jamais été confronté à une telle situation. Je m’adaptai bien de temps à autre lorsque les changements de situation l’exigeaient, mais là, c’était une autre paire de manches. Les choses présentaient toujours un aspect extérieur banal, mais la logique qui les définissait avait été totalement bouleversée. Je me rendis compte subitement de l’immense influence de l’éducation, des conventions, du langage, sur la définition du regard humain, sur les caractéristiques qui mettaient notre espèce à part tout en nous contraignant dans un moule général qui est celui de toutes les formes de vie sur cette planète. Le regard humain sur la Nature, dans la civilisation telle que je l’avais connue depuis ma naissance, avait une logique inébranlable et mécanique, complexe certes, mais mécanique. Nous n’étions pas différents des fourmis, des requins ou des lions. Nous avions juste construit des outils de perception du monde plus subtils, nous ne devions qu’à une intelligence supérieure, sans qu’elle ne soit nécessairement la nôtre, notre emprise sur la faune et la flore. Je fus percuté de plein fouet par cette idée magnifique : la chose seule qui avait fait de nous les maîtres et possesseurs de la Nature, c’était la différenciation physique immédiate, celle qui saute aux yeux. Je n’étais pas un animal. Il me semblait que si j’en avais été un, les autres individus de mon espèce ne se seraient point distingués, sauf par des motifs très généraux comme l’odeur ou le toucher. Chez l’homme, la différence entre les individus se voyait à l’œil nu. C’était pour cette raison que des instruments de mesure sophistiqués avaient pu être mis au point aussi rapidement. Le langage, qui n’était pas propre à l’humanité, en conséquence n’était pas le point déterminant. Ce qui comptait, c’était que nous étions tous différents de vue, et que nos jugements esthétiques se recoupaient et fondaient une concurrence pour la possession des choses que notre sens commun nous faisait estimer belles. La concurrence chez l’animal était autre car elle était basée sur des sens tels que l’odorat. En aucun cas, elle ne permettait la maîtrise d’un lieu et la construction d’un univers à l’image de l’animal. Si le serpent pouvait dessiner son dieu, il le représenterait comme une odeur. Chez l’animal, si le beau existait, il avait donc une essence autre… mais qui l’avait empêché de se rendre possesseur et maître de la nature, et aussi important, de sa nature. Il n’y a jamais eu de miroir pour les odeurs ; pour la créature qui s’accommodait inconsciemment à sa propre haleine, il devenait improbable d’échafauder des repères objectifs pour l’élaboration de normes scientifiques. La conscience humaine était née de l’heureuse faculté dont la nature avait doté l’homme. Comparer, estimer était naturel pour l’homme, le scientifique rompu aux questions épistémologiques était souvent plus talentueux que celui qui ne l’était pas. La science n’était née que de la conscience. La découverte du pouvoir s’obtenait par un examen approfondi de soi-même ; le fameux mot antique ne concernait pas quelqu’un d’autre que le Dieu à l’intérieur de nous. Lorsque de plus en plus de personnes trouvèrent le Dieu qui sommeillait en chacun d’eux, l’Humanité recréa la nature. Mais cette refondation avait supposé des conventions stables que ces ingénieurs avaient construites ensembles, partagées. Que s’était-il donc passé pendant cette douce nuit de sommeil pour que toutes ces règles élémentaires se soient subitement dissoutes ? Si même Lisa se mettait à délirer, où donc pourrais-je trouver un brin de communication ? Ou était-ce moi qui était hors du circuit ? Est-ce que mon intelligence ne suffisait plus au décodage des évènements ? Hors de toute régularité visible, j’étais perdu. Je relevai les yeux vers ma femme, qui me fixait de loin, allongée sur le lit dans le plus simple appareil. Elle me regardait comme si elle croyait que j’étais parti. D’un signe de la main, je lui signifiai mon retour. Elle passa sa main droite sur ses longs cheveux bruns.

 

« Paul, viens me caresser la nuque », dit-elle d’un ton aguicheur. Je m’approchai lentement. Si c’était ce dont elle avait besoin, autant le lui donner directement. Elle serait ensuite disponible pour notre quête de renseignements. Il se passait quelque chose de bizarre, et il fallait savoir pourquoi. Je posai mes doigts sur son cou et me mis à le caresser lentement. Elle dirigea les siens à l’intérieur de mon pantalon et y étreignit mon pénis. Je sentis ses mains secouer mon sexe voluptueusement. « J’en ai trop envie, laisse-moi faire », murmura-t-elle dans mon oreille. Je sentais son haleine se glisser tendrement dans le creux de mon cou. Je ne pus que répondre par un timide : « oui ». Elle s’agenouilla devant moi, défit mon pantalon et porta mon sexe à sa bouche. Elle me suçait avec une tendresse exceptionnelle. Je commençais à être fortement excité lorsqu’elle cessa ses caresses. Elle me regardait comme si elle allait réaliser quelque chose qui lui tenait à cœur depuis longtemps. Elle amena mon pénis entre ses deux seins et se mit à le passionner lascivement dans une posture qu’il serait inutile de décrire. Le soleil apparut derrière la fenêtre de notre chambre. « Je peux le faire maintenant », murmura-t-elle. De son énorme poitrine, elle entourait complètement mes parties génitales. Elle y prenait un plaisir incroyable ; ce fut tellement contagieux que je ne me maintins pas trente secondes de plus. Le sperme jaillit de mon pénis malgré moi.

 

Je restai excité malgré mon éjaculation. Elle s’en fut brièvement dans la salle de bains, puis revint s’allonger sur le lit à mes côtés. Instinctivement, je me relevai et recouvrai son corps du mien avant de pénétrer son vagin. Elle était complètement mouillée à l’intérieur. Je m’agitai en elle tout en couvrant son visage de baisers, alors que mes mains couraient entre ses hanches et ses seins. Elles finirent par se fixer sur ses mamelons. Je les pressai délicatement du bout des doigts ; à chaque pincement, je sentais son vagin se contracter et entendais ses halètements s’intensifier. Elle jouissait comme elle n’avait encore jamais joui auparavant, en tout cas avec moi. Un enflammé « Je t’aime » résonna dans la chambre. Ce n’était que la seconde fois après un an ensemble et six mois de vie commune qu’elle me le disait. Je regardai ses seins ballotter dans tous les sens sous mes doigts, obsessionnellement. Elle était plus magnifique que jamais. Plus bas, j’aperçus mon pénis se balancer entre ses cuisses, sans avoir jamais l’occasion de voir ce que j’étais en train de pénétrer. Elle me releva le visage par le menton puis elle m’embrassa sur la bouche d’une façon indescriptible, tellement puissante que je sentis mon pénis relâcher immédiatement sa tension dans une libération de sperme sans précédent. Elle passa ses bras autour de mon cou en me regardant d’un air exténué. Ses joues étaient rouges et pâles, comme celles d’une jeune femme qui vient de tomber amoureuse. Je me reposai à côté d’elle. L’effort avait été intense. Le silence suivit, léger, agréable.

 

Trois minutes plus tard, elle m’adressa la parole. « Vas allumer la télé, je suis certaine que tout est rentré dans l’ordre », affirma-t-elle, sûre de son fait. Je partis vers le living-room. Les quelques secondes qui me séparaient du récepteur me parurent être une expédition de plusieurs mois. Je l’allumai enfin. Le téléshopping présentait une nouvelle gamme de pèse-personnes. Le présentateur nous assura que la balance était merveilleusement précise. Les démonstrations, diffusées quasiment en intégralité, le montraient efficacement. Les individus semblaient faire leur poids, mais je n’étais pas totalement convaincu. Je me lançais à la recherche d’un bulletin météo. J’eus la chance d’en attraper un après trois pressions sur le bouton de la télécommande. « Aujourd’hui, le sud du pays connaîtra les joies d’un été chaleureux, avec pas moins de 30° C », énonça le même jeune homme qui m’avait juré auparavant que le baromètre atteindrait 158 échelons. « Chérie, tu avais raison », dis-je à la salle de bains. Ma douce en sortit et m’adressa un sourire radieux.

 

Pendant ce temps, elle avait repris son tour de poitrine deux fois avec le mètre capricieux. Les deux fois, 97 fut la mensuration. J’ai toujours adoré ce chiffre. Je voulus la prendre une fois encore. Lisa, ma femme… toujours magique…

 

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