
| Dcmp abandonné à son triste sort |
| Kinshasa , 21.07.2004 | WWW.DIGITALCONGO.NET |
| L’équipe
de Dcmp n’est pas encore sortie de la crise qui la secoue depuis la
suspension des présidents des sections, dans le seul but de voir Tatu
Hilaire Lumbaie neutralisé. Même l’assemblée générale extraordinaire et
élective qui a élevé le duo Lumbaie-Ali Deps Lutondo à la présidence de la
coordination et de la section football, n’a pas permis de juguler ni
d’aplanir les animosités qui opposent les administrateurs d’un côté et le
nouveau comité de l’autre.
C’est la raison pour laquelle les
administrateurs ont monté les joueurs acquis à leur cause pour rédiger une
pétition contre Hilaire Lumbaie. Alors que Hilaire et Ali Deps s’étaient
entendus pour que le premier concerné, bien que bloqué par ses occupations
professionnelles, puisse effectuer de temps en temps des descentes au pays
afin de s’acquitter de sa contribution de pair avec les autres présidents
des sections. D’ailleurs à ce sujet
Dans le camp des administrateurs qui, il faut le souligner ne sont pas reconnus par la loi cadre qui régit notre sport, on refuse mordicus de perdre leur influence néfaste de faire et de défaire les comités du club, sous la couverture des statuts internes de Dcmp que la loi ignore. C’est ce qui fait que lorsqu’un dirigeant refuse d’obtempérer à leur diktat, il est aussitôt condamné à quitter son poste, même si les résultats et les performances de l’équipe doivent en pâtir. Au moment où nous mettons sous presse Dcmp est abandonné à son triste sort à la veille du démarrage de la deuxième phase du championnat de la Linafoot. Dans ce climat trouble l’on est en droit de se poser la question de savoir quel est l’avenir de Dcmp, qui est l’un des prétendants du titre. Au-delà de ce conflit entretenu sciemment par certains imaniens qui n’ont jamais osé postuler à la présidence, ni à un quelconque poste au sein de l’équipe - pour en connaître les vraies réalités - mais ils s’érigent depuis belle lurette en décideurs occultes par le jeu de trafic d’influence, grâce aux prérogatives leur accordées par le statut d’un conseil d’administration créé pour les besoins de la cause dans le but de leur donner tout simplement voie au chapitre et perturber la bonne marche du club. D’aucuns se sont toujours posé la question de savoir quelle autre équipe à part Dcmp dispose d’un conseil d’administration. Puisque lorsqu’il s’agit de débourser de leur poche, étant donné que la caisse de fameux actionnaires ou administrateurs est toujours vide. Personne ne s’exécute. Quelle est alors l’efficacité de cette structure qui alourdit inutilement la machine, jusqu’au point de l’empêcher de fonctionner normalement. Le défi que ses administrateurs doivent relever, c’est celui de prendre un jour en main les charges de l’équipe pour prouver de quoi ils sont capables. Nous sommes vraiment à l’aise lorsque nous affirmons sans avoir peur d’être contredit que seul le comité élu fournit des efforts incommensurables pour préparer les matches, paye les émoluments de l’entraîneur et résout les problèmes sociaux des joueurs qui, pour la plupart sont sans emploi, mais qui ont des charges familiales. La situation que traverse Dcmp ne constitue pas un cas nouveau, mais elle freine régulièrement la bonne évolution de l’équipe. L’arrêté 0044 initié par feu le ministre Elonga Malimazungu a réorganisé les sports dans le but d’éviter ce genre de désagréments et dans le souci de voir nos clubs amateurs disposer d’un cadre structurel pouvant les régir. Il pensait aussi en tant qu’oeuvre humaine cet arrêté devrait être complété, voire améliorer certains articles selon les circonstances du moment. Mais hélas ! Les responsables des sports trouvent leurs préoccupations ailleurs que de se pencher du côté de cette matière qui est à la base de plusieurs conflits au sein des clubs. D’après ce document certains postes ne sont pas reconnus par loi. Il s’agit des postes de fondateur, de tuteur, d’administrateurs et autres comité des sages. Mais pourquoi les nombreux intellectuels que comptent Dcmp n’avaient pas suivi les conseils d’un certain Me Nseka, qui le jour de l’adoption de ces statuts, avait prévenu l’assemblée sur les dangers et dérives qu’allaient susciter ces statuts internes à Dcmp, mais qui n’étaient pas en conformité avec la loi. Puisqu’il s’est avéré utopique de mettre au-dessus des structures officielles reconnues par l’autorité sportive une structure interne même notariée mais qui n’a aucune force de loi. A notre humble avis, les daringmen doivent se ressaisir, redescendre sur terre et prendre le courage d’attaquer le mal par ses racines, car personne ne sera exclu puisque l’assemblée générale est là pour accueillir tous ceux qui ont la possibilité de se mettre en règle de cotisation, pour avoir droit à la parole. Quant aux supporters, on ne cessera jamais de le dire, leurs rôles se limitent à encourager leur équipe chérie et à contribuer s’il le faut à la bonne marche de l’équipe au lieu de perturber régulièrement les rencontrés que livre l’équipe et surtout lorsque Dcmp se bute à une résistance d’un club adverse, en lançant des projectiles sur les adversaires, en intimidant les arbitres ainsi que les officiels et en envahissant la zone neutre ou le terrain, provoquant souvent l’arrêt du match, au détriment de l’équipe qu’ils portent pourtant dans leurs coeurs. |
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