Pierre Lussier
Les résultats de l’étude du laboratoire BioMedco sur la qualité de l’eau des piscines publiques extérieures de Montréal ont suscité des réactions diverses dans les milieux spécialisés.
On s’interroge par exemple sur le nombre variable de baigneurs à chacun des tests, on se questionne aussi sur le prélèvement d'un seul échantillon par piscine. Enfin les responsables de la Santé se demandent pourquoi on a mis l’emphase sur le décompte de certaines bactéries dont le public connaît les effets virulents mais qui sont souvent présentes sans grand danger dans l’eau de baignade.
Le Legionella par exemple est dangereux lorsqu’inhalé mais inoffensif dans l’eau des piscines; cette bactérie est parfois présente dans les systèmes de ventilation des grands immeubles. Le C.difficile est contagieux en milieu hospitalier chez des patients déjà affaiblis par la maladie. Quant au E.coli présent dans les intestins de la plupart des êtres humains, c'est dans l'eau potable qu'il constitue un danger comme on l’a constaté en Ontario il y a quelques années. Les gens ne se désaltèrent pas en buvant de l’eau dans une piscine d’où la concentration très faible lorsque par mégarde, un enfant avale un peu d’eau en plongeant ou en nageant.
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