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28 octobre 2006

Piscines publiques allemandes

Beaucoup plus strict qu'au Québec

MUNICH -- Les piscines allemandes n'ont, pour la plupart, rien à voir avec les piscines publiques du Québec. La construction d'une piscine est dictée par des règles strictes pour limiter au maximum la prolifération des bactéries.

Ainsi, toutes les nouvelles piscines doivent être construites de façon à ce que 100 % de l'eau soit évacuée par des caniveaux situés tout autour.

«C'est le seul endroit où l'eau peut aller. On s'assure ainsi de récupérer le plus possible les particules, bactéries et l'huile solaire qui se retrouvent à la surface de l'eau», dit le responsable de la piscine Michaelibad à Munich, Erich Kühbeuger.

«Ça évite également que l'eau qui sort en éclaboussures de la piscine ne revienne avec du sable ou des particules laissées sur le bord de l'eau», dit Ottmar Hofmann, des Travaux publics de Munich, l'organisme public chargé de superviser les piscines municipales.

La nouvelle eau, elle, doit être injectée par le fond du bassin.

Au Québec, la plupart des piscines évacuent l'eau par des goulottes situées sur les parois de la piscine et non à l'extérieur comme en Allemagne.

Les systèmes de traitement et de filtration sont également très sophistiqués. Les piscines sont toutes pourvues d'un chlorinateur automatique.

Au Québec, des spécialistes demandent un tel système qui préviendrait bien des contaminations. Il ne manquerait ainsi jamais de chlore dans les piscines, comme l'avaient démontré les résultats de l'enquête sur la qualité des piscines de Montréal et de Laval.

En Allemagne, la désinfection doit se faire grâce à un ensemble de procédés qui peuvent comprendre notamment l'utilisation de charbon actif ou d'ozone.

«Nous utilisons l'ionisation et l'ultraviolet pour tuer les bactéries, et le chlore pour garder l'eau propre», donne en exemple Klaus Lipinsky, responsable du bureau des piscines publiques de Berlin.

La norme DIN 19643 décrit en détail les systèmes de filtration qui peuvent être utilisés. Ainsi, seuls les filtres à hydroanthracite ou à sable sont tolérés.

Au Québec, la réglementation est si ancienne que certains types de traitement et de filtration sont complètement dépassés.

Comparaison

Les secrets des Allemands

• Tests-surprises chaque mois pour détecter des bactéries comme E. Coli et pseudomonas aeruginosa qui peuvent causer des diarrhées ou des otites.

• Un taux de chlore très bas (0,3 à 0,6 mg/l) qui limite les irritations des yeux et de la peau.

• Des appareils électroniques mesurent en permanence le taux de chlore et de pH.

• On utilise plusieurs filtres et autres appareils pour traiter l'eau. Trente litres d'eau fraîche par jour, par baigneur.

• Les gérants de piscine reçoivent une formation pouvant aller jusqu'à quatre ans

Au Québec

• Aucun test bactériologique obligatoire

• Un taux de chlore plus élevé, de 0,6 à 1,2, qui peut causer des irritations de la gorge et des voix nasales.

• On analyse manuellement l'eau aux trois heures, avant et après la fermeture.

• Les appareils de filtration et de traitement ne répondent pas aux normes allemandes.

• Aucune formation exigée pour les responsables de piscine


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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