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26 ao�t 2006

La Ville fait analyser l'eau des piscines publiques

Nathalie Simon

Les bains de microbes qui ont plong� Montr�al et Laval dans l'embarras ont fait des vagues jusqu'� Ch�teauguay. Le maire Sergio Pavone a demand� � ce que l'eau des trois piscines publiques de la ville soit analys�e. Les r�sultats des tests devaient �tre connus hier (20 ao�t), apr�s la tomb�e du journal.

"Devant les proportions que cette affaire � prise, nous n'avons pas h�sit� � prendre les devants et � faire analyser l'eau des trois piscines publiques qui se trouvent sur notre territoire, m�me si elles ne nous appartiennent pas", commente le maire Pavone. L'eau a �t� pr�lev�e lundi dernier.

"Les responsables de ces bassins sont des gens s�rieux qui voient � leurs affaires. Je serais bien surpris si les analyses indiquaient que l'eau �tait impropre � la baignade", confie-t-il.

� la piscine communautaire Saint-Jude, de Ch�teauguay, on soutient apporter beaucoup d'attention � la qualit� de l'eau.

"Notre eau est analys�e quatre fois par jour. Nous envoyons faire analyser l'eau chez Piscine Ren� Pitre, une fois toutes les deux semaines ou plus fr�quemment quand nous sommes en forte p�riode d'achalandage", explique C�line Brunet.

"Notre piscine est petite. Elle est g�r�e par ses membres. Nous n'avons pas le roulement des piscines publiques de Montr�al. On re�oit une trentaine de baigneurs par jour. La qualit� de l'eau est plus facilement contr�lable. Tout le monde se conna�t. S'il y avait eu quelqu'un de malade en raison de l'eau, on l'aurait su", soutient Mme Brunet.

Au centre sportif Polydium de Ch�teauguay qui abrite une piscine int�rieure, on attendait aussi les r�sultats des analyses.

"Des tests de chlore sont effectu�s trois fois par jour. Nous avons un chlorinateur automatique. Il faut dire cependant que la piscine est int�rieure et que la qualit� de l'eau n'est pas affect�e par une s�rie de facteurs ext�rieurs qui peuvent modifier rapidement la concentration de chlore comme le soleil, les arbres, les pluies acides, la pollution", explique Jean-Fran�ois Castonguay, directeur g�n�ral du centre sportif.

"Au cours des derni�res ann�es, plusieurs am�liorations ont �t� apport�es au bassin, ce qui nous permet un meilleur contr�le de la qualit� de l'eau."

Beauharnois
� Beauharnois, la saison de la baignade est termin�e. "La plupart de nos sauveteurs retournaient � l'�cole cette semaine. Notre eau �tait v�rifi�e deux fois par jours et plus souvent lors des forts achalandages. C'est s�r qu'en p�riode de canicule, nous �tions plus � l'aff�t. Les techniciens de l'usine de filtration sont venus aider au moment de d�buter la saison et ils ont fait des analyses bact�riologiques", confie �ric Brunet, directeur du service des loisirs de la municipalit�.

"Des normes plus s�v�res vont se traduire par des co�ts d'op�rations plus �lev�s. Il va falloir que le conseil municipal �value tout �a", commente-t-il.

Les normes du minist�re
En conf�rence de presse mardi dernier, Claude B�chard, ministre de l'Environnement, a annonc� une s�rie de nouvelles normes pour obliger les municipalit�s, les terrains de campings et les h�tels � suivre ses directives.

Les piscines devront afficher les r�sultats des tests de chlore et de pH men�s toutes les trois heures. Ces normes devront �tre respect�es d�s l'ouverture du bassin.

Des tests bact�riologiques devront �tre effectu�s tous les 15 jours, une nouvelle exigence. Les piscines qui ne respectent pas les normes seront ferm�es imm�diatement et devront faire un rapport au D�partement de la sant� publique. Le personnel qui voit � l'entretien comme celui qui effectue les tests devront �tre form�s ad�quatement. Enfin, les municipalit�s devront rendre disponibles � la population les r�sultats de tous les tests effectu�s.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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