André Desroches
Selon l'étude sur la salubrité des piscines publiques extérieures de Montréal réalisée par le laboratoire BioMedco pour le compte du Journal de Montréal, les piscines de l'arrondissement de Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension, dont la piscine Jarry, répondent aux normes du ministère québécois du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.
Les piscines publiques de Montréal ont bu la tasse en fin de saison.
Une enquête publiée le 21 août dans le quotidien a révélé que 52 des 73 piscines seraient insalubres.
La journée même, le maire Gérald Tremblay a demandé aux arrondissements de fermer les piscines jugées non recommandables. L'accès aux piscines Jarry et François-Perrault a été interdit aux baigneurs. La piscine Sainte-Lucie était déjà fermée, tel que prévu au calendrier.
Le maire Tremblay a réclamé des analyses physico chimiques et des tests bactériologiques pour l'ensemble des piscines et pataugeoires. Les résultats, présentés le 25 août, ont démontré que la qualité de l'eau des piscines Jarry et François-Perrault répondait aux normes. Elles ont donc été rouvertes vendredi, en matinée.
Déjà, a fait savoir l'arrondissement, des tests bactériologiques effectués le 9 août par le laboratoire de la Ville indiquaient que l'eau des piscines répondait aux normes.
L'étude de BioMedco classe la piscine Jarry au 23e rang sur les 73 piscines. Les piscines François-Perrault et Sainte-Lucie, se retrouvent respectivement au 34e et 50e rang de l'étude.
La responsabilité d'appliquer la réglementation provinciale sur la qualité de l'eau et de veiller à ce que les installations aquatiques rencontrent les exigences édictées par le Règlement sur les pataugeoires et les piscines publiques incombe aux arrondissements.
Ils doivent effectuer des analyses physico chimiques (quantité de chlore et niveau de pH) plusieurs fois par jour. Mais ils ne sont pas obligés d'effectuer des tests bactériologiques. Ils le font tout de même. Certains confient les analyses au laboratoire de la Ville – c'est le cas de Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension –, d'autres à des laboratoires privés.
L'étude de BioMedco, contestée notamment par le Collège des médecins, comporte des analyses bactériologiques. On a détecté dans une majorité de piscines des bactéries pouvant causer entre autres des otites, des diarrhées et des réactions cutanées.
Bien que jugées «non recommandables» par l'étude, qui combine analyses bactériologiques et tests physico chimiques, les piscines de l'arrondissement ont affiché une teneur en chlore et un niveau de pH correspondant aux normes. «Les résultats d’analyses des piscines de Montréal donnent un "pattern" de conformités de résultats à 3 reprises d’échantillonnage. C’est le cas des arrondissements Villeray – Saint-Michel – Parc Extension; Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles; Anjou et Rosemont – Petite Patrie qui démontrent que la plupart des piscines ont obtenu des résultats répondant aux normes en vigueur», peut-on lire dans l'étude.
La publication de l'étude a créé des remous jusqu'à Québec. Le gouvernement a décidé de revoir la réglementation pour améliorer le suivi auprès des municipalités. Le niveau de pH et la quantité de chlore, vérifiés toutes les trois heures, devront être affichés à l'entrée des piscines. Les arrondissements seront également tenus de réaliser des tests bactériologiques tous les quinze jours. Les résultats de ces tests devront être transmis au ministère de l'Environnement.
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