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21 ao�t 2006

Piscines publiques � Montr�al :
une �tude r�v�le un grand nombre de bact�ries

La Ville de Montr�al a perdu le contr�le de la qualit� de l'eau de ses piscines publiques ext�rieures, au point o� les baigneurs nagent parfois parmi une forte quantit� de bact�ries redoutables telles E.Coli, C.Difficile et Legionella.

C'est ce que r�v�le une �tude de plus de 3500 �chantillons d'eau men�e pendant deux mois par huit scientifiques du laboratoire BioMedco, dont les conclusions sont publi�es ce matin dans le Journal de Montr�al.

L'eau contamin�e se trouve dans des piscines de tous les secteurs de l'�le de Montr�al, mais en g�n�ral, les pires sont localis�es dans le nord et l'ouest de l'�le.

Le laboratoire affirme que les normes de propret� de l'eau sont viol�es dans 52 des 73 piscines ext�rieures de Montr�al et de ses banlieues insulaires; plus d'une quinzaine devraient �tre ferm�es, selon BioMedco.

En plus des bact�ries, l'enqu�te a surtout d�nombr� diff�rents niveaux intol�rables de coliformes totaux, de mati�res f�cales, d'urine, de la cr�me solaire de m�me que des cheveux et des poils.

Les r�sultats de la recherche sont pires que ce que craignait le pr�sident de BioMedco, le Dr Drasko Pekovic. � son avis, des piscines � certaines p�riodes de l'�t� pr�sentaient une qualit� pire que celle qui avait empoisonn� des milliers de r�sidants de Walkerton, en Ontario, il y a six ans; sept d'entre eux en �taient morts.

L'enqu�te a �tabli que les meilleurs r�sultats �taient puis�s dans l'eau des piscines des arrondissements qui la font inspecter une ou deux fois par mois : neuf arrondissements de l'ancien Montr�al, Anjou et Montr�al-Nord.

Une baignade dans une eau de piscine impropre peut expliquer une foule de probl�mes de sant� : otites, maux de t�te, diarrh�e, allergies et diverses r�actions cutan�es. Les enfants et les personnes �g�es sont les gens les plus � risque.

Il est �vident pour l'Institut national de sant� publique que de l'eau de baignade impropre est source de transmission de maladies infectieuses.

L'enqu�te a d�montr� que la v�rification de la qualit� de l'eau est confi�e aux sauveteurs, des employ�s saisonniers n'ayant pas l'exp�rience de techniciens aguerris. Cette v�rification est parfois n�glig�e, semble-t-il, pour raisons budg�taires.

Le Dr Pekovic rel�ve une r�glementation cribl�e de lacunes, une pi�tre formation du personnel et une utilisation insouciante du chlore. Il recommande, en outre, des analyses imm�diates plus approfondies des piscines non conformes et la tenue d'une �tude �pid�miologique s�rieuse.

Le m�decin croit aussi que dor�navant, tous les baigneurs devraient �tre soumis � une douche � l'eau chaude et au savon avant chaque baignade en piscine publique.

Selon le �Journal de Montr�al�, l'�tude que BioMedco a men�e est la plus importante du genre � avoir �t� r�alis�e jusqu'ici au Canada.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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