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26 août 2006


La piscine Jarry est ouverte à nouveau après avoir été fermée par la Ville pour cause d'insalubrité.
photo : Patrick Sanfaçon, La Presse

Quatre piscines demeurent fermées

Charles Côté

La Ville de Montréal a autorisé hier la réouverture de 43 piscines, mais quatre demeurent fermées parce qu'elles ne sont pas conformes aux normes provinciales de qualité de l'eau.

Dans 17 autres cas, les résultats étaient toujours incomplets hier, deux jours avant la fin de la saison de baignade.

La Ville a martelé un message qui se voulait rassurant, tout en évitant d'ajouter à la controverse déclenchée lundi par la publication d'une étude du laboratoire BioMedco.

Mais, du même souffle, les responsables municipaux ont récusé les critères de salubrité retenus par ce laboratoire privé. « Je n'ai aucune raison de rejeter les critères du ministère de l'Environnement », a affirmé Francine Sénécal, membre du comité exécutif et responsable des sports, loisirs et muséums nature.

Lundi, le maire Gérald Tremblay avait ordonné la fermeture de 48 piscines « non conformes », à la suite de la publication d'une étude commandée à BioMedco par des médias de Quebecor. L'étude affirme que « la qualité de l'eau de la plupart des piscines publiques (...) est précaire et représente un danger réel pour la santé publique ».

Depuis, la méthodologie de l'étude de BioMedco a été critiquée par le Collège des médecins, notamment parce qu'aucun médecin n'y a participé. De son côté, l'Ordre des chimistes a annoncé l'ouverture d'une enquête sur le propriétaire du laboratoire BioMedco, Drasko Pekovic. Ce laboratoire a réalisé l'étude pour le compte du Journal de Montréal, TVA, Canoë et 24 Heures.

Hier, la Ville a néanmoins salué le resserrement de la surveillance de l'eau des piscines publiques annoncé par le gouvernement du Québec dans la foulée de l'affaire. À l'avenir, des tests bactériologiques seront réalisés tous les 15 jours et les résultats seront affichés sur place.

Mais bien des doutes subsistent sur la qualité de l'eau dans les piscines municipales.

La chef de l'opposition officielle, Noushig Eloyan, a souligné que les échantillons prélevés par la Ville lundi ou mardi ne nous apprennent rien sur la qualité de l'eau au mois de juillet ou au début du mois d' août, quand BioMedco a fait sa propre campagne d'échantillonnage.

« Des tests faits dans des piscines vides et par temps frais ne donnent que le portrait du moment », dit-elle.

Fait à noter : des quatre piscines qui demeurent fermées, deux - Lacharité, à LaSalle, et Ladauversière, à Saint-Léonard - étaient parmi les 10 plus insalubres dans le classement de BioMedco. Une autre, la piscine Ottawa, à Montréal-Nord, avait reçu une note parfaite. La dernière, Thorndale, à Pierrefonds, était dans le milieu du peloton.

Il reste huit cas au « palmarès » des pires piscines selon BioMedco. Dans trois de ces cas, la Ville n'avait pas de résultats définitifs à communiquer hier. Dans trois autres cas, l'eau était conforme aux normes provinciales. Et dans les deux derniers cas, il n'y a pas eu de test parce que la piscine était déjà fermée pour la saison.

Hier, au parc Jarry, la piscine municipale avait beau être rouverte, huit personnes seulement avaient franchi le tourniquet au moment du passage de La Presse. Ruth Castillo y est venue pour prendre du soleil. « Je ne me baigne pas, il fait trop froid », a-t-elle dit. Un peu plus loin, Sandra Lapierre ne s'en faisait pas pour la qualité de l'eau. « C'est du sensationnalisme, a-t-elle lancé. De toute manière, les enfants sont trop aseptisés de nos jours. »


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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