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25 ao�t 2006

Radio-Canada manque de rigueur

La Soci�t� Radio-Canada semble s'�tre donn� pour mission de discr�diter l'�tude sur les piscines publiques de Montr�al et de Laval publi�es dans Le Journal de Montr�al lundi matin.

� nos lecteurs qui pourraient avoir vu ces reportages � la soci�t� d'�tat, je n'ai qu'une chose � dire : Le Journal de Montr�al maintient tout ce qu'il a publi�. C'est-�-dire que les piscines publiques �taient de v�ritables soupes de microbes. L'�tude que nous avons command�e au laboratoire BioMedco est irr�prochable et c'est ce que nous exigions.

Radio-Canada essaie tant bien que mal de prouver le contraire.

Mardi
Mardi, j'ai d� aller en ondes � RDI pour expliquer que nous devions attendre les r�sultats d'analyse de trois �chantillons par piscine avant de publier notre reportage, car c'est l'�chantillonnage n�cessaire pour que l'�tude soit consid�r�e comme scientifique. Car nous ne voulions pas alerter l'opinion publique avec une �tude incompl�te. Et que, si nous le faisions, nous voulions le faire par le biais de notre journal, comme nous avons le devoir de le faire dans la soci�t�. Tout de suite apr�s, RDI a mis en ondes un professeur de journalisme de l'Universit� Laval.

Jean-Claude Picard est venu me donner raison � l'�gard de notre exigence de rigueur et en ce qui concerne le r�le d'observateur que doivent jouer les m�dias. C'est ce qu'il a fallu pour que RDI retire finalement des ondes le bandeau qu'elle diffusait depuis une bonne heure intitul�e � Le maire Vaillancourt critique Le Journal de Montr�al �.

Mercredi
Mercredi, la Soci�t� Radio-Canada est revenue � la charge en soir�e en diffusant un reportage bas� essentiellement sur les critiques d'un expert, le professeur Pierre Payment, de l'Institut Armand-Frappier, de Laval, pr�sent� comme un �sp�cialiste ind�pendant�. La Soci�t� d �tat a oubli� de dire que ce chercheur r�coltait pas moins de 20 % de ses contrats et de ses subventions du minist�re de l'Environnement du Qu�bec (43 875 $ pour �tre plus exact), dont le ministre s'est retrouv� sur la sellette durant la m�me journ�e � la suite de notre reportage. Pourtant, cette information, qui rend le sp�cialiste beaucoup moins � ind�pendant � est publique et tr�s facile � obtenir pour un journaliste de bonne foi.

Aussit�t apr�s la diffusion du reportage, j'ai laiss� un message au bureau du directeur de l'information de Radio-Canada, Alain Saulnier, qui ne m'a jamais rappel�.

Jeudi
Hier, un affectateur de Radio-Canada, Daniel Boily, m'a appel� pour me demander pourquoi je n'avais pas donn� l'�tude de BioMedco � la Direction de la sant� publique de Montr�al. Je lui ai r�pondu que personne ne me l'avait demand�e, mais que si on le faisait, il nous ferait grand plaisir de leur fournir une copie, comme nous l'avons fait pour tous ceux qui nous l'ont demand�e. Enfin de journ�e, la Direction de la sant� publique a senti le besoin de laisser un long message dans ma bo�te vocale pour me dire tr�s exactement ce qu'elle avait dit, et ce qu'elle n'avait pas dit, � cet affectateur qui n'obtenait pas, semble-t-il, les r�ponses qu'il d�sirait.

Quoi d'autre?

� son bulletin de nouvelles en soir�e, la journaliste Jacinthe Taillon a dit qu'elle n'avait pas r�ussi � recueillir les commentaires du pr�sident de BioMedco, le Dr Drasko Pekovic. Elle a dit qu'elle avait tent� de joindre son �attach�e de presse�. En r�alit�, il s'agit de la vice-pr�sidente des Communications du Journal de Montr�al, Denise Lareau, qui n'a jamais re�u de message de cette journaliste au cours de la journ�e. Pis encore, alors que Mme Lareau et M. Pekovic se dirigeaient vers la soci�t� d'�tat pour participer � l'�mission Le Qu�bec en direct, plus t�t en journ�e, le recherchiste qui les avait invit�s, Jean-Fran�ois Poudrier, a rappel� Mme Lareau pour annuler l'entrevue.

Et quoi encore ?

J'ai laiss� un nouveau message au bureau du directeur de l'information de la SRC, hier soir, en esp�rant qu'il trouve cette fois le temps de me rappeler. Je viens cependant d'�crire tout ce que je voulais lui dire.

Vendredi
Montr�al va rendre publics aujourd'hui les tests effectu�s cette semaine dans ses piscines ext�rieures. Comme le temps est frais et que les piscines sont vides, on devrait annoncer que la qualit� de l'eau est r�tablie, Parions que Radio-Canada ne remettra pas ces tests en question.

Danny Doucet
r�dacteur en chef


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