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23 août 2006

Des mesures pas très rassurantes

Marilou Séguin

Le Dr Drasko Pekovic n'est pas du tout rassuré par les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement. Au contraire, il croit qu'elles créent des risques pour la population.

« C'est un début mais beaucoup trop timide et à certains égards pas sérieux du tout », lance d'emblée le spécialiste à la tête du laboratoire BioMedco, qui a mené l'enquête sur la qualité de l'eau des piscines publiques.

« Je suis content qu'ils aient annoncé des mesures mais elles ne sont pas suffisantes », poursuit-il.

Le docteur affirme que les tests bactériologiques devraient être obligatoires sur une base quotidienne, alors que le ministre de l'Environnement, Claude Béchard, compte instaurer un échantillonnage bimensuel.

« Ces tests, qui coûtent 4,50 $ par jour, sont essentiels car de nombreuses bactéries résistent au chlore. À quoi ça sert de faire des tests chimiques sans avoir aucune assurance que l'eau est saine ? » se demande M. Pekovic.

Traitement politique
Même avec les nouvelles mesures promises par Québec, M. Pekovic croit que la population courra un risque en fréquentant les piscines publiques.

« Ils font un traitement politique du problème et il ne faut pas les laisser faire les choses à moitié », s'insurge le chercheur.

« C'est bien beau sur papier mais s'il n'y a personne de compétent pour les appliquer, ça nous ramène à la ligne de départ », lance le spécialiste, qui s'attendait à un meilleur encadrement des gens chargés d'évaluer la qualité de l'eau.


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