Marilou Séguin
Le Dr Drasko Pekovic n'est pas du tout rassuré par les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement. Au contraire, il croit qu'elles créent des risques pour la population.
« C'est un début mais beaucoup trop timide et à certains égards pas sérieux du tout », lance d'emblée le spécialiste à la tête du laboratoire BioMedco, qui a mené l'enquête sur la qualité de l'eau des piscines publiques.
« Je suis content qu'ils aient annoncé des mesures mais elles ne sont pas suffisantes », poursuit-il.
Le docteur affirme que les tests bactériologiques devraient être obligatoires sur une base quotidienne, alors que le ministre de l'Environnement, Claude Béchard, compte instaurer un échantillonnage bimensuel.
« Ces tests, qui coûtent 4,50 $ par jour, sont essentiels car de nombreuses bactéries résistent au chlore. À quoi ça sert de faire des tests chimiques sans avoir aucune assurance que l'eau est saine ? » se demande M. Pekovic.
Traitement politique
Même avec les nouvelles mesures promises par Québec, M. Pekovic croit que la population courra un risque en fréquentant les piscines publiques.
« Ils font un traitement politique du problème et il ne faut pas les laisser faire les choses à moitié », s'insurge le chercheur.
« C'est bien beau sur papier mais s'il n'y a personne de compétent pour les appliquer, ça nous ramène à la ligne de départ », lance le spécialiste, qui s'attendait à un meilleur encadrement des gens chargés d'évaluer la qualité de l'eau.
une page mise en ligne par SVP

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