Les Montr�alais ne sont pas les seuls � se baigner dans des piscines insalubres infest�es de redoutables bact�ries. C'est pire � Laval.
En effet, la situation concernant l'eau des piscines municipales �tait plus grave � Laval qu'� Montr�al lors de l'�tude scientifique r�alis�e pour le compte du Journal de Montr�al par le Laboratoire BioMedco.
La compilation des fiches individuelles de chaque piscine, que l'on peut consulter sur le site Internet de Cano�, atteste que la qualit� microbiologique de l'eau d'une quinzaine de piscines sur les 22 les rendait dangereuses pour la sant� publique.
� C'est encore et toujours l'entretien qui est au coeur du probl�me. On ne peut pas confier seulement aux sauveteurs la responsabilit� de tester les eaux de baignade �, a comment� l'auteur de l'�tude.
Il convient que ces employ�s saisonniers font leur travail du mieux qu'ils le peuvent, �mais il faut maintenant penser � des tests microbiologiques quotidiens que seuls des sp�cialistes peuvent r�aliser�, de dire le Dr Pekovic.
Cette vaste enqu�te scientifique a d�montr� que 86,4 % de toutes les piscines de Laval n'�taient pas conformes aux normes en vigueur � au moins l'une des trois s�ances d'�chantillonnage, soit 19 piscines sur 22.
Dans le cas de Montr�al, comme on l'a vu hier, c'est 72 % des piscines qui n'�taient pas conformes pour un ou plusieurs param�tres �tudi�s.
Selon le palmar�s �tabli par le Dr Drasko Pekovic, le microbiologiste qui a dirig� une �quipe de huit experts pour la r�alisation de l'�tude, la piscine o� l'eau �tait de la plus mauvaise qualit� est la piscine Wilfrid-Pelletier, dans le quartier Chomedey.
Notons que Ville de Laval a ferm� ses piscines ext�rieures en fin de semaine derni�re, mais le Dr Pekovic estime n�anmoins que � la situation �tait tr�s pr�caire � Laval comme � Montr�al et que le danger �tait r�el pour la sant� publique �.
Par ailleurs, c'est la piscine Ch�nier, � Pont-Viau, qui s'est impos�e bonne premi�re pour la qualit� de son eau.
Quant � la piscine Wilfrid-Pelletier, l'analyse de l'eau pour le premier �chantillonnage a confirm� la pr�sence de substances f�cales et des bact�ries E. coli, C. difficile et legionella.
Quant au pH, il �tait sous la normale, affaiblissant ainsi l'effet du chlore.
On doit signaler que des sauveteurs ont pu d�tecter � Laval qu'une enqu�te �tait en cours sur la qualit� de l'eau et que le message � vite fait le tour.
Des am�liorations ont �t� not�es lors de la deuxi�me ronde des analyses, mais ce ne fut pas suffisant pour renverser la tendance.
Les trois piscines du quartier Chomedey et celles de Laval-des-Rapides, de Sainte-Doroth�e et de Sainte-Rose ont livr� un premier �chantillonnage dans lequel �tait pr�sente la bact�rie legionella.
Les piscines de Chomedey sont celles qui se sont le moins bien class�es pour la qualit� de l'eau.
Il est �tonnant par ailleurs de constater que les deux piscines du quartier Pont-Viau occupent les extr�mes dans le palmar�s, soit la premi�re position et la vingti�me.
L'�tude a aussi permis de noter que des probl�mes sont rest�s bien pr�sents au chapitre physicochimique dans les trois tests r�alis�s.
Les chercheurs ont aussi soulign� que la moiti� des piscines de Laval ont obtenu des r�sultats non satisfaisants � trois diff�rentes reprises dans le d�compte total des bact�ries h�t�rotrophes a�robies et ana�robies (TAC).
Les analyses bact�riologiques ont d�montr� la pr�sence de staphylocoques f�caux dans huit des piscines, tandis que des streptocoques f�caux ont �t� observ�s dans les �chantillons de quatre piscines.
D�s les premiers tests, la bact�rie E. coli a �t� d�tect�e dans sept piscines, la C. difficile dans sept piscines, et la legionella � six endroits.
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