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21 ao�t 2006

Piscines ext�rieures � Montr�al

Une enqu�te d'une ampleur sans pr�c�dent effectu�e pour le compte de Cano�, du Journal de Montr�al, de TVA et de 24 heures, d�montre que Montr�al a litt�ralement perdu le contr�le de la qualit� de l'eau de ses piscines ext�rieures.

En r�alit�, le manque de contr�le est tel que trois �chantillons pr�lev�s en juillet et en ao�t et analys�s en laboratoire priv�, pour chacune des 73 piscines publiques sur l'�le de Montr�al, ont r�v�l� une situation dangereuse pour la sant� publique. On a retrouv� dans certaines piscines des quantit�s importantes de coliformes f�caux et totaux, de bact�ries E. Coli, C. Difficile et m�me de Legionella.

Selon le docteur Drasko Pekovic, pr�sident du laboratoire BioMedco et auteur de cette �tude de plus de 200 pages sur la qualit� de l'eau de Montr�al, le tiers des piscines publiques devraient �tre ferm�es sur le champs le temps que Montr�al mette sur pied un processus de contr�le beaucoup plus rigoureux pour prot�ger les baigneurs.

Plusieurs autres informations sont disponibles dans Le Journal de Montr�al aujourd'hui et sur le r�seau TVA, mais si vous voulez savoir dans quelle eau vous vous �tes baign�s dans la piscine de votre quartier, Cano� met en ligne aujourd'hui le rapport d�taill� de chacune des 73 piscines de Montr�al.

20- No�l-Nord � Saint-Laurent
40- Malborough � Saint-Laurent
19- John-F Kennedy � Outremont
38- Marcellin-Wilson � Ahuntsic
15- Saint-Laurent � Saint-Laurent
49- Hartenstein � Saint-Laurent
62- Bourbonni�re � Saint-Laurent
6- Chamberland � Saint-Laurent
48- Decelles � Saint-Laurent (pire taux � Montr�al pour les coliformes totaux : 400 fois plus que la normale)
* - acc�s refus� ou �chantillon confisqu�


Pour consulter la fiche d�taill�e de chacune des 73 piscines, cliquez ici


21 ao�t 2006

Le tiers des piscines � fermer

Montr�al a perdu le contr�le de la qualit� de l�eau de ses piscines publiques ext�rieures, au point o� les baigneurs nagent parfois dans une v�ritable soupe de microbes.

Une �tude d�une ampleur sans pr�c�dent r�alis�e pour le compte du Journal de Montr�al, de Cano�, de TVA et de 24 heures r�v�le que pas moins du tiers des 73 piscines ext�rieures de la Ville sont tellement insalubres qu�elles devraient �tre ferm�es sur-le-champ.

L�eau de chacune des piscines ext�rieures de l��le a �t� analys�e � trois reprises, en juillet et en ao�t, et soumise � des tests chimiques, microbiologiques et toxicologiques en laboratoire.

Les �chantillons ont �t� pr�lev�s par des techniciens et l�eau a �t� analys�e par des chimistes de BioMedco, laboratoire r�put� de Montr�al.

� plusieurs reprises, les analyses ont entre autres confirm� dans certaines piscines la pr�sence marqu�e des redoutables bact�ries E. coli, C. difficile et Legionella.

Mais l�enqu�te a surtout d�nombr� diff�rents niveaux de coliformes totaux, de mati�res f�cales, d�urine et de salet�s telles que la sueur, les cheveux, les poils et la cr�me solaire.

L�eau de 72% des piscines, soit 52 sur 73, s�est av�r�e non conforme aux normes en vigueur. L�eau d�aucune pateaugeoire n�a �t� analys�e.

Des arrondissements cibl�s
Selon l��tude, les piscines les plus dangereuses pour la sant� sont situ�es principalement dans les arrondissements LaSalle, Lachine et Pierrefonds�Roxboro.

Il s�en trouve aussi � l��le-Bizard, � Saint-Laurent, Lachine, Saint-L�onard et C�te-des-Neiges, aussi bien qu�� Anjou et Ahuntsic.

Si vous vous �tes baign� dans l�une des pires piscines de Montr�al et que vous avez souffert au cours de l��t� de gastros, d�otites, de diarrh�es, de maux de t�te, d�allergies de r�actions cutan�es ou d�allergies, il y a peut-�tre un lien � faire (voir autre texte).

Le Journal publie ce matin le r�pertoire des pires et des meilleures piscines de Montr�al, selon l��tude. Mais pour conna�tre avec plus de d�tails dans quelle eau vous vous �tes baign� cet �t�, le bulletin de note de chacune des piscines est disponible sur le site www.canoe.qc.ca

Le pire endroit
Le pire endroit o� les gens ont pu se baigner sans connaissance du danger a �t� la piscine M�nard, rue Cl�ment � LaSalle. M�me �au pif� et � l��il nu, � cause de sa couleur, de son opacit� et de son odeur, il aurait �t� possible de constater la gravit� du probl�me.

Au microscope, toutefois, c��tait encore pire� � LaSalle toujours, la piscine Lefebvre arrive au 2e rang dans le palmar�s des pires piscines. Les autorit�s l�ont d�ailleurs ferm�e durant 24 heures, le 5 ao�t, pour corriger la situation.

Cependant, elle aurait aussi d� �tre ferm�e les trois jours o� nous l�avons �chantillonn�e.

On note m�me que l�une des trois piscines l�gu�es par les comp�titions de la FINA, � l��le Sainte-H�l�ne, a rat� les trois tests � cause d�un surplus de chlorination.

Le chlore tue les bact�ries, mais un exc�dent de chlore peut devenir tout aussi dangereux pour la sant�.

Les bonnes piscines
Par contre, une vingtaine de piscines occupent le tableau d�honneur.

Celles qui ont le mieux r�ussi les trois tests sont regroup�es dans les secteurs Villeray, Saint-Michel, Rivi�re-des-Prairies, Rosemont et Petite-Patrie.

�tonnamment, c�est la piscine Pie XII, � Saint-L�onard, qui occupe le premier rang pour la qualit� de l�eau, malgr� le fait que deux autres piscines de cet arrondissement se classent assez loin dans le palmar�s.

Pire que pr�vu
Le Dr Drasko Pekovic, pr�sident de BioMedco, qui a dirig� les recherches et analyses en laboratoire, ne cache pas que les r�sultats obtenus sont pires que ceux qu�il avait anticip�s.

� La qualit� de l�eau de certaines piscines �tait pire par moments, dit-il, que celle qui avait empoisonn� les r�sidants de Walkerton, en Ontario, et tu� sept citoyens de cette petite municipalit�, il y a six ans.

� Mais il faut �viter de comparer des pommes et des oranges �, dit-il.

Il explique que l�eau de baignade n�est �videmment pas une eau de consommation, bien que les baigneurs finissent toujours par en ingurgiter une certaine quantit�.

Selon le scientifique, toutes sortes de probl�mes de sant� publique peuvent �tre caus�s par une baignade dans une eau de mauvaise qualit�.


21 ao�t 2006

Un probl�me de sant� publique

Des centaines, voire des milliers de personnes, sont victimes chaque ann�e de probl�mes de sant� li�s � la baignade dans les piscines publiques.

�ric Yvan Lemay

� Il y a des risques de transmission de maladies infectieuses, c'est �vident �, dit le Dr Beno�t L�vesque, de l'Institut national de sant� publique du Qu�bec.

� Mais si on respecte les normes de chloration, on diminue la pr�sence d'organismes pathog�nes. �

Par contre, si on met trop de chlore dans une piscine, il peut en r�sulter un cocktail dangereux. Bon an mal an, plus de 500 personnes rapportent des intoxications au chlore. M�me si, la plupart du temps, il ne s'agit que d'une grosse toux, certains cas aigus n�cessitent une hospitalisation.

Parmi les probl�mes les plus r�pandus, on note des gastro-ent�rites, des otites, des irritations de la peau et des yeux, des difficult�s respiratoires et des verrues plantaires.

� La plupart des gens ignorent qu'ils ont �t� contamin�s � la piscine �, dit le Dr L�vesque.

Les plus vuln�rables sont les enfants et les personnes �g�es, asthmatiques et cardiaques.

La pointe de l'iceberg
Selon lui, les rares cas d'�closion de maladies infectieuses rapport�s dans les piscines publiques ne sont que la pointe de l'iceberg.

Ainsi, pas moins de 85 personnes avaient souffert de diarrh�es apr�s avoir fr�quent� une piscine dans un camping en Mont�r�gie durant l'�t� 2004. On avait alors d�tect� la pr�sence du parasite chryptosporidium parvum, � l'origine de plusieurs �closions de gastro-ent�rites au Canada et aux �tats-Unis.

� Je ne me baignerais jamais dans une piscine dont j'ignore le contenu �, dit Drasko Pekovic, responsable de l'�tude sur la qualit� de l'eau des piscines publiques.

Plus risqu�es que les lacs
Dans un document d�pos� devant le BAPE, deux m�decins de la Direction de la sant� publique de Montr�al-Centre disent m�me que l'eau de piscine �tait plus dangereuse que celle des lacs.

� La proportion de la population expos�e est beaucoup plus grande que celle expos�e � l'eau r�cr�ative de type naturelle... Le risque � la sant� nous semble �galement plus grand �, peut-on lire dans le rapport sign� par Claudine Christin et le Dr Anne Bruneau.

Les piscines surcharg�es de baigneurs seraient particuli�rement vuln�rables.

� La surfr�quentation fait augmenter la chloramine dans l'eau. �a peut causer des incidents �, dit Marion Schlebelen, qui a recens� les cas d'intoxication au chlore.

� Le chlore est un gaz irritant qui peut causer des inflammations de la surface cellulaire. L'asthme peut �tre exacerb� �, dit-elle.

Les sp�cialistes estiment qu'il faut de toute urgence renforcer la formation des gestionnaires de piscine quant aux normes � respecter.

Selon le Dr L�vesque, les chlorinateurs automatiques permettent de limiter les erreurs humaines.

Quoi faire en cas d'intoxication au chlore

En cas d'irritation de la peau
� Retirer les v�tements de baignade.
� Sortir de l'eau au moins une demi-heure.

En cas de contact avec les yeux
� Rincer � l'eau courante.
� Garder les yeux ouverts pendant au moins trente minutes.

En cas d'inhalation
� Rester � l'air libre, de pr�f�rence assez loin de la piscine.
� �viter tout effort musculaire.
� En cas de difficult�s respiratoires, se rendre � l'urgence de l'h�pital le plus pr�s.

En cas d'ingestion
� Boire de l'eau ou du lait.
� Ne pas se faire vomir.
� Prendre du repos.

* Dans tous les cas, il est recommand� de contacter Info-Sant� ou le centre antipoison. Des infirmi�res qualifi�es pourront vous renseigner.

Source: Marion Schlebelen, INSPQ

Se prot�ger des bact�ries

� Prendre une douche savonneuse avant et apr�s la baignade. De pr�f�rence � l'eau chaude.

� Porter des sandales ou gougounes pr�s de la piscine.

� Quitter la piscine si on d�tecte un incident f�cal et pr�venir le responsable de la piscine.

� Faire porter des couches r�sistantes � l'eau aux jeunes enfants.

� �viter un exercice physique intense avant la baignade. La sueur est porteuse de nombreuses bact�ries.


21 ao�t 2006

Manque de formation et de contr�le

L'entretien de l'eau de baignade est confi� aux sauveteurs dans les piscines municipales.

Chacun fait de son mieux et les laboratoires de la ville n'ont pas comme consigne de v�rifier la qualit� de l'eau r�guli�rement.

Le Journal a appris que les laboratoires de la Ville de Montr�al offrent des services d'analyse mais que les arrondissements sont libres d'y recourir ou non, puisqu'il y a des frais.

Il semble que 11 arrondissements sur 19 fassent ainsi analyser l'eau de leurs piscines une ou deux fois par mois, ou sur demande. Parmi ceux-ci se trouvent neuf arrondissements de l'ancien Montr�al, d'Anjou et de Montr�al-Nord.

Les meilleurs r�sultats de notre enqu�te ont d'ailleurs �t� relev�s dans ces arrondissements.

Nager dans l'inconnu
On ne sait pas, � l'h�tel de ville, comment les choses se passent dans les autres arrondissements.

Une v�rification effectu�e ces derniers jours par le Journal de Montr�al aupr�s de plusieurs arrondissements a d�montr� que les sauveteurs recevaient une formation de base au d�but de la saison pour tester l'eau de leur piscine.

Le rythme des tests effectu�s par ceux-ci peut toutefois varier d'un arrondissement � l'autre. La norme semble aux deux heures, mais la fr�quence passe aux trois heures dans certains arrondissements.

Les sauveteurs sont des employ�s saisonniers qui rel�vent d'un responsable (saisonnier lui aussi) pour chaque piscine.

Malgr� leurs bonnes intentions, des sauveteurs rencontr�s ces derniers jours ont affirm� qu'ils n'ont pas l'exp�rience de �vrais techniciens� exp�riment�s en contr�le de la qualit� de l'eau de baignade.

De toute fa�on, l'embauche de �vrais techniciens� ne semble pas la garantie d'une eau de baignade sans danger puisque l'une des trois piscines de l'�le Sainte-H�l�ne a rat� les trois tests en laboratoire. La qualit� de l'eau de ces piscines est confi�e � une firme priv�e de sp�cialistes.

R�glements d�ficients
Selon le Dr Drasko Pekovic, auteur de l'�tude scientifique, �la r�glementation existante comporte des lacunes importantes�. C'est le probl�me num�ro un.

Deuxi�mement, il note dans son rapport qu'il n'y a aucune exigence de formation �pertinente� pour les employ�s qui veillent � la qualit� de l'eau dans les piscines municipales.

� Il n'y a aucune exigence non plus concernant la fr�quence des analyses microbiologiques �, dit-il.

De plus, le seul d�sinfectant mentionn� et autoris� dans la r�glementation est le chlore.

� Or, conclut-il, il est connu que le chlore n'est pas efficace contre certains parasites. �

Il n'y a pas d'inspection syst�matique des piscines ext�rieures de la Ville de Montr�al, m�me pas en p�riode de canicule quand ces piscines sont surpeupl�es.

Ce qui a le plus surpris le Dr Drasko Pekovic dans l'analyse des �chantillonnages d'eau des piscines a �t� la pr�sence � plusieurs endroits de la bact�rie Legionella qui peut engendrer la maladie du l�gionnaire.

Les recommandations de BioMedico

� Fermeture imm�diate des piscines ayant une qualit� d'eau non conforme pour plusieurs param�tres majeurs �tudi�s, soit le tiers des piscines de Montr�al.

� Apporter les mesures correctives appropri�es pour assurer la qualit� de l'eau des piscines qui restent ouvertes au public.

� Analyses imm�diates plus approfondies des piscines non conformes en incluant les �tudes virologiques ainsi que la recherche parasitaire.

� Rendre disponibles � tous les baigneurs les r�sultats de contr�le sur la qualit� de l'eau des piscines et l'afficher visiblement � l'entr�e des piscines.

� Rendre disponibles � la population les informations sur la conformit� des piscines publiques.

� Imposer la douche savonneuse obligatoire � l'eau chaude avant d'aller � l'eau.

� Effectuer dans la mesure du possible une �tude �pid�miologique de l'impact qu'ont pu avoir les piscines non conformes sur la sant� des baigneurs.


21 ao�t 2006

Du jamais vu

�ric Yvan Lemay

L'�tude men�e par le Laboratoire BioMedco est la plus importante jamais faite dans la province et m�me au Canada.

Pendant plus de deux mois, pas moins de huit techniciens, chimiste et microbiologistes ont analys� l'eau des 73 piscines de Montr�al.

En tout, c'est pr�s de 219 �chantillons qui ont �t� analys�s selon 16 param�tres diff�rents, pour un grand total de 3504 analyses en laboratoire, une op�ration qui aurait �t� prohibitive pour un m�dia unique � Montr�al. Le rapport complet est une brique de quelque 200 pages.

Des heures de travail
Le Laboratoire BioMedco est reconnu pour ses analyses microbiologiques, chimiques, nutritionnelles et toxicologiques.

Il se sp�cialise entre autres dans les analyses d'eau.

Des centaines d'heures de travail ont �t� n�cessaires pour colliger les donn�es, pr�lever les �chantillons et faire les analyses.

Les derni�res �tudes du genre remontent � 1998 et on n'avait analys� que 24 piscines ext�rieures et 44 pataugeoires pour enfants.

Aux �tats-Unis, une importante �tude sur 22 000 piscines a permis de d�tecter de s�rieux probl�mes. Ainsi, 8,3 % des inspections s'�taient sold�es par une fermeture pure et simple des piscines.

Des infractions sur les niveaux de PH et de chlore ont �t� not�es dans la majorit� des cas.



photo : Robert Mailloux, La Presse

21 ao�t 2006

Montr�al ferme 48 de ses piscines

� la suite de la parution des r�sultats d'une �tude effectu�e par BioMedco et publi�e dans le Journal de Montr�al de lundi, le maire de Montr�al, G�rald Tremblay, a d�cid� de fermer les deux tiers des 73 piscines de la ville, jug�es non conformes.

L'�tude met en lumi�re une forte quantit� de bact�ries redoutables telles E.Coli, C.Difficile et Legionella dans les piscines publiques.

Des tests seront �galement faits par les diff�rents arrondissements sur l'autre tiers des piscines et des pataugeoires de Montr�al afin de ne prendre aucun risque, a indiqu� M. Tremblay.

Selon le maire, les arrondissements proc�dent diff�remment lorsqu'ils effectuent l'analyse des piscines. Les anciens arrondissements de la ville, mais �galement Anjou et Montr�al-Nord, font faire leur analyse par le laboratoire de la Ville. Les autres arrondissements, notamment Saint-L�onard, confient leurs tests dans des laboratoires priv�s.

L'enqu�te de BioMedco a �tabli que les meilleurs r�sultats �taient puis�s dans l'eau des piscines des arrondissements qui la font inspecter par le laboratoire de la Ville. Il y a par contre un paradoxe : une piscine de l'arrondissement de Saint-L�onard occupe le premier rang quant � la qualit� de l'eau, alors que deux autres se classent parmi les pires.

M. Tremblay ne croit pas qu'il s'agit d'un probl�me de d�centralisation des pouvoirs aux arrondissements, mais plut�t une question de respect des normes. Le maire de Montr�al a affirm� que tous les moyens seront pris afin que les piscines respectent les standards de salubrit�.

Quant au ministre de la Sant�, Philippe Couillard, il a dit qu'il avait d�j� demand� � ses fonctionnaires de lui faire des recommandations concernant la s�curit� dans les piscines publiques et que dor�navant, la surveillance de la qualit� de l'eau devra s'ajouter � ce mandat.

Il a rappel� que ce sont les municipalit�s et les arrondissements qui doivent prendre le leadership dans ce domaine, alors que le r�le du gouvernement est de les soutenir et de leur fournir l'expertise n�cessaire.


21 ao�t 2006

Piscines publiques � Montr�al :
une �tude r�v�le un grand nombre de bact�ries

La Ville de Montr�al a perdu le contr�le de la qualit� de l'eau de ses piscines publiques ext�rieures, au point o� les baigneurs nagent parfois parmi une forte quantit� de bact�ries redoutables telles E.Coli, C.Difficile et Legionella.

C'est ce que r�v�le une �tude de plus de 3500 �chantillons d'eau men�e pendant deux mois par huit scientifiques du laboratoire BioMedco, dont les conclusions sont publi�es ce matin dans le Journal de Montr�al.

L'eau contamin�e se trouve dans des piscines de tous les secteurs de l'�le de Montr�al, mais en g�n�ral, les pires sont localis�es dans le nord et l'ouest de l'�le.

Le laboratoire affirme que les normes de propret� de l'eau sont viol�es dans 52 des 73 piscines ext�rieures de Montr�al et de ses banlieues insulaires; plus d'une quinzaine devraient �tre ferm�es, selon BioMedco.

En plus des bact�ries, l'enqu�te a surtout d�nombr� diff�rents niveaux intol�rables de coliformes totaux, de mati�res f�cales, d'urine, de la cr�me solaire de m�me que des cheveux et des poils.

Les r�sultats de la recherche sont pires que ce que craignait le pr�sident de BioMedco, le Dr Drasko Pekovic. � son avis, des piscines � certaines p�riodes de l'�t� pr�sentaient une qualit� pire que celle qui avait empoisonn� des milliers de r�sidants de Walkerton, en Ontario, il y a six ans; sept d'entre eux en �taient morts.

L'enqu�te a �tabli que les meilleurs r�sultats �taient puis�s dans l'eau des piscines des arrondissements qui la font inspecter une ou deux fois par mois : neuf arrondissements de l'ancien Montr�al, Anjou et Montr�al-Nord.

Une baignade dans une eau de piscine impropre peut expliquer une foule de probl�mes de sant� : otites, maux de t�te, diarrh�e, allergies et diverses r�actions cutan�es. Les enfants et les personnes �g�es sont les gens les plus � risque.

Il est �vident pour l'Institut national de sant� publique que de l'eau de baignade impropre est source de transmission de maladies infectieuses.

L'enqu�te a d�montr� que la v�rification de la qualit� de l'eau est confi�e aux sauveteurs, des employ�s saisonniers n'ayant pas l'exp�rience de techniciens aguerris. Cette v�rification est parfois n�glig�e, semble-t-il, pour raisons budg�taires.

Le Dr Pekovic rel�ve une r�glementation cribl�e de lacunes, une pi�tre formation du personnel et une utilisation insouciante du chlore. Il recommande, en outre, des analyses imm�diates plus approfondies des piscines non conformes et la tenue d'une �tude �pid�miologique s�rieuse.

Le m�decin croit aussi que dor�navant, tous les baigneurs devraient �tre soumis � une douche � l'eau chaude et au savon avant chaque baignade en piscine publique.

Selon le �Journal de Montr�al�, l'�tude que BioMedco a men�e est la plus importante du genre � avoir �t� r�alis�e jusqu'ici au Canada.


21 ao�t 2006

Qualit� de l'eau des piscines :
le nouveau r�glement sera plus s�v�re

Le r�glement sur les normes de qualit� de l'eau des piscines publiques sera revu l'an prochain et sera plus s�v�re, pr�vient la Direction de la protection de la sant� publique du minist�re qu�b�cois de la Sant�.

R�agissant � l'�tude d�montrant que le tiers des piscines de Montr�al sont insalubres, le directeur de la sant� publique, Horacio Arruda, �met l'hypoth�se que des p�nalit�s puissent �tre impos�es aux gestionnaires qui ne respecteront pas le r�glement.

Selon lui, la loi actuelle, qui ne pr�voit aucun m�canisme de ce genre, devrait avoir �plus de dent�. � L'objectif n'est pas de trouver des coupables, mais que chacun prenne conscience du r�le qu'il a � jouer dans ce domande-l� (la qualit� de l'eau dans les piscines publiques). La sant� publique a un r�le de gardien �, a indiqu� lundi M. Arruda.

Il se dit surpris des r�sultats de l'�tude men�e � Montr�al et du fait que des traces de bact�ries dangereuses (E.Coli, C. Difficile et Legionella) aient �t� d�tect�es, qualifiant la situation d'inacceptable.

Selon lui, on ne peut conclure que des piscines publiques d'autres grandes villes du Qu�bec sont insalubres sur la seule base des r�sultats obtenus � Montr�al.

Il entend tout de m�me discuter du respect des normes dans le reste de la province avec les autorit�s responsables au minist�re de l'Environnement.

Le texte du nouveau r�glement pr�voit des tests bact�riologiques men�s par une firme accr�dit�e une fois � toutes les deux semaines dans les piscines ext�rieures.

La r�vision du R�glement sur les pataugeoires et les piscines publiques �tait d�j� pr�vue avant la publication de l'�tude sur la qualit� des eaux de piscine de l'�le de Montr�al.


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