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21 août 2006

Atlanta, été 1998...

On trouvera bien un puriste (ou un relationniste) pour dire que l'enquête du Journal de Montréal sur les risques d'empoisonnement dans nos piscines publiques est un épouvantail destiné à faire freaker les gens en cette fin d'été.

À ces sceptiques, vous direz de s'asseoir devant un ordinateur, d'aller sur le moteur de recherche Google et d'y entrer ce qui suit : Atlanta, White Water, E. coli, 1998.

Ils y trouveront l'histoire du parc aquatique White Water, en banlieue d'Atlanta, en Géorgie, où 26 enfants ont été infectés à la bactérie E. coli, en juin 1998. Sur les 26 enfants, plusieurs ont été hospitalisés. Quelques-uns ont gardé des séquelles permanentes de l'infection, qui s'attaque aux organes, notamment aux reins.

Un enfant, la petite McCall Akin, en est morte. Elle avait 2 ans et demi.

Pour ceux que ça intéresse, je lance sur mon blogue une discussion sur nos piscines toxiques. J'aimerais vous lire là-dessus. On y trouvera aussi d'autres liens sur le cas d'Atlanta, par exemple.

Un coupable bien caché
Le parallèle entre le parc White Water d'Atlanta en 1998 et les piscines publiques de la région de Montréal en 2006 ?

Des tests de qualité de l'eau insuffisants.

La petite Summer Kirkland avait 4 ans quand elle s'est baignée, en 1998, dans la pataugeoire de White Water. «Nous ne savions pas ce qu'elle avait, m'a expliqué sa mère, Linda, au téléphone, hier. Elle se sentait mal, il y avait du sang dans ses selles. J'étais très inquiète, évidemment. Je ne savais pas ce qu'elle avait, je n'ai jamais, jamais fait le lien avec la visite à White Water, cinq jours avant. Jamais je n'aurais pensé qu'une piscine puisse empoisonner nos enfants...»

C'est justement ce qui rend les poisons cachés dans l'eau si pernicieux : ils rendent les baigneurs malades longtemps après leur visite à la piscine.

Difficile, dans ces circonstances, de déclarer la piscine coupable d'empoisonnement de baigneur innocent. Et d'établir des statistiques sur les victimes de ces piscines toxiques.

Plus de tests
Ce qui ressort de l'enquête du Journal, et du cas américain cité plus haut, c'est que les piscines publiques sont de surprenants incubateurs à calamités microscopiques. On ne risque pas sa santé à chaque plongeon, évidemment. Mais otites, diarrhées et irritations cutanées, autant de problèmes de santé qui taxent le système de santé, sont des risques inattendus d'une petite saucette dans les piscines municipales...

À Atlanta, Linda Kirkland n'a pas oublié l'été 1998. Sa fille, Summer, a maintenant 12 ans. Surprise : Mme Kirkland est retournée au parc aquatique White Water. Souvent.

«Les autorités du parc ont fait ce qu'elles devaient faire, dit-elle. Elles ont pris des précautions sanitaires, par exemple. Et elles testent l'eau beaucoup plus souvent, et de façon beaucoup plus rigoureuse qu'avant.»

Et c'est ce que devraient faire les autorités municipales de Laval, de Montréal et de Longueuil.


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