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20 décembre 2006

Les chimistes veulent un rôle

L'Ordre des chimistes du Québec veut encadrer davantage le secteur des piscines municipales.

Selon le président et directeur général de l'Ordre, Martial Boivin, les sauveteurs qui entretiennent les eaux de baignade posent des actes qui relèvent de la chimie sans être supervisés par des chimistes membres de l'Ordre.

Une étude scientifique du Journal de Montréal a d'ailleurs démontré au mois d'août que les piscines constituaient une «soupe de microbes».

Dans une entrevue au Journal hier, M. Boivin a soutenu que «rien n'empêcherait un sauveteur de faire des analyses (n.d.l.r.: de la qualité de l'eau) mais à la condition que quelque part, dans le système, il y ait un responsable professionnel qui est conscient de l'ensemble du processus chimique».

M. Boivin estime que la protection du public exige qu'il y ait un chimiste dans la structure de supervision, «garantie que l'Ordre n'a pas».

En termes d'encadrement, il parle de « plusieurs autres éléments qui sont actuellement scrutés... dont celui des tests d'alcoolémie » qui sont faits par des policiers.

Québec en cause
Il a indiqué qu'il s'agit là aussi de pratique de chimie sans surveillance professionnelle.

Il constate que Québec autorise les policiers à faire des tests de chimie, « mais en même temps il n'enlève pas l'obligation de l'ordre d'encadrer ces activités ».

Il estime qu'il appartient donc à l'Ordre des chimistes « de mettre en place des mécanismes d'encadrement pour régulariser ces pratiques chez les officiers de police ».

M. Boivin a apporté ces précisions dans une entrevue au Journal concernant les «avis d'infraction» déposés à la Cour supérieure contre le microbiologiste Drasko Pekovic, qui a réalisé l'étude scientifique sur la qualité de l'eau dans les piscines publiques de Montréal et Laval.

Il n'a pu préciser au Journal sur quelle base les actes reprochés à Drasko Pekovic tenaient de la pratique de la chimie.

« Je n'ai pas le détail de la liste des activités qui ont été faites...», a-t-il déclaré, tout en rappelant qu'il s'agit de présomptions et non pas d'un «jugement ».

Le Québec est la seule province où la pratique de la chimie est réglementée par le gouvernement comme pratique exclusive. Selon Martial Boivin, l'Alberta accorde aussi à l'Association des chimistes le «titre réservé» sans pouvoir de poursuivre.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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