L'Europe du
XVIIe au XIX si�cle
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Au d�but du XVIIe si�cle, la cour d�Angleterre manifeste un int�r�t croissant pour les
�masques�, un divertissement musical qui impliquait deux groupes de danseurs de calibre diff�rent:
les masques et les anti-masques. Les masques, les danseurs les plus talentueux de la cour,
pr�sentaient des ballets en costumes �clatants. Les anti-masques, des danseurs professionnels
consid�r�s comme des baladins, ex�cutaient des danses �comiques�. Parfois, les masques invitaient
les spectateurs � participer � une p�riode de danse g�n�rale.

Apr�s le mariage de Charles I avec la soeur de Louis XIII, en 1625, la mode fran�aise
s�installa de nouveau en Angleterre. Les branles fran�aises sont de nouveau dans�es � la cour, mais
avec de nouveaux arrangements. On commence avec le branle simple suivie du branle gai, qui ne
se danse plus en sautant, mais seulement avec des �l�vations sur la pointe; on encha�ne ensuite avec
une figure en serpentin comme dans l�ancienne farandole.

La gavotte s�y dansait aussi � la mani�re de France, avec des baisers et des d�placements en
progression: le premier couple menait la danse, apr�s un certain nombre de passages, le cavalier se
dirigeait vers les autres dames et embrassait chacune d�elles tandis que sa partenaire en faisait autant
avec les autres cavaliers; le premier couple se pla�ait ensuite � l�arri�re; le second couple, occupant
alors la premi�re place, menait la danse � son tour, et ainsi de suite pour les couples restants. Cette
fa�on de faire changer le premier couple est encore pratique aujourd�hui dans nos contredanses.
La courante, favorite du grand roi Louis XIV, est une danse digne et grave. Elle fut dans�e
en Angleterre mais pas longtemps car les Anglais la trouvait trop ennuyante.

En 1651, un livre de danse est publi� pour les �l�ves de l��cole de droit dont le programme
de formation g�n�rale comprenait la danse. Le r�pertoire comprenait une centaine de danses, de 12
types diff�rents. On y trouve des rondes vari�es, des square, des longways, des jeux et des mimes,
ainsi que des danses difficiles � identifier. La country-dance avait la place d�honneur dans tous les
bals, o� elle occupait surtout la partie finale.
En 1662, le menuet fut introduit � la cour de Charles II par un Fran�ais en exil. Elle devint
la danse de c�r�monie qui inaugurait le grand bal. Les ma�tres � danser avaient chor�graphi� cette
danse tr�s noble et tr�s digne dans ses moindres d�tails de sorte qu�une ex�cution  correcte
demandait un long entra�nement.

Toutes jeunes filles de bonne famille devait ma�triser un r�pertoire de menuets avant d��tre
pr�senter dans la soci�t� mondaine. Lors de son premier bal, la d�butante devait se produire seule,
avec son partenaire sous l�oeil critique de l��l�gante assembl�e.
Vers la fin du XVIIe si�cle, les danses fran�aises perdirent de leur popularit� en Angleterre
tandis que les country-dances, qu�on appelait anglaises, conservaient toujours une place de choix
dans le coeur des gens.

  En France, au d�but du XVIIIe si�cle, apr�s avoir adopt� la  country-dance ex�cut�e en
colonnes ( longways) , on assista � la naissance de la contredanse fran�aise, connue sous le nom de
cotillon : cette danse sera adopt�e par les Anglais dans le dernier quart du si�cle, et les cotillons
seront alors dans�s � la cour et dans les immenses salles qu�on appelait �Assembly Rooms�
fr�quent�es par les gens riches.

De ce cotillon dans� en pot-pourri, na�tra le quadrille fran�ais, qui aurait �t� dans�e pour la
premi�re fois en Angleterre en 1815.
Au d�but du XIX e si�cle, les Anglais manifestent beaucoup d�enthousiasme pour les Scotch
reels et les �cossaises . D�s 1817, on assiste � l�innovation d�un quadrille pr�sent� en Angleterre
sous le nom de quadrille des lanciers ou the lancers, puis s�ajoutent des cal�donias et quadrilles de
toutes sortes.

Vers 1830, la mode des danses � deux, avec enlacement des partenaires, fait partout fureur;
ce sont les danses dites �modernes� ou � de salon�. D�abord, la valse, non sans opposition, envahit
les salons les plus riches. Suivirent le galop , la polka, la  mazurka, le schottische et leurs
nombreuses variantes. Toutes ces danses � �sensation� d�log�rent progressivement la country-dance
des salons.

Signalons enfin l�existence d�une nouvelle forme de cotillon n�e en France, sorte de
divertissement tr�s l�ger compos� de jeux de soci�t� entrecoup�s de danses qu�on ex�cutait avec ou
sans accessoires. La r�ussite de ces cotillons reposait sur l�habilet� du meneur � diriger une foule.
Il n��tait m�me pas n�cessaire d��tre bon danseur pour participer � ces activit�s qui pouvaient durer
jusqu�� trois heures d�affil�e. L�apparition de cette forme de cotillon survenait � une �poque o� on
attachait  maintenant  peu d�importance � la technique et aux pas sophistiqu�s. Le succ�s d�une
soir�e d�pendait  maintenant  davantage du nombre des participants anim�s, de l�esprit du jeu et de
la vari�t�. Le protocole mondain se modifiait et les danses s�rieuses avaient c�d� graduellement la
place aux danses par couple et aux jeux de soci�t�. Cette vogue du cotillon persistera en Angleterre
jusqu�� la fin du XIXe si�cle.
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