| L'Europe du XVIIe au XIXe si�cle |
| En France |
| Au d�but du XVIIe si�cle, au moment o� l�aristocratie anglaise s�int�resse aux �masques�, la noblesse fran�aise subit �galement l�influence italienne et se laisse divertir par des spectacles de ballet. Le ballet de cour, introduit en France sous le r�gne de Catherine de M�dicis, au XVIe si�cle, prend en effet une importance grandissante au d�but du XVIIe . Les danseurs se recrutent parmi les courtisans auxquels s�ajoutent quelques rares professionnels. De 1589 � 1610, �plus de quatre vingts ballets furent pr�sent�s � la Cour; le roi se d�laissait ainsi des fatigues de la guerre et de la politique� D�ailleurs les rois eux-m�me participent activement � ces divertissements r�serv�s � la cour et aux riches seigneurs, et qui en viendront � exiger la collaboration d�un nombre grandissant de sp�cialistes de diff�rentes disciplines. Sous Louis XIV, on assiste � l�organisation ou � la r�organisation de diverses acad�mie.. C�est dire qu�on s��loigne de l�amateurisme pour s�engager de plus en plus dans le professionnalisme; on assiste alors � la naissance de la danse de th��tre. Progressivement, les ballets deviennent des spectacles payants et sont dans�s uniquement par des professionnels. Les danses de soci�t� ont toujours lieu � la cour. Les ma�tres � danser exigent que tous les mouvements soient faits de fa�on sp�cifique. La fa�on de saluer, de se pr�senter, de manipuler le chapeau et m�me de marcher fait partie de l�entra�nement du danseur. C�est la recherche de la perfection technique de la danse noble, grave et s�rieuse qu�on d�signe sous le nom de �belle danse�. Sous le r�gne de Louis XIV, le grand bal prend ainsi l�allure solennelle d�une c�r�monie exigeant une longue et minutieuse pr�paration. Nul autre que le roi ne pr�side au choix et � la disposition des ex�cutants et m�me des spectateurs. Ne danse pas qui le d�sire au bal de c�r�monie! Ces bals commencent par le branle en cort�ge o� le roi et la reine passent du haut de la danse au bas de la danse pour le deuxi�me couplet et montent � chaque couplet jusqu�� ce qu�ils soient revenues au haut de la danse. On danse ensuite la gavotte dans le m�me ordre que le branle. Lorsque chacun revient dans la position originale de la danse, une r�v�rence g�n�rale termine la danse. C�est la fin de la premi�re partie du bal Suivent les danses � deux, la courante durant la jeunesse de Louis XIV, le menuet � la fin de son r�gne et sous Louis XV. Le roi et la reine � et eux seuls -- dansent la premi�re. Le roi est ensuite remplac� par le prince. Lorsqu�il a fini la danse avec la reine, elle retrouve sa place et le prince va faire une r�v�rence � la princesse avec qui il doit danser la prochaine danse et retourne l�attendre sur le plancher de danse. Chaque danseur danse deux danses de suite avec deux partenaires diff�rents. Un seul couple danse � la fois. Le menuet devient la premi�re danse du bal. Elle met en valeur la digne et l�allure noble des ex�cutants. Les sauts sont �vit�s et les figures sont simples. Vers la fin du XVIIe si�cle, la country-dance est introduite en France. Elle est accept�e que tr�s graduellement � la cour par l�aristocratie fran�aise. Elle devient aussi populaire que le menuet qu�au XVIIIe si�cle et prendra le nom de contredanse. On adopta plusieurs danses d�origine anglaise du type longway . Elle ont l�avantage de ne pas exiger un long entra�nement e telles sont amusantes. Apr�s avoir danser les contredanses du type longway, les Fran�ais en inventent pour quatre ou huit danseurs dispos�s en carr�, c�est la naissance du cotillon. Dans le dernier quart du XVIIIe si�cle, on danse des contredanses � l�anglaise ou � la fran�aise, c�est � dire des longways ou des cotillons. Viendra ensuite le pot pourri de contredanses ou on y danse jusqu�� neuf cotillons sur des m�lodies diff�rentes. Il faudra ensuite attendre le premier quart du XIXe si�cle pour la naissance du quadrille, d�riv� du pot-pourri, qui comprendra une suite de contredanses en cinq parties. A la fin du XIXe si�cle, le quadrille des lanciers, ou les lanciers , est connu en France. La France adopte la vogue des danses � deux qu�on appelait aussi �danses tournantes�, comme la c�l�bre valse. Elle n�a pas �t� imm�diatement accept�e dans les salons mais a d� plut�t attendre les ann�es 1830 avant qu�elle ne soit danser dans les grands salons. Quelques ann�es plus tard, la polka fait son apparition et conquiert les foules en peu de temps. L�aristocratie la trouve trop vulgaire et ne l�accueille qu�apr�s un certain temps. Vers 1844, la polka fait fureur. Puis c�est une succession de danses nouvelles comme le galop, la mazurka, la polka-mazurka, le schottische, la r�dova et bien d�autres. Pourtant toutes ces danses � deux qui favorisent le rapprochement de personnes de sexe diff�rent attirent la foudre de l��glise et des gens pieux. Ils les consid�rent comme immorales. |