Systèmes de parenté: Intro, chapitre 1

 

Intro

♣ Le fait de se réclamer d’un ancêtre commun peut être rassurant psychologiquement.

♣ Dans plusieurs sociétés, la structure sociale repose essentiellement sur les relations aux ancêtres, qui se trouve être le fondement de la plupart des interactions des droits et devoirs, des sentiments et comportement.

♣ Ce qui à nos yeux peut sembler du népotisme, est pour certain un simple devoir moral

♣ Dans les sociétés occidentales, tout le système de sécurité sociale est axé sur la famille élémentaire; malgré toutes les ruptures, les sentiments liés à la parenté persistent.

♣ Aucune société connue n’est parvenue à se dispenser d’un minimum de relations sociales liées à la parenté

 

McLennan (primitive mariage)

1-      État de promiscuité où les liens généalogiques étaient à la femme seulement.

2-      Liens généalogiques passent par les hommes seulement.

3-      Avènement de la monogamie et détermination des liens généalogiques par les deux sexes.

 

♣ Les systèmes de parenté ne sont hiérarchisables, ils sont un amalgame de choix possibles.

 

Lewis Henry Morgan (nomenclature de parenté)

♣ Thèse en lien avec la thèse évolutionnisme de l’époque avec laquelle il partage les mêmes préjugés.

1-      Système Iroquois est de filiation féminine (phratrie)

2-      Système Aztèque (plus évolué, car ils ont des villes) est filiation masculine (barrios)

 ♣ Selon ses études : De l’état primitif de promiscuité, on serait passé à la parenté par les femmes seulement qui s’observe dans les sociétés les plus archaïques; les progrès de la civilisation et le développement de la vie urbaine auraient coïncidé avec un changement dans le mode de détermination des liens de parenté qui dès lors furent comptés par les hommes seulement. À mesure que la civilisation est devenue plus complexe, les vastes regroupements de parenté se sont atrophiés. (critique : pas un phénomène universel)

 

Radcliffe-Brown

S’intéresse aux nomenclatures et élabore une nouvelle méthode d’analyse des problèmes de parenté selon une approche comparative généralisatrice se rapprochant des lois des sciences naturelles.

 

Relations de parenté (sous deux angles différents) :

-          Société dans son ensemble et nous demander comment elle s’y prend pour former des groupes de parents tels la gens, la curia, la phratrie, et comment les groupes fonctionnent. (étude d’une structure politique dont les unités sont en l’occurrence des groupes recrutés sur la base de la parenté)

-          Examiner l’entrelacement des liens de parenté qui viennent à former un tissu de relations, un réseau (étude de parenté)

 

 

♣ Inscrire les systèmes de parenté dans un continuum et les considérer comme autant de variations sur le thème de l’alliance.

♣ Lorsque les besoins changent, les systèmes de parenté changent aussi mais à l’intérieur de certaines limites.

♣ Chaque système possède des caractéristiques idiosyncrasiques.

 

Chapitre 1 :

♣ Le lien mère-enfant est le premier et le plus important

♣ Les études de parenté ont pour objet ce que l’homme fait, pourquoi il le fait et les conséquences des choix qu’il opère dans ce domaine.

 

Évolution du lien de couple

Au début l’enfant naît prématurément, (9 mois) afin que sa tête passe dans le vagin, cela entraîne un enfant totalement démuni à la naissance et dépendant jusqu’à l’âge adulte, âge avant lequel il fait de nombreuses découvertes et apprentissage. Comme la mère est seule, elle doit supporter se fardeau en nourrissant et protégeant ses enfants. Donc afin de protéger les enfants, il se doit de protéger la mère; d’où le rôle du lien de couple et ainsi donc l’établissement du lien de père chez les peuples monogame et polygyne.

 

♣ L’homme est le seul animal connu capable de se remémorer ses ancêtres jusqu’à la 13e ou 14e génération.

♣ Il est le seul capable de donner une signification juridique, politique et économique à un style de relation (ex. cousin)

♣ sa mémoire et son intelligence lui permettent de se représenter son ascendance, de calculer des degrés de parenté, et surtout d’utiliser ses connaissances pour se forger des liens sociaux.

♣ À un moment donné, des circonstances le contraignent à adopter un tel mode d’adaptation de préférence à un tel autre; mais compte tenu de certaines limites, il demeure libre de varier ses actions selon ce qui lui est plus profitable.

 

4 principes de parenté

1- Les femmes procréent les enfants

2- Les hommes fécondent les femmes

3- Les hommes détiennent ordinairement l’autorité

4- Les proches parents ne s’accouplent pas entre eux

 

♣ Les rapports de parenté sont fondés ordinairement sur la reconnaissance d’une connexion génétique réelle ou présumée (chez les peuples n’ayant pas de connaissances biologiques approfondies), établie la base de ce que connotent localement les termes génétiques et consanguins. Lors de l’adoption, il n’y a pas de véritables liens génétiques, mais une approbation sociale de l’équivalence.

 

Consanguins : parents par le sang

Alliance : Parents par le mariage

Alliés : Individus mariés à nos consanguins

 

*Le père peut être vu comme consanguins ou comme alliés (alliance avec la mère)

 

♣ La famille n’est pas une unité fondamentale ou naturelle, (car il existe des liens polygynes, des liens où deux personnes ont des rapports sexuels sans pour autant former un couple, …), mais bien une unité prédominante. Le terme d’universalité ne peut être employé que si nous prenons les définitions les plus larges et si nous négligeons les exceptions.

 

Systèmes unilinéaires

            Présentent certains avantages : assigne l’individu à un groupe évitant le problème de recoupement

            Restreint le nombre d’héritiers et empêche cette prolifération des individus successibles inhérente au principe cognatique.

 

♣ Filiation matrilinéaire (utérine), les enfants de la sœur de ma mère sont dans mon groupe, mais pas les enfants du frère de ma mère. Et les propres fils d’un homme ne seront pas ses héritiers, car ses biens seront dévolus aux fils de ses sœurs et à ses plus proches parents matrilinéaires. (contrevient au principe #3)

 

♣ Filiation patrilinéaire (agnatique), les enfants du frère de mon père sont dans mon groupe, mais pas les enfants de la sœur de mon père.

 

Système indifférencié

 

♣ Filiation cognatique, membre du groupe du père et de la mère.

 

*Les liens généalogiques servent à déterminer de nombreux rapports sociaux.

*L’analyse exhaustive d’un système de parenté implique la description de toutes les formes d’utilisation des liens de consanguinité et d’alliance.

 

Chapitre 2 : Le problème de l’inceste

 

Distinction entre l’inceste qui intéresse les relations sexuelles et l’exogamie qui intéresse les relations conjugales.

 

Tabou de l’inceste ≠ à exogamie

 

Trois raisons de la persistance au tabou de l’inceste

1-      Sur les maux qui résulteraient pour la famille en particulier et la société en général, des relations sexuelles au sein de la famille conjugale.

-          Empêche la formation de vastes réseaux de relations sociales (c’est faux, on peut connaître l’inceste tout en se mariant avec quelqu’un en dehors de la famille)

-          Les gens ne sauraient plus qui ils sont; confusion dans les rapports sociaux (confusion entre le rôle sociologique et biologique).

-          Possibilité de polyandrie fraternelle au Tibet, (n’affecte en rien les liens familiaux)

-          La seule hypothèse valable pour ce point serait l’argument génétique qui postule qu’une union endogame répétée pourrait engendrer des êtres moins résistants en suivant le principe de la sélection naturelle.

2-      Sur les raisons qui incitent l’homme à pratiquer ou bien à éviter ce genre de relations.

3-      Sur les raisons qui incitent la plupart des sociétés à interdire ou à punir toute infraction à la règle.

 

 

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