Variation biologique: texte 3: Les origines de la diversité (livre anthropobiologie p.150)

Intro

Un génome collectif peut s’enrichir de mutations au courant des migrations, des variations d’effectifs qui font varier les fréquences alléliques.

♣ Ce qui compte c’est le nombre d’enfants utiles qu’une personne va avoir, autrement dit le nombre d’enfants qui auront une descendance.

Fécondation utile Le nombre d’enfants qu’une personne a eus, qui ont eux-mêmes des enfants et qui demeurent dans la population.

Micro-évolution chez l’homme

Micro-évolution : Évolution qui a eue lieu dans les derniers millénaires

Macro-évolution : Évolution suite à des modifications chromosomiques.

Transmission des types éco-géographiques

Bergman remarque en 1847 que les espèces homéothermes vivant dans des pays plus frais produisaient des sujets aux dimensions corporelles plus grandes que celles des climats chauds.

Allen remarque en 1877 que les parties protubérantes (queue, oreilles) sont plus courtes dans les climats frais. Il en conclue que la capacité de l’animal à produire de la chaleur, par son volume, augmente en même temps que ses possibilités d’en perdre par sa surface.

Gloger remarque en 1833 que les races des régions chaudes et humides étaient plus pigmentées que celles des régions froides.

♣ Avec les recherches nous avons pu constater qu’il y a des exceptions à ces règles et des erreurs de la nature, mais il est convenu que les facteurs climatiques influencent les caractéristiques morphologiques.

Théorie synthétique de l’évolution se prête à la recherche de facteurs sélectifs pouvant avoir une influence sur des systèmes au déterminisme génétique simple ( groupe sanguin)

Mécanisme directionnel : La diversité des gènes dans une population serait liée à des phénomènes de sélection, positifs ou négatifs, aboutissant avec le temps à augmenter la fréquence de certains gènes avantagés et à diminuer celle d’autres désavantagés.

Mécanisme balancé : La diversité des gènes dans une population serait liée au fait que les sujets hétérozygotes seraient avantagés par rapport aux sujets homozygotes. Avec le temps ce ci aboutit à diversifier le patrimoine génétique en conservant les allèles nouveaux apparus par mutation.

Mécanisme neutre : La diversité des gènes dans une population serait crée et maintenue au cours du temps par des phénomènes aléatoires.

♣ Souvent ce n’est pas un gène qu’il faut considérer mais plutôt une portion d’ADN englobant plusieurs gènes, ou parties de gènes et des séquences non codantes. Dans ces cas l’unité d’évolution devient le chromosome et non le gène.

Plusieurs spécialistes croient que tout fait social ou biologique a une finalité évolutive, dans ce cadre, il y a quatre courants de pensée :

La culture serait un ordre de phénomènes interagissant avec les gènes dans un processus coévolutif. La sélection naturelle favoriserait les aptitudes génétiques à certains comportements culturels. Les cultures qui se développent à partir de ce fond d’aptitudes génétiquement programmées, influeraient en retour sur la sélection des gènes porteurs de comportements.

La culture serait une autonomie réelle dans sa dynamique mais il y aurait une interaction entre le culturel et le biologique qui pourrait prendre différentes formes.

L’évolution biologique et l’évolution culturelle agissent et réagissent l’une sur l’autre.

La culture évoluerait sous l’effet de sa dynamique propre, avec trois résultats différents.

Modèle de Harry Weinberg

Lorsque les conditions sont respectées, le génome collectif est invariant au cours du temps.

Conditions :

Être suffisamment grande pour que l’inverse de son effectif puisse être considéré comme nul. (ex. plus on lance un 25¢, plus on a de chance d’avoir le même nombre de pile et de face, c’est la dérive génique)

Être fermée à l’immigration et à l’émigration de sujets dont la population parente n’aurait pas les fréquences alléliques.( Lorsqu’un groupe migre, il emmène généralement avec lui une partie du génome collectif de son groupe d’origine, sans pour autant refléter toutes les caractéristiques, en ce reproduisant, ils ne reproduiraient alors qu’une partie du génome, ce serait l’effet fondateur.

Être panmictique, c’est-à-dire sans choix conscient ou inconscient du génotype du conjoint lors des unions.( le choix du conjoint en fonction de la parenté par exemple augmente la fréquence des homozygotes comme il y a un ancêtre commun et donc la possibilité que les deux individus aient les même gène [(0,5) ª+º/2] a représente le nombre de génération entre l’individu 1 et l’ancêtre commun avec l’individu 2; le o représente le nombre de génération entre l’individu 2 et l’ancêtre commun.

Ne pas être soumise à des pressions évolutives du fait de sélections ou de mutations récurrentes. Exemple, à l’île Nauru, les habitants étaient des pêcheurs et une usine a été construite sur l’île, en peu de temps tout le monde est devenu sédentaire et se sont mis à manger des produits de supermarché. Maintenant 65% des adultes sont affectés par le diabète de type II, les femmes étant atteinte font deux fois plus de fausses couches que les autres femmes, réduisant leur descendance et donc le nombre de chance de développer la maladie chez les enfants. L’adaptation à l’altitude est aussi un bon exemple, en quelques générations, on voit une augmentation du volume thoracique, un moindre essoufflement à l’effort et de plus petits globules rouges.

Les membres de tout couple procréateur doivent appartenir à la même génération.

Synthèse

La croyance selon laquelle la morphologie reflèterait l’adaptation au milieu et les gènes l’histoire des populations n’est plus de mise. Nous nous devons de tenir compte de différents autres facteurs tels que les variations d’effectifs (dérive, effet fondateur), migration, choix panmictique ou non du conjoint et la sélection naturelle.

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