ADDEDUM

 

 

Si les agissements de Jules César paraissent illogiques dans son Bellum Gallicum livre VII après le siège de Gergovie, c’est en relisant Plutarque que l’on se rend compte d’une possible erreur dans la description des faits.

 

Plutarque écrivait :

 

C'est pourquoi, ayant quitté leur pays, il traversa celui des Lingones, cherchant à gagner celui des Sequani restés ses amis et plus voisins de l'Italie que le reste de la Gaule.

 

Or Julius Florus mentionnait :

 

La dernière confédération des Gaules fut celle des Arverni et des Bituriges, des Carnutes et des Sequani, simultanément entraînés par Vercingétorix, cet homme dont la prestance, les armes, l'entrain et le nom même inspiraient une certaine terreur.

 

Strabon allait encore plus loin :

 

Les Séquanes avaient été de bonne heure en butte à la haine des Romains, comme aussi des Aeduens, pour avoir pris part à plusieurs reprises aux incursions des Germains en Italie, d'autant que ces incursions avaient révélé leur supériorité militaire, ayant toujours été terribles ou impuissantes, suivant qu'ils avaient prêté ou refusé leur concours aux Germains.

 

Les Sequanii sont donc loin d’être les amis des Romains ! D’autre part, la Séquanie et l’Italie ne sont pas voisines. C’est la Ségusie (Secusiani ou Segusiavi) qui se trouve être la plus proche de la Province (mentionné deux fois par Jules César)

 

Plutarque devrait donc se lire :

 

 C’est pourquoi, cherchant à quitter le pays Eduen, César longe la Loire, cherchant à gagner celui des Ségusiaves encore ami et plus voisin de la Province que le reste de la Gaule.

 

N’oublions pas qu’après, à l’époque Gallo-romaine, les Séguisiaves seront l’une des quatre tribus libres  parmi les soixante entités gauloises de l’époque gallo-romaine.

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