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Récits |
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Se déplacer en voiture, en fille, facile… Mais quand il faut faire plus de 500 km, cela devient un peu fatiguant… surtout lorsque c’est partiquement un aller-retour. Depuis le temps que Lisa me propose de lui rendre visite l’obstacle du trajet a toujours empêché la rencontre. Mais cette fois-ci, j’ai deux jours de libres, elle aussi, c’est l’occasion ou jamais. Je vais y aller en train. Premier problème les bagages… si je veux prendre grand mon sac avec toutes mes affaires, mon beauty case et le petit sac avec mes affaires latex et accessoires féticuistes (je les range à part), cela fait drôlement lourd… il faudra donc que je sélectionne. A moins que je ne porte sur moi une partie ? Voilà une idée qui me plaît. Oserais-je ? Mon problème est que j’ai finalement relativement peu de vêtements « convenables »… j’ai plein de sous-vêtements, de lingerie, de trucs sexys… mais du « passe-partout »… voyons voir. On est en mars, il fait beau sans faire trop chaud, ça me permettra de mettre mon petit imperméble vynil. Et quoi d’autre ? Une jupe, une robe ? Un tailleur peut-être ? Oui, je crois que c’est ce qu’il ya de mieux. Vendu ! Et le jour J arrive. Je suis vachement anxieuse. Mon sac à roulettes est bien plein mais ça va. J’ai un sac en bandoulière, et j’ai mis au pied des chaussures confortables et bien stables à talons large et mi-haut. Des bas beiges foncé (couleur « écureuil »…) avec bien sûr, pour le plaisir, des jarretelles un string et un soutien rouges … Et mon tailleur beige clair, classique sauf que j’ai fait raccourcir un peu trop court la jupe. Un pull fin échancré en V, assez ouvert aux épaules mais avec manches longues. Ma coiffure au carré, un maquillage de jour discret… je suis belle mais raisonnable et sage. Un soupçon de « Opium » pour compléter ma féminité, je suis prête. J’ai quand même le coeur qui bat fort. Partir ainsi en fille pour un trajet de plusieurs heures, taxi au départ (Lisa viendra me chercher à la gare à l’arrivée)… et surtout me retrouver dans un compartiment avec d’autres gens… qui ? qui pourront à loisir m’examiner de relativement près… j’en frémis… d’excuitattion de de crainte à la fois. Mais je commence à avoir assez d’expérience pour savoir que les risques sont minimes. Et puis j’ai toujours avec moi la lettre du psy qui est destinée aux forces de l’ordre et qui explique que je suis un traitement psychiatrique en rapport avec des problèmes d’identité psychique et que me vêtir en femme fait partie du traitement. Et surtout que mon psy se porte garant de ma conduite et peut être contacté le cas échéant. Avec ce papier (que j’ai depuis au moins 8 ans et qui n’a jamais servi), je me sens plus rassurée. Le taxi est en bas. Le chauffeur sonne, j’enfile le ciré, noue la ceointure (pas facile avec mes faux ongles), j’ouvre la porte. - Le taxi Madame. Vous avez des bagages ? Je lui montre le gros sac et le beauty case, il les prend, les pose dans le coffre, m’ouvre la portière, je m’assied avec mon sac sur les genoux. Je me sens très essoufflée. Heureusement je suis à l’arrière, il ne me voit pas trop. - A la gare du Midi s’il vous plaît. Le trajet se fait sans que nous n’échangions une parole… ouf, c’est plus facile. On est à la gare, - ça fait 23 euros 65 Madame. Je fouille mon sac, un billet de 20, un billet de 5, voilà.. - Voilà, c’est bon comme ça. - Merci Madame. Il sort de la voiture, m’ouvre la portière, va au coffre et me dépose le sac et le beauty case. - Au revoir Madame, bon voyage. Et voilà, pas plus compliqué que cela . Je me sens un peu plus calme. Jusqu’ici ça va. Je vais vers l’entrée. Le sac roule facilement, je marche à petits pas, je me tiens bien droite. Personne ne semble me remarquer… tant mieux. Le grand hall, la salle d'attente du Thalys et du TGV, j’ai 20 minutes à attendre. Je m’assied sur un banc en inox poli. Le contact du métal froid sur le haut de mes cuisses me donne un petit frisson de plaisir. Je ne peux m’empêcher de sourire de bien être. Je regarde autour de moi. Il n’y a pas trop de monde. Un vieux monsieur vient vers moi. Il me regarde et demande poliment - C’est libre à côté de vous ? Je souris et murmure - Je vous en prie. Il s’assied et me regarde tout de même encore. Je lui plais ou il remarque quelque chose de « curieux » chez moi ? Je me tourne vers lui à nouveau, il me sourit, je lui rend son sourire puis regarde devant moi. Il déplie un journal. Ouf ! C’est l ‘heure… je me lève et me dirige vers l’escalator. Qu’est-ce que cela me fait plaisir d’être ainsi en fille, de mes entir belle et de marcher en plein jour. Mes talons claquent sur les dalles de marbre, je sens des vibrations et mes seins de silicone osciller dans mon soutien, mmm, quel plaisir, quelle jouissance. Ma voiture est au but du quai. Je m’y rend calmement, des gens me dépassent, vraiment je suis « normale » et tout va bien. Il y a un contrôleur devant la porte. - Votre billet si’l vous plaît Madame. Je lui tend. J’ai vraiment de beaux ongles ! Il l’examine, me le tend : - A droite, milieu de la voiture environ, place 38, c’est un compartiment non-fumeur, bon voyage Mada.. Mademoiselle. Je souris vraiment de plaisir de sa gentille correction… il est jeune et a l’air sympath. Je monte les marches, il prend mon sac et me le pose sur la plateforme… - Bon voyage… Il a un sourire trè séduisant. Comme la vie est belle. Mmmmm je me sens en super forme, je suis même très excitée, un peu trop, Maud, il faut que tu te calmes ! J’avance entre les rangées de sièges, il y a des gens déjà assis, d’autres en train de s’installer… Ceux qui sont assis lisent leur journal, certains ouvrent leurs PC, il y en a qui regardent par la fenêtre, quelques uns me regardent au passage… et leurs regards va immanquablement de ma tête vers mes jambes… que j’ai en effet jolies… je suis toute flattée de ces hommages silencieux… Il n’y a pratiquement pas de femmes… rien que des « business men » jeunes ou entre deux âges… Je me sens d’autant plus la vedette… quel délice. Ah, voilà ma place, c’est un compartiment de 6 places, vitré, mais qui offre un peu plus d’intimité, si on peut dire, que la grande zone sans séparations que je viens de traverser. Ma place est près de la fenêtre. Il y a déjà trois personnes. En face de moi un homme dans la quarantaine, plutôt bien de sa personne, il lit son journal et ne lève même pas la tête quand je rentre. Il y a un type assez jeune juste derrière moi, il me colle , pousssé sans doute par derrière… Je me glisse entre les jambes des types assis. Dans les places de part et d’autre de la porte deux types aussi des cadres dynamiques d’âge moyen disons 40 tout au plus… il y en a un farfouille dans sa malette posée sur le siège central, le type qui me suit m’offre de monter mon sac dans le porte bagage. Super, cela crée un peu de doute chez les autres… ils pensent peut-être qu’on est ensemble. Je le remercie à petite voix (histoire de ne pas me trahir… ). Je suis debout devant ma place, le type en face de moi a déplacé son journal vers le côté, basculé les genoux et replié les jambes pour me laisser de la place. Il regarde mes pieds puis mes jambes. Je retire mon ciré, ce qui a pour effet de faire remonter ma jupe (décidément trop courte, je le vois à son regard qui semble s'allumer tout à coup). Il a levé les yeux et me sourit… tous les mêmes ces mecs, dès qu’une nana montre un tant soit peu ses jambes, ils frétillent. Et les deux autres. Juste idem, ils suivent mes gestes comme si j’étais la madonne. Bon, je plie mon ciré, le place dans le compartiment à côté de mon sac, geste qui fait remonter ma jupe probablement à un point tel que la lisière de mes bas doit être visible, si pas les attaches de mes jarretelles. Je lisse ma jupe, la descend autant que je peux. Je suis toute émoustillée de me sentir ainsi l’objet de l’attention de ces quatre mâles… et aussi vaguement mal à l’aise… Pourvu qu’ils ne se doutent pas que Maud est un… travesti. Non, je me fais des idées, je suis assez crédibles, je me le répète, histoire de me rassurer et de m’en convaincre, la bonne vieille méthode Coué ! Je m’assied. Le type qui me suivait s’assied en face, entre les deux autres… il aurait pu se mettre à côté de moi mais je parie qu’il se met là pour mieux me voir… Je croise mes jambes élégamment (position assez difficile à conserver longtemps pour un homme), je tire sur ma jupe pour rester aussi décente que possible. Mais les quatre paires d’yeux sont accrochées à mes genoux… et celui en face s’est comme qui dirait un peu tassé sur son siège, chercherait-il à voir sous ma jupe ? Attend mon ami, pas si vite. Mais je sens que je vais m’amuser un peu… et avec les autres aussi d’ailleurs. Mais pour l’instant, je garde un profil bas, discret et sage… ne pas précipiter les choses et risquer de m’attirer des ennuis. Silence… je regarde par la fenêtre, je me tiens bien droite, j’ouvre mon sac, sors mon poudrier avec le petit miroir et m’examine. Ça va pour les cheveux, je redresse une mèche, un coup de poudre sur le museau., je vérifie mon rouge à lèvre, je pince les lèvres, ok, parfait. Clap, refermé, hop dans le sac… les petits gestes qui font la femme. Je me détends un peu et m’appuie sur le dossier. Le train s’ébranle… les quatre types pas encore… mais à mon avis ils doivent être un peu moins inertes qu’avant mon arrivée. On roule… personne ne parle, l’un a repris sont jouranl, l’autre un livre le troisème farfouille à nouveau dans sa malette, le dernier me regarde tranquillement. Je fais semblant de rien. Un quart d’heure passe, le type près de la portière propose à celui qui lui fait face (ils voyagent ensemble) d’aller manger un bout. Ils sortent. Le train file sans bruit. Le type en face de moi se lève sans rien dire et sort. Je suis seule avec le dernier entré. Un silence (plein d’attente ou d’hésitations) règne. J’aimerais qu’il dise qu’il se passe quelque chose, il doit être en train de se dire - Comment l’aborder ? J’y vais ? Non attend! Si vas-y, c’est le moment ou jamais… Allez, vas-y! Mais qu’est-ce que tu attends ? Je sursaute : - Bonjour messieurs dames, contrôle, vos billets s’il vous plaît. Je cherche mon sac, l’autre a tendu son billet. Je sors le mien, le tend au contrôleur. Il l’examine, le poinçonne, le referme, me le tend - Merci Madame, bon voyage. Il est reparti. L’autre ne dit toujours rien, il hésite encore… Dringeling, dringeling… la charette des boissons. Elle s’arrête devant la porte. - Messieurs dames, une boisson ? - Vous avez du champagne ? - Oui monsieur, 33 ou 75 cl ? Je me marre, je le vois venir… - 75 cl s’il vous plaît… et mettez deux verres. Il se tourne vers moi, avec le sourire du gars qui est soulagé d’avoir trouvé l’occasion… - Je peux me permettre de vous offrir un verre ? Ouaaahhh, voilà qui m’excite, du champagne, une tentative de séduction évidente… je passe donc bien ! - C’est vraiment gentil, avec plaisir, merci. - Tout le plaisir est pour moi. Ah, les banalités et le rituel du séducteur, comme c’est affligeant de banalité mais comme c’est agréable… quand même. Il verse le champagne qui n’est probablement pas assez froid et mousse un peu trop, et hop, ça déborde et coule par terre, il est confus, il laisse s’égoutter le liquide puis me tend le verre. Il se sert. J’attend. - A votre santé mademaoiselle… - A votre santé… On boit, les yeux dans les yeux, je sens un titillement agréable entre mes cuisses… ah comme c’est bon d’être séduisante, séduite… par un mec plutôt bien et visiblement ému… pas la grosse brute sûre d’elle, un gars bien élevé… ça me plaît. Un goutte tombe sur mon bas, sur ma cuisse, juste au raz de la jupe. Il l’a vu. Il sort un mouchoir blanc immaculé et me le tend… - Je le prend, il ne le lâche pas immédiatement, mes doigts effleurent les siens… mmmm, ça y est, le contact charnel est amorcé. Je tamponne délicatement, en remontant le bord de la jupe… ce n’est pas nécessaire mais … ça a l’air de vraiment lui faire plaisir… il a le regard vissé sur mes cuisses. J’ai décroisé les jambes, mais les garde serrées. Il ne dit rien. Je lui rend son mouchoir. Il le prend et le glisse dans sa poche sans quitter des yeux mes jambes. Je lève ma jambe droite pour les crosier à nouveau avec juste ce qu’il faut d’écart pour qu’il aperçoive tout ce que je cache… y compris ma culotte. Du rouge, juste ce qu’il faut pour exciter… je crois qu’il a saisi que mon geste était un peu « orienté »… il me sourit en se penchant en avant… - Vous avez des jambes magnifiques… - Merci… Il avance la main vers mon genoux, ses doigts sont à dix centimètres du nylon… il hésite, ses doigts bougent… - Très jolies jambes. Silence… tout est figé. Il se redresse - Excusez-moi votre verre est vide, vous en voulez encore ? - Je ne sais pas si je peux… j’ai vite la tête qui tourne quand je bois du champagne… Et hop, c’est lancé, il va essayer de m’en faire boire un maximum… et voilà, je me retrouve avec un verre plein à raz bord… - Oh, excusez-moi, j’en ai mis trop… - Ce n’est rien, il est délicieux. Je me penche avec précaution pour boire sans renverser… avec la bouche en coeur, en le regardant dans le yeux… je me redresse et lui souris largement. - J’adore, c’est bon. Je bois le verre en trois fois… puisqu’il a besoin de ça pour se sentir plus à l’aise par rapport à moi… Il le remplit encore une fois (une fois!). Il se penche à nouveau vers moi, cette fois-ci ses doigts effleurent mon genoux, je ne bouge pas d’un millimètre, il pose la main avec une délicatesse infinie. Je ne bouge pas plus. Il a compris. Il se redresse, il est juste devant moi… il me regarde… aïe, ça c’est l’épreuve de vérité… ou bien il voit, ou bien il ne voit pas… non, il ne voit pas… - Je vous trouve ravissante… comment vous appelez-vous ? - Maud… et vous ? - Emanuel. Silence… et maintenant ? Rien ! Il est trop bien élevé ou trop timide… Et moi ? qu’est-ce que je fais ? J’ai bien envie de continuer le jeu avant que les autres ne reviennent. Et puis en même temps j’ai peur qu'il ne se rende compte… et dans ce cas comment risque-t-il de réagir ? Attention ! Pas de bêtises. - Vous allez à Lyon ? - Non, je m’arrête à Annecy, je vais rendre visite à une amie. Et vous ? Vous voyagez pour affaires ? - Oui, je vais à un séminaire pour ma boîte… je travaille dans le textile. Ouf, stop, pourvu qu’il ne commence pas à me raconter tous ses exploits boulot. - Tenez, voici ma carte.. Il prend son portefeuille et en sort une carte de visite : Emmanuel Joigny, joli nom… - Vous pouvez m’appeler sur mon GSM… Je lui souris… il voudrait que je l’appelle… tiens donc, pourquoi ? Il doit s’être rendu compte que sa proposition le trahissait à peine ! Comme ils sont maladroits …naïfs et directs ces mecs…mais c’en est finalement touchant, il ne sait pas cacher ses sentiments… il est probablement sincère, un bon point. - C’est gentil mais vous ne me connaissez pas… vous ne savez pas qui je suis… Vous remarquez ma subtilité ? Je ne dis pas : « je suis mariée » ou « je suis fiancée » ou j’ai déjà un petit ami », puis je laisse sous-entendre qu’on devrait faire connaissance… ou du moins que je suis prête à lui dire qui je suis… en même temps je me prémunis contre un « accident » de parcours si tout à coup il venait à se rendre compte que je suis un travesti, il pourrait mal réagir, j’aurais alors une porte de sortie… je vous avais prévenu, je ne suis pas celle que vous croyez…ceci dit, va-t-il mordre à l’ameçon ? Il me regarde… - Je ne sais pas ce que j’ai, vous avez l’air d’une personne très spéciale, très… séduisante, très … attirante. Excusez-moi d’être si direct et de vous sembler peut-être impoli… je suis troublé… je… je suis euh… je vous trouve très jolie… Sourire… - Merci, vous me l’avez déjà dit… mais vous pouvez encore le dire, j’aime bien vous entendre le répéter. - Excusez-moi, je suis maladroit, Maud, je peux vous appeler Maud ? - Mais oui, si vous voulez… - Maud, je suis, c’est cureiux, je… enfin, je suis… j’ai envie de vous… de vous dire que… oh, je ne sais pas… excusez-moi. Il rougit comme un collégien. Formidable… - Ecoutez Emanuel, je peux aussi dire Emanuel ? - Oui, bien sûr.. - Voilà, je suis une personne un peu, disons, spéciale… je ne voudrais pas vous décevoir… - Mais pas du tout, vous êtes charmante, je ne vois pas en quoi… Il a pratiquement bondi en avant pour réagir… il est immobile juste devant moi, je pose un doigt sur ses lèvres. - Chuuuuttt, ne vous énervez pas… Mon doigt a un effet magique, quelle intimité extraordinaire dans ce simple geste, ce contact si ténu, un doigt sur des lèvres. Il est comme électrisé. Il me prend la main, la tourne et m’embrasse la paume. Il la garde contre sa bouche et la hume comme si elle était porteuse de parfums rares. Il me relâche. On se regarde dans les yeux. - Ecoutez Emanuel, restez sage, il y a d’autres personnes… Vous saisissez l’astuce ? Je ne suis pas manipulatrice machiavélique, mais ce petit jeu m’excite moi aussi, c’est extraordinaire d’éveiller chez un inconnu un coup de foudre comme cela… surtout quand on est travesti…Qu’est-ce que je viens de lui dire ? D’accord, vous me plaisiez, d’accord, je suis à vous… mais, malheureusement on ne peut pas... ici… - Il n’y a personne pour le moment, Maud, je voudrais vous embrasser… - Emanuel, soyez sage… si on nous voyait ? - Et bien quoi si on nous voyait, on est en démocratie, on a bien le droit de faire ce qu’on veut non ? Et puis on s’en fout des autres, Maud,… Il s’est mis à genoux devant moi, il a son visage juste devant le mien, il approche les lèvres… - Alors juste un petit bisou, sage… d’accord ? - Oui, bien sûr, juste une fois, oh Maud… Il colle ses lèvres aux miennes, je dois dire avec légèreté et douceur, pas une brusque conquête, un baiser presque chaste, élégant, agréable… ses lèvres sont douces, il a de grands yeux verts… ils me troublent au moment où ils sont si près des miens. Je me laisse faire, le baiser dure une infinité… il s’écarte et se rassied. - Merci Maud, merci, c’est merveilleux, vous êtes une fille superbe, magnifique, adorable, je suis… je .. je … - Chuuuttt… ne dites rien. Clang, la porte s’ouvre et mes deux copains cadres rentrent. Ils aperçoivent le champagne et les deux verres… ils ont une hésitation mais s ‘assoient tout de même sans rien dire. Ils ont interrompu leur conversation et il y a visiblement quelque chose qui les retient de poursuivre… Amusant. Bon, maitenant que mon vis-à-vis doit rester plus « calme », et c’est un peu dommage, je vais faire un petit tour. Je me lève, lisse ma jupe. Je me tourne pour saisir mon sac dans le fauteuil, offrant délibérément le spectacle de mon derrière (que je sais rebondi et charnu) aux yeux de mon voisin de face. ![]() - Continue Maud, continue, je t’en prie, je te dirai quand… ne crains rien… Je continue… il a un second sursaut… il va éjaculer… attention, je n’ai pas envie d’en avoir plein sur moi… Je me redresse tout en le gardant en main et en continuant à le masturber… il m’embrasse à nouveau, je sens qu’il va venir… ma jupe ! Je le dirige vers le côté et l’explosion se produit… heureusement sans me toucher. Il a ressorti son grand mouchoir blanc. Il s'essuie, rengaine en me fixant dans les yeux avec un sentiment visible de satisfaction intense. Il s’est remis en ordre. Et moi? Je me tourne vers le miroir, mon rouge à lèvre a dérapé, enfin pas au point d’être saccagé… , je sors mon pinceau et mon tube de rouge, hop, une correction… un coup de poudre, un coup de brosse dans les cheveux, je suis à nouveau parfaite, il n’a pas cessé de me regarder dans le miroir, ses yeux brillent de plus que simplement de l’admiration, il a l’air amoureux… non, je suis naïve, il est satisfait, comme tout mâle qui a pu tirer son coup. Ses mains sont à nouveau sur mes épaules, très légères, il se penche en ne me quittant pas des yeux et m’embrasse longuement dans le cou. Je le sens qu'il me renifle comme le mâle qui cherche à s’imprégner du parfum de la femelle… il a les lèvres chaudes, son souffle me fait frissonner… c’est bon. Il ouvre laporte... on sort. oups... plusieurs personnes attendaient leur tour, regard tourné vers la porte des toilettes… Combien de temps y étions-nous restés ? En tous cas, de nous voir sortir à deux les a pour le moins surpris …cela aussi m’a amusée et au fond de moi cela m’excitait aussi quelque part. Idem quand on est rentré ensemble dans le compartiment. Les trois autres types (le troisème était revenu entre temps) se disaient sans doute… ces deux là ils se sont envoyés en l’air… ça se voit… et oui, c’était bien exact… et comme c’était agréable. Le reste du voyage a été bien calme. J’ai somnolé, heureuse d’avoir été si séduisante et désirée… et d’avoir satisfait un homme… Lui n’arrêtait pas de me détailler… Il a aidé à descendre mon sac à Annecy, m’a accompagnée jusqu’à la porte, m’a embrassée très comme il fallait, m’a demandé… trop tard, s’il pouvait m’appeller et à quel numéro… je doute qu’il l’ai retenu. Le train est reparti. |
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