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Juste comme il faut...
Avez-vous déjà tenté de former
un numéro sur un GSM du type Nokia 8210 (le tout petit) avec des
ongles longs ? Il m’a fallu m’y reprendre à trois fois pour y arriver.
J’étais arrivée à l’hôtel vers 5 heures… le
rendez-vous était à 7 heures et demi. Le rendez-vous avec
qui ? Tout à coup je réalise… mais oui, qui? Que sais-je
de ce « monsieur » ? J’oublie de dire, c’est un « monsieur
» que Maud avait accepté de rencontrer. Le premier en réalité.
Ce ne sont pas les propositions qui manquent – sur les 12 à 20 messages
quotidiens que sucite mon site internet, il y en a toujours au moins 5
ou 6 émanant de « mâles ». Traitement préférentiel…
poubelle. Non pas que je sois bégueule, mais ce ne sont pas toujours
des messages qui brillent par leur raffinement. Franchise et honnêteté
d’accord, mais il y a tout de même parfois un minimum de «
formes » à mettre. Et puis je suis trop craintive. J’aime
rencontrer de temps à autre une amie T*, c’est plus « sûr
», parce que, quelque part, on est dans la même situation de
vulnérabilité. Et puis on partage évidemment le goût
pour la féminité et on est probablement confrontées
aux mêmes problèmes pratiques et … de solitude. Les T*’s sont
toutes, je crois, en quête de contacts amicaux - chastes ou sensuels
- qui leur permettent de vivre leur f&eacuute;minité, de partager
leur plaisir à être femmes. Rencontrer un homme est en soit
grisant. D’abord parce que cela nous conforte dans le sentiment d’être
quelque part « réussie » puisque admirée, désirée
au point d’être abordée, mais « l’homme » ne pense
généralement qu’à la réalisation de son envie
immédiate de « sexe »… J’en sais quelque chose, quelque
part ! Le net est un lieu de rencontres riche de tant de potentiels.
Mais… l’homme qui vous aborde ainsi, qui est-il ? Que cherche-t-il réellement
? Est-il « sain » de corps et de comportement ? Ou est-ce un
fou ? Et puis il y a toutes ces petites choses qui font que cela peut ne
pas plaire. Comment est-il physiquement ?son âge, son apparence,
son sourire, son maintien, sa manière de s‘habiller, sa façon
de parler, son éducation, sa culture et son intelligence, ses habitudes
(fume-t-il ?), ses fantasmes (est-il brutal , pervers ou gentil ?) , son
hygiène (est-il propre, sent-il bon, est-il soigné ?), ses
intentions à votre égard bien entendu… bref tant de questions
donc d’incertitudes font que depuis que Maud existe, jamais elle n’avait
donné suite à une proposition de rencontre. Et là,
bardaf, voilà qu’elle se retrouve à attendre un inconnu dans
un hôtel. Et elle réalise tout à coup qu’elle ne sait
rien de lui. Elle n’a même pas vu sa photo (pourtant elle demande
toujours dès le départ, à voir ses interlocuteurs.
Il s’exprime en français, son numéro de GSM est luxembourgeois…
il vient en Belgique ! Mais elle ne sait pas son âge, rien, absolument
rien de lui… si ce n’est qu’il écrit impeccablement bien – pas de
fautes d’orthographes – qu’il s’exprime avec aisance mais sans raideur,
qu’il a l’air cultivé sans être pédant, bref… il lui
a parlé de telle manière qu’elle a été «
séduite »… allez comprendre Rien que par quelques messages
il lui a fait oublier toutes ses hésitations, réticences
et questions… et sans jamais être insistant ni même vraiment
demandeur. C’est un « fin diplomate », un homme qui a une psychologie
innée ou simplement un comportement naturellement convivial et franc.
Qualités de femme… pourtant. Mais peut-être est-ce justement
cela qui m’a séduite ? Ce sentiment de « proximité
» . Donc voilà, je suis en train de tenter de l’appeller…
avec mes ongles (impeccablement collés et vernis mais pas fort adaptés
à ce genre d’exercie de précision), parfaitement maquillée
(il faut dire que j’avais le temps, que j’ai pris un long bain parfumé,
me suis massée le corps au body milk, et ai pris tout mon temps
pour réussir le plus glamour des maquillages tout en élégance
et légèreté. J’ai mis un body shaper à jarretelles
noir en stretch dentelle. Mon corps est parfaitement « maintenu »
et « guidé » là où il faut… Ma robe est
une robe du soir juste au dessus du genoux, paillettée, bretelles
moyennes, elle tombe bien, je me sens jolie. J’ai aussi des bas noirs fins,
des sandales haut-talons à fines lanières, un collier
d’une rangée de perles fines, un bracelet de perles également,
des boucles d’oreilles composé de 6 pierres de strass alignées
et de ma coiffure auburn bouclée. Et même mes boucles tombent
bien ! Je me trouve juste comme il faut, classe et classique sans être
dépourvue d’un certain côté sexy… disons que je me
sens « belle femme »… Le ciel est avec moi… est-ce
un signe ? Mais « l’homme » ? Je suis tout à coup prise
d’un vague doute, pas vraiment taraudant mais qui émerge alors que
le moment convenu pour la rencontre est… dans 5 minutes.
Une sonnerie, deux, il décroche. La voix
est calme, agréable, bien équilibrée… bon début.
Il est arrivé. Il est heureux de m’entendre… il m’attend avec le
champagne. Il me donne son numéro de chambre. Je prends mon
petit sac verni, j’enfine mon ciré noir… et déjà un
peu stressée, je referme la porte de la chambre. Le couloir est
désert. J’ai la dernière chambre, il me faut au moins marcher
30 mètres, heureusement dans la semi-obscurité, car l’éclairage
ne se déclenche qu’au passage des détecteurs… et celui du
bout du couloir est manifestement en grève ! Sa chambre est au premier…
je monte l’escalier, voilà, je suis devant la porte. Et maintenant
? les dés sont jetés, je frappe. Mon coeur fait probablement
autant de bruit que mes doigts sur le panneau de bois… j’ai les oreilles
qui bourdonnent. Et si c’était un gros moustachu, un pas propre,
un méchant, un malade ? Qu’est-ce que je fais ? Mais qu’est-ce qui
m’a pris de lui dire que je serais à cet hôtel ce soir ? Je
suis folle. Quand je me suis surprise à lui proposer de nous rencontrer
ce soir, ici, j’ai peut-être agi en pensant qu’il ne viendrait pas
? Ou alors c’est mon subconscient qui m’a abusée… Oui, ce devait
être cela, autre chose. Il y a quelque chose d’un peu mystérieux.
Sa façon de s’exprimer ? Mon « intuition » féminine
? Je ne sais pas. Mais quelque chose m’a poussée à lui dire
ou je serais, et à lui proposer de se voir. Il a tout de suite réagi
et m’a envoyé un message comme quoi il y réservait aussi
une chambre.
Personne dans le couloir, si ! J’entend des voix.
Une porte claque une dizaine de mètres plus loin. Deux allemands,
discrets comme des chars d’assaut, des camionneurs sans doute, ils avancent
vers moi. Je me sens curieusement tranquille par rapport à eux.
Je devine leurs regards sur moi, à mesure qu’ils se rapprochent,
je parie qu’ils regardent mes jambes… ils ont cessé de parler, ils
passent dans mon dos.
- Guten Nacht Fraulein !
Au moins ils ont le mérite d’être
polis. Je tourne la tête et souris sans excès. Celui qui a
du me parler me rend mon sourire, dévie de sa marche, heurte son
copain, trébuche, pousse un juron, l’autre lui donne une bourrade
dans le dos en rigolant et en lui disant quelque chose que je ne comprends
pas, ils tournent au coin de l’escalier.
Il y a un rais de lumière sous la porte.
Je secoue la tête, mes cheveux se placent bien. J’ai mis du Opium,
un nuage derrière la nuque dans lequel j’ai reculé, une goutte
derrière chaque genoux et dans chaque coude, une goutte derrière
chaque oreille. Je sens l’effluve un peu enivrante, sans être étouffante,
j’adore cette odeur. Elle a quelque chose de si sensuel, un lourdeur suave,
charnelle avec un soupçon de paradis interdit. Un frôlement
derrière la porte. Elle s’ouvre et « il » apparaît.
Choc ! Il s’est légèrement effacé derrière
le battant et m’invite à entrer. Il n’a rien dit, ou je n’ai rien
entendu ? Il a une élégance de maintien et de mouvements
souple et assurée à la fois. Naturelle. Il sourit. Pas trop,
ni trop peu. Juste ce qu’il faut. Je passe devant lui. S’il savait comme
j’ai le trac ! J’en ai les jambes qui tremblent. Pourvu que je ne me torde
pas la cheville et m’étale « sans gloire » devant
lui. Il a refermé la porte. Je suis dans la chambre. Je m’apprête
à me retourner en défaisant la ceinture de mon ciré.
Il m’aident à l’enlerver , tout cela se passe sans heurts, comme
un petit ballet bien réglé. Comme c’est étrange. Je
lui souris, il m’invite à passer dans la pièce d’à
côté. Il a loué une suite de luxe. Très
agréablement meublée et éclairée. Grands abats
jour sur lampes boules, halogènes au plafond, miroirs et tableaux
de bon goût. Dans l’autre pièce il y a un petit salon, un
grand canapé, deux fauteuils, une table basse, une grande armoire
avec mirroirs, des guéridons. C’est un ravissement de se retrouver
ainsi dans un espace où il est possible de se mouvoir, de respirer,
il a du savoir-vivre. L’éclairage est parfait (une fois qu’il ai
accepté d’éteindre les halogènes du plafond – ils
n’étaient pas idéalement flatteurs pour mon maquillage !)
- Je suis très intimidée, excusez-moi…
vous êtes le premier « monsieur » que Maud
rencontre.
Je dois m’habituer et retrouver mon calme. Ne m’en veuillez pas si je suis
un peu gauche au début.
Je réalise tout à coup que j’ai
devant moi un très bel homme. Belle prestance, taille idéale
(par rapport à moi)… il me dit pourtant qu’il pèse 96 kilos
! Incroyable, il a l’air si bien construit, équilibré, harmonieux…
Ses cheveux (il en a !) sont poivre et sel, mi-longs (plutôt mi que
longs d’ailleurs et impeccablement coupés), il est souriant (et
a de belles dents). Il a l’air gentil et calme. Pas du tout le genre «
macho », ni cadre moyen coincé, ni vieux saligaud, non, juste
ce qu’il faut.… Ses chaussures sont impeccablement cirées et propres,
il porte le pantalon et le gilet d’un costume trois pièce qui semble
coupé sur mesure tant il lui sied. Une chemise immaculée,
une cravate de soie - non peut-être pas - mais en tout cas de bon
goût elle aussi, ni trop, ni trop peu, juste ce qu’il faut.
- Je suis aussi anxieux que vous Maud, je suis
très heureux de vous rencontrer, vous êtes ravissante.
- Merci, cela me fait très plaisir que
vous me disiez cela…
Petit silence… mais il enchaîne avec naturel
et douceur… notre dialogue se construit, l’exploration mutuelle commence
sans « viol » ni cachoteries.
Il a l’art de me mettre à l’ aise, il
est délicat et bien élevé… un vrai charme. Et il est
beau en plus, vraiment beau. Maud est sous son charme… pas croyable, Maud
qui n’aime que les femmes au point de vouloir en être une, Maud qui
(quand elle est « l’homme ») n’éprouve aucune attirance
pour les hommes, voire même éprouve une certaine répulsion…
Mais lui, c’est étrange, il émane de lui un calme tranquille,
une certaine assurance sans aucune arrogance, je dirais même une
ombre de timidité qui ressemble à du respect, de la bonne
éducation… juste ce qu’il faut, sans trace d’hypocrisie ou de raideur.
Suis-je vraiment objective ? Je le regarde, Il m’invite à m’asseoir
je prends place dans le canapé. Je veille a avoir le dos bien droit,
les jambes croisées inclinées élégamment, les
mains sur les genoux. Une pose sage et féminine part excellence,
une pose de « bien élevé(e) aurait dit ma grand-mère.
Deux flûtes sont posées sur la table.
Il me propose de boire et va chercher la bouteille dans le frigo
de la pièce à côté. Il l’ouvre avec adresse,
sans explosion, juste un petit « pop » , élégant…
décidément tout me plaît dans sa manière d’être.
Il me sert, oserais-je dire qu’il le fait avec distinction et classe ?
Vous allez dire que je finis par exagérer… c’est trop idéal
tout ce que je dis là ! Mais pas du tout, je persiste et signe,
il fait tout comme il faut, juste comme il faut, ni trop ni trop peu. C’est
du Moët et Chandon, millésimé… il a aussi du goût
et sait ce qu’aiment les femmes. Mieux, c’est du brut… une « vraie
» femme aurait préféré du mi-sec, mais je suis
une « femme » spéciale, je préfère le
brut… s’il l’a choisi, ce n’est pas par hasard, il « sait »…
il est vraiment charmant.
Et ensuite ? Vous voulez savoir ? Vous allez
être déçu(e)s. Il ne s’est rien passé de fracassant
sur le plan sexuel pas de fellations gourmandes, pas de sodomies conquérantes,
pas d’étreintes rageuses, pas de jeux érotiques… Non, nous
avons passé deux heures « horloge »… (mais je dirais
dix minutes subjectives tant le temps m’a semblé passer vite…
à parler agréablement, juste comme il faut, ni trop banal,
ni excessif, ni psy, ni confession, ni confidences… juste comme il faut
! Sans jamais que cela soit ennuyeux ou gênant, sans grands
blancs qui traduisent un vide. J’ai quand même fini par «
perdre » ma robe, à « son » corps défendant,
il n’a jamais été « audacieux »… toujours élégant
et respectueux… mais ses yeux en disaient tout de même un peu sur
le plaisir non dissiumulé qu’il éprouvait. Moi j’avais envie,
j’avais besoin d’un contact autre que visuel. C’est moi qui me suis «
autorisée » à être « gentiment »
entreprenante. Et il est resté juste comme il faut, ni intimidé,
ni excité, ni gêné. Il m’a effleurée,
« appréciée » du bout des doigts, puis des mains…
comme un connaisseur de belles choses, un « épicurien »
au sens vrai du terme (celui qui n’épuise pas la source du plaisir
par excès mais sait savourer assez pour entretenir le désir…)
. J’avais mon appareil photo, il sait combien j’aime être photographiée,
il m’a guidée dans mes poses, sages, puis « coquines »
sans excès, juste ce qu’il faut de suggéré, de deviné,
de cambré, d’invitation à la douceur et au plaisir esthétique…
prélude à … Il a fini par me dire avec tact et juste quand
le moment était approprié qu’à mon exhibitionnisme
répondait sa nature de « voyeur ». Et les photos se
sont faites plus « ciblées » plus… plus quoi ! Quelle
merveille. Des photos fruit de son désir et de ses envies
de « voir »… et de mon envie de m’exhiber, d’être regardée,
de excitation grandissante (mais tout de même toujours maîtrisée…
je ne me reconnaissais plus !) Comment dire, il émanait de lui cette
force tranquille, non, je dirais cette élégance dans la relation
à autrui qui le rendait naturellement maître de la situation.
Il doit être l’homme que toutes les femmes regardent et désirent
et pour qui elles feraient des folies. Il ne cessait de répéter
que j’étais belle, sans jamais que cela ressemble à de la
flagornerie, il trouvait les mots justes et quand il fallait pour me faire
sentir femme, belle, séduisante, audacieuse même… mais,
je ne voulais pas rompre ce charme merveilleux qui flottait dans l’air.
Quand j’ai osé formuler une demande… sensuelle pour ne pas dire
sexuelle, il a réussi à la repousser sans me vexer, sans
se choquer. Il avait senti la magie du moment et peut-être ma pulsion
charnelle aurait-elle terni l’ambiance. Nous avons exploré toutes
sorte de poses qu’il fixait sur la pellicule… Le temps est passé,
trop vite, et j’ai enfilé à nouveau ma robe.
Au moment où je me « vérifiais
» dans le miroir de la garde-robe, il est venu derrière moi,
m’a entourée de ses bras et m’a carressée très agréablement,
comme un homme caresse une femme lorsque les préludes arrivent à
la limite qui précède l’abandon sauvage à la passion
charnelle. Mon corps s’est raidi de plaisir, je me suis cambrée,
les mains appuyées aux montants du meuble, je sentais sa chaleur
contre moi, une frisson de plaisir m’a parcourue. J’étais comme
tétanisée, je me sentais sans forces, le corps brûlant
de désir contenu, délicieusement conquise. Il avait affirmé
ainsi, sans peut-être en avoir conscience ? sa propriété
sur moi, sur mon esprit et mes sens… il venait de faire les gestes qu’il
fallait, juste ce qu’il fallait, juste quand il fallait… et j’étais
bien, comme sur un petit nuage de plaisir gourmand et raffiné.
J’aurais aimé à ce moment là
qu’il me prenne comme une femelle, me culbute, m’arrache mes vêtements,
morde ma chair, fouille ma bouche, pétrisse mes seins, poigne mes
fesses et cherchent mon intimité pour me prendre… me posséder.
Il ne l’a pas fait, il a eu cette force (ou retenue ?) que peu d’hommes
ont. Il a été civilisé. On ne « saute »
pas une femme lors de la première rencontre… même si
elle est consentante… (bien que… enfin) , on la prépare en distillant
le plaisir, en mettant en germe le désir, en éveillant les
sens autant que le l’envie de plus, plus fort, plus loin… une frustration
délicieusement sadique, juste ce qu’il faut…
J’étais complètement sonnée…
conquise, il m’aurait demandé n’importe quoi à ce moment
là que je l’aurais fait. Mais il a eu cette élégance
suprême de ne pas abuser de son pouvoir. Il m’a raccompagnée
jusqu’à la penderie, m’a offert mon ciré à enfiler.
Quand j’ai pris mon sac, il m’a tendu une enveloppe…
- Je sais combien tu aimes les corsets Axford
Maud, tiens, choisis celui que tu aimes. Et porte le pour moi.
J’ai pris l’enveloppe et l’ai glissée
dans mon sac sans l’ouvrir, sans honte. Il y avait tellement d’élégance
dans son geste, tant de délicatesse, un homme du monde, un gentleman,
un vrai. Je me sentais vraiment traitée comme une femme, par un
homme, avec égard et générosité. Sans ressentir
à aucun moment une forme « obligation ».
Il m’a souri en ouvrant la porte…
- J’aimerais te revoir Maud…
- Moi aussi… très sincèrement.
Je n’ai pu m’empêcher d’approcher mon visage
du sien au point de toucher ses lèvres, mais je ne me souviens pas
si je l’ai embrassé… ses mains se sont posées sur mes hanches,
j’ai eu un petit frisson de plaisir et je me suis enfuie dans l’obscurité
du couloir silencieux. Je venais de passer une soirée indescriptible
de sensualité et de plaisir, la plus belle soirée qui soit,
me croirez-vous?
Il existe des hommes gentils... juste comme il
faut. |