Récits

 
 
Dans les parkings publics de Bruxelles,
Rôde parfois une créature de rêve...
Jeu dangereux ...
Pour elle ?


Qu’est-ce qui m’excite ? De vivre des sensations où se mêlent appréhension et promesse de plaisir.
Par exemple, me décider à me transformer alors que je suis tranquillement en « garçon », ou encore sortir au lieu de rester dans la sécurité de ma chambre, ou donner un rendez-vous à quelqu’un que je ne connais pas… A chaque fois, je crée un « risque » avec toutes les éventuelles conséquences qui peuvent en découler si ça tourne « mal » et d’un autre côté je m’offre des sensations nouvelles, comme par exemple celles de se sentir vulnérable en cas de découverte de ma nature de travestie. Mais cela c’est quand je suis seule. Et il y a des choses qui demandent un(e) partenaire pour les réaliser.
Partager des expériences enlève un peu du sentiment délicieux de l’émotion parce que l’autre « rassure » malgré tout. On se sent toujours plus forte quand on est avec quelqu’un d’autre.
Je vous raconte une petite expérience que j’ai vécue avec une amie.
Elle a le même goût que moi pour les exhibitions et autres situations où on risque d’être découvertes… les lieux insolites, les situations érotiques, les endroits publics.
Ce qu’on a fait l’autre jour était complètement fou, mais quel délicieux moments d’angoisse et de plaisir j’ai vécu.
L’idée, toute simple. Je raconte. D’abord , je me suis transformée, j’ai enfilé des dessous sexys, bas à résille, jarretelles, string et soutien noirs… maquillée un peu pute,  lèvres pulpeuses rouge sang bordées d’une ligne violette, yeux très noirs, paupières violacées, ongles longs et sombres, bijoux argentés et bien entendu très hauts talons. Mon petit manteau de fourrure (synthétique, car j'aime trop les animaux pour accepter de la vraie fourrure). On a pris la voiture. C. conduit lentement. Je suis assise à côté d’elle. Il est 9 heures du soir, il commence à peine à faire sombre. Le trafic est peu important, mais le trajet très excitant… Quand on est à un feu rouge, il arrive que le conducteur de la voiture rangée à côté de nous jette un coup d’oeil. Souvent distraitement, au point de ne rien « voir », mais la plupart du temps, surtout les hommes, la réaction est très amusante. Ils se rendent compte de ma tenue.. du moins le buste… Alors le regard se fait plus curieux. Et j’aime faire un petit signe qui désarçonne le plus souvent au point que lorsque le feu devient vert ils ne retrouvent plus leur vitesses… voire calent tout bêtement. Mais ça c’est l’apéritif, parce que le vrai jeu c’est plus tard.
On s’est rendues dans un grand parking souterrain. On en a fait le tour, niveau par niveau. Puis C. m’a fait descendre au niveau le plus bas, au fond. Elle est repartie. Le jeu ? La retrouver… quand elle reviendra. L’inconnue : dans combien de temps reviendra-t-elle ? Et ou se garera-t-elle ? Le parking est immense.


Il y a des grandes zones vides. Crissement des pneus au moment où je vois la voiture de C. tourner au bout de l’allée. Je suis seule, Il fait très silencieux. J’entend à peine la rumeur du bruit de la rue. On est en plein centre ville. Je suis prisonnière, dans une tenue qui ne me permet pas de sortir, de me montrer, ni surtout de rentrer chez moi. Pas d’argent, ni de papiers, ni même de GSM… mais je suis folle de jouer à cela.
Je réalise soudain que si C. avait un accident … ou si j’étais découverte par la police, ce serait une catastrophe. Mais qu’est-ce qui m’a pris ? Je suis terriblement angoissée et cette angoisse a un côté terriblement excitant et sexuel.. j’en bande presque.
Je suis cachée derrière un pilier. Je n’ose pas bouger. Personne en vue. Qu’est-ce que je fais ? J’attends ici ? ou je bouge pour trouver une meilleure cachette ?
Les secondes passent, je sens mon coeur retrouver un rythme plus calme. J’ai moins chaud. Je me détend un peu. Je ne suis pas mal du tout. De me sentir ainsi travestie, sexy, provocante, m’excite terriblement. Je me hasarde à faire quelques pas prudents sur le côté. Incroyable comme mes talons font du bruit… ils claquent comme des coups de fusil et j’ai l’impression que cela résonne dans tout le parking. Et s’il y avait des caméras de surveillance ? merde, je n’avais pas pensé à cela.
J’ai un frisson de plaisir intense de la situation, malgré tous les risques. En fait, je les envisage, j’y pense mais au lieu de me faire paniquer, on dirait qu’ils ajoutent à mon plaisir. Je me dirige vers l’autre extrémité de l’emplacement, au raz de l’allée .  Personne, je me mets à marcher, bien droite sur le bord de l'allée. Il y a de superbes voitures, et l’éclairage les fait briller…J’avance encore, que je me sens belle et comme j’aimerais être vue… enfin, quand même, , mais si, vue… Et si quelqu’un était resté à son volant ? Je ne vois personne. J’avance toujours, le claquement de mes talons a quelque chose de surréaliste. Les vibrations de ma marche me parcourent le corps, la température du parking est relativement fraîche, je sens sur ma peau une légère chair de poule… mmm quel délice.
Un crissement de pneus, une voiture arrive, je manque de trébucher en me tordant le pied, je me précipite derrière une grosse Mercedes et m’accroupis.
Une grosse Jeep Cherokkee, phares allumés avance dans l’allée. Il se range juste en f ce de l’endroit où je suis. Le conducteur s’affaire à quelque chose. Il en met du temps, je commence à avoir des fourmis dans les jambes, je voudrais me redresser. Le  type descend enfin. Clic-clac fermeture des portes. Petit clignotement des phares. Il s’éloigne en empruntant l’allée. Il y a un bloc escalier et ascenseurs à une trentaine de mètres.
Il ouvre la porte métallique qui se referme en chuintant. Je suis de nouveau seule. Je me relève.
Oups, encore. Deux types viennent de sortir par la même porte, ils vont dans le sens opposé. Ouf.
Qu’est-ce que je fais ? Comment vais-je aller à l’autre niveau ? Pas par l’escalier ni l’ascenseur ? Je risque de rencontrer des gens. Et par la rampe des voitures ? Si une voiture monte ou descend ?
Je n’avais pas pensé à cela. Si C. attend au niveau –1 je suis cuite. 4 niveaux à monter, comment fais-je faire ?
En plus on n’a pas convenu d’heure limite pour le jeu. Elle est capable si l’attente est trop longue de repartir boire un verre et de ne revenir que tard. Oh, la, la… quelle situation !
Je me planque dans une encoignure à quelques mètres de l’escalier.
J’essaie ?
J’ouvre doucement la porte, personne, je monte les premières marches… premier palier. Alerte, il y a des gens qui descendent. Je dégringole les marches et m’avance vers la porte. Horreur j’entends des pas qui se rapprochent. Je fais un bond en arrière, remonte jusqu'au palier. Pourvu qu’ils prennent l’ascenseur ! Ils sont arrêtés, j’ai le coeur qui bat la chamade.  Ils discutent. Manifestement ils ne bougent pas, j’entends le bruit de la machinerie de l’ascenseur. Sauvée. Mais de l’autre côté les pas gens qui descendent se rapprochent. Vont-ils sortir au niveau –3 ? Ou aller jusque en bas ? Allez, ascenseur, vite,  arrive et referme toi... que je puisse filer sans qu'ils ne me voient. M..., ceux qui descendent continuent vers le –4. De l'autre côté jentends l’ascenseur qui s’arrête, la porte qui grince quand ils l'ouvrent, je m’élance, les gens doivent entrer dans la cabine, ils ne me verront pas.
Je me rpécipite vers la porte vitrée.
Je jette un coup d’oeil dans le parking. Une voiture arrive… je me retourne. La porte de l’ascenseur est ouverte, le type au fond me regarde intensément, la bouche arrondie de surprise, son copain est encore de dos mais se retourne. Je suis tout à coup plutôt fière d’être vue, les pas descendent, les gens arrivent, tant pis, je sors résolument, calmement, sous les regards des deux types médusés... La voiture passe devant moi, je rase le mur et me dissimule derrière le pilier. Les gars de l'ascenseur ont disparu, les gens qui montent ont pris l'autre porte. Ouf !
Non,  la porte s’ouvre. Une famille en sort. C’est le plus dangereux, une famille. Avec des enfants, je risque pas mal d’ennuis si je suis attrapée. Un mec seul pas vraiment un problème. A plusieurs, je ne sais pas… Des femmes, là ce serait plutôt ou la panique ou la franche rigolade. Bon… ils s’en vont dans l'autre allée, ils ne m'ont pas vue. Je respire. Depuis combien de temps suis-je ici ? C. ne m’a pas laissé prendre de montre, ça aussi ça fait partie du jeu. J’ai l’impression qu’il ny a pas plus de ½ heure… mais je n’en suis pas sûre. Est-ce que j’aurai les nerfs pour tenir jusqu’au bout ? Oui, je me sens en réalité gonflée à bloc maintenant. Faudra quand même que je ne devienne pas trop audacieuse…
J’attend quelques minutes, tout se calme, plus personne. Je retourne sur l’allée, j’ai envie de marcher au milieu tiens !
Mon string me rentre délicieusement entre les fesses, le contact des bas et la position haut perchée sur mes hauts talons me donne des petits éblouissements de plaisir sensuel. Je marche droit, juste au milieu maintenant…
J’arrive à la rampe.
J’y vais. Chiche ?  Je marche au milieu, ça grimpe sec, pas si facile avec les talons, j’ai une petit début de crampe. Mmmm … crissements de pneux, une voiture descend. Elle est encore deux niveau au dessus, ou va-t-elle aller. Je me précipite vers le côté, idiote, je suis devant un mur blanc, je vais être en plein dans sa vue...  trop tard, la voiture s’est engagée dans la descente, les phares balaient le mur et vlan, je suis en plein dedans… elle passe mais un crissement terrible me fait comprendre que le conducteur s’est arrêté. Heureusement qu’il n’a pas foncé dans le mur sous l’effet de la surprise ! Je cours vers l’étage au dessus. Je suis affolée, je l’avoue… que va faire ce tyupe ? Va-t-il me signaler ? Je suis conne qu’est-ce qui m’a pris de me montrer ainsi ? Je cherche un coin où me planquer. Il y a plus de voitures à ce niveau, heureusement. Je me glisse entre le mur et la première. Je pourrai avancer plus discrètement ici. Non, pas possible, il y a un crétin garé contre le mur. Je vais devoir passer par devant. Je regarde , personne, hop, je fais le tour du capot et retourne au mur. Je suis un peu plus calme… J’attend un temps qui me semble très long, personne, le gars a du renoncer à chercher. Il a du être aussi surpris que moi et s’il était avec bobonne, il n’a pas eu le choix… Heureusement pour moi !
Je vais aller au bout et attendre gentiment. Je me glisse de voiture en voiture. Une grosse Voyager aux vitres teintées, je m’aplatis entre elle et le mur, zut, une aspérité, mon bas s’est accroché. Je le décroche, ouf, il n’est pas filé. Je continue. Je suis presque au fond maintenant. Il y a une superbe
Porsche noire, un peu seule. Je la caresse du bout des doigts. La carosserie est encore tiède. Il a été au soleil. Je ne peux m’empêcher de me coucher dessus à plat ventre sur le capot, jambes bien écartées…mmmmm, c’est bon. Je reste ainsi quelques secondes attentive quand même aux bruits. Je me retourne et me couche sur le dos, toujours jambes écartées… quelle sensation agréable, je ferme les yeux. Bon, assez maintenant, je me relève, un petit baiser sur cette peau d’acier parfaite, je me sens très prête à satisfaire le (vieux ?) monsieur qui m’emmenerait dans sa belle voiture… telle que je suis en ce moment. Mmmmmm, je fantasme.
Je continue ma petite exploration de l’étage. Il y a peut-être un escalier de secours au bout de l’allée ? Je vais voir. Il y a en effet une porte. Je l’ouvre, qu’elle est dure. Il fait sombre, à tâtons je cherche l’interrupteur. Clic, lumière… oups, c’est un local technique plein de vannes et de tuyaux brillants sous leur capot d’alu, il fait chaud. Il y a une table et des chaises, c’est ici sans doute que les techniciens se réfugient pour faire la pause. Je me laisse tomber sur une chaise. Ouf. Mes mollets commençaient à être un peu durs… Il y a des posters de fille snues partout aux murs, et quelles filles, superbes bombes sexuelles, dans des poses qui les excluent des calendriers…
Je les regarde, cela me plairait d’avoir leur corps. Je suis pas mal mais quand même, elles sont tellement mieux… je suis jalouse ! J’arrache les posters et les chiffonne en boule. Voilà, je suis contente. Bon, mais ici, C. ne risque pas de me trouver, il faudra bien qu eje continue à me promener. Je quitte prudfemment le local. Personne en vue. Je referme la porte et m’avance dans l’allée, au milieu, pour provoquer le sort… Et les caméras ? Il y en a une près de la porte, elle prend l'allée en enfilade...
Il y a donc quelque part une centrale de surveillance et donc probablement un type qui observe... et  bien tant pis, non, tant mieux, je vais pouvoir satisfaire mes fantasmes d'exhibitioniste. Offrons lui du spectacle à ce pauvre vigile.
J’ai lu que les caméras permettent souvent de voir de charmants spectacles de couples qui baisent dans leurs voitures… alors pourquoi pas une "vamp" en dsssous sexys? Qui s’en plaindrait ? Vous peut-être ? Je m'appuie sur une Rover, me montre carrément, puis je m'avance vers l'oeil noir. Je me déhanche bien en marchant, sensuelle, provoquante. Je parie que le type n'en croit pas ses yeux...
D’où je suis je vois une voiture passer en remontant, puis une autre descendre, sans doute ne m’ont-ils pas vue ? Je me rapproche de la rampe. Je la monte tranquillement, je suis au niveau –2 maintenant. Je regarde par où aller. L’escalier ? J’hésite. Je me faufile dans un coin d’ombre. Je commence à avoir un peu froid. Si je retournais au petit local ? Non, je dois continuer à chercher après la voiture de C.
Je passe en revue les voitures, elle n’est pas non plus à ce niveau. J’entend de nouveau plein de voix.
Une porte, j’entre, lumière, porte, encore un local technique. Je  passe en revue son contenu. Pas de photos porno. Par contre une échelle encastrée dans le coin pour passer d’un niveau à l’autre et suivre dans la cheminée technique les tuyauteries. Je saisis le premier barreau et monte prudemment. J’arrive à l’étage supérieur. Je cherche à tâtons l’interrupteur. Voilà. La porte maintenant. Zut, fermée. Bon, je continue mon ascension. Etage 0 si je ne me trompe pas. Je pouse la porte. Marrant, je suis derrière une forêt de câbles et d’appareils électroniques, derrière des armoires bourrées de trucs avec des loupiotes vertes et rouges qui clignotent. Il fait bon. C’ets toujours cela, je commençais à avoir froid. Je contourne l’armoire. Je suis dans le poste de contrôle. Il y a des écrans et des chaises. Mais personne. Je sors de ma cachette. Mon coeur s’arrête de battre tout à coup. Il y a quelqu’un.
Il lève la tête, il a l’air aussi surpris que moi… surtout qu’il est occupé à se masturber, pantalon sur les mollets. Il est comme pétrifié, comme moi d’ailleurs. Mes pensées s’entrechoquent sans que  je puisse me décider à quoi que ce soit. Lui aussi sans doute… puis presque simultanément, on éclate de rire. Il relève prestement son pantalon.
Je lui souris (le sourire est la meilleure arme pour adoucir une situation… )
- J’ai l’air fin, hein ?
- Pas du tout… c’est plutôt moi qui suis … euh, comment expliquer…
- Attendez, asseyez-vous. Il m’avance une chaise.
- Je surveille le parking, je vous ai vue en bas au niveau –2 dans l’allée, vous au moins vous ne manquez pas d’air… vous voulez voir la bande vidéo ?
- Oh oui, j’aimerais bien. Il est sympath le type, tout affolé, affairé, un peu gauche, visiblement il est sous le charme… j’espère qu’il ne va pas faire un caca nerveux en voyant que je suis une travestie…
Il a manipulé des boutons, il me montre un écran de contrôle… je vois l’allée, mais personne.
-Attendez, c’est juste après.
Voilà, je me vois, je sors du côté, je me mets à marcher au milieu de l’allée, dieu, je suis quand même sexy… en noir et blanc en plus, on dirait des photos de la revue « Talons Aiguilles »…
Il m’a posé la main sur l’épaule avec hésitation.
- Vous êtes vraiment cool, quelle nana, plus vraie que les vraies… euh, je m’excuse, je veux dire quelle… euh, je ne sais pas, ne soyez pas fâchée, … vous êtes un mec hein ? enfin, un transexuel ? Mais on ne dirait pas, on croirait une vraie nana.
Je ris. En le regardant s’empatouiller.
- Vous êtes gentil.  Je suis une travestie, je vous plais ?
- Ben je suis pas homo moi, mais je ne sais pas, vous êtes finalement quoi ? En tous cas, vous me plaisez ça c’est sûr. Je peux ?
Il caresse mon épaule nue, me regarde, il bande, je vois son pantalon gonflé comme c'est pas permis.
- Ca vous plaît ? Je vous fait de l’effet hein ?
Je touche du bout des doigts sa bosse. Il me sourit. Il gémit imperceptiblement. Je touche plus nettement. Il ferme les yeux. Je prends en main son engin à travers le tissu.  Il gémit franchement et ferme les yeux en rejetant la tête en arrière. Je descend lentement sa fermeture éclair, son sexe est raide et gonflé, il se dresse hors du pantalon. Je le prend et me mets à le caresser doucement. Une bonne branlette, je suis sûre qu’il va aimer. Il se laisse faire. Je suis moi-même très excitée de la situation. Je commence aussi à bander un peu.
- Oui, encore, vas-y c’est bon.
Je sors son membre et le prends en main, il saisit le mien...
La sensation est plus qu'agréable... je m'agenouille devant lui et le prends en bouche.
Il se laisse faire sans bouger. Je lui fais une fellation savante, dosée et profonde. Il est tellement excité que son éjaculation arrive presque immédiatement. J’ai juste le temps de m’écarter et le sperme vole par saccades. Il soupire de satisfaction, comme gêné, rentre précipitamment sa queue et ferme sa braguette.
Un grand silence s’installe.
- J’attends une amie qui doit venir me chercher. Je peux rester ici en attendant ? je la verrai plus facilement avec les écrans.
- Bien sûr tu peux ma chérie (tiens, il s’enhardit), mais installe toi plutôt là.
Il montre derrière moi un vieux fauteuil  de cuir tout usé. Il a ses aises le gars. Je m’y laisse tomber. D’ici je vois les écarns, je verrai arriver C.
On est resté au moins une heure, il était vachement curieux : et comment, et quoi et qui, et qu’est-ce que je ressens, et si j’ai un ami, et ce que je fais dimanche etc. Heureusement d’avoir tiré son coup il n’avait plus d’autres vélléïtés de me sauter… Bref, quand j’ai vu la voiture de C. j’en avais un peu marre.
-    Mon amie entre, je dois y aller.
Je me suis levée, il m’a demandé mon numéro de téléphone pour m’appeller et sortir un soir. Je lui ai donné un numéro bidon qu’il a fébrilement noté puis il a voulu m’embrasser. Du bout des lèvres !  Attention à mon rouge !
Il m’a touché les fesses quand je suis passée devant lui et m’a tenu la porte ouverte.
La voiture arrivait face au local, je me suis plantée jambes écartées, mains sur les hanches face au faisceau de phares. C. a klaxonné et s’est arrêtée. Je me suis précipitée dans la voiture. Elle n’en revenait pas. Un signe au type qui regardait depuis sa porte. On est reparties
-     Quand je te raconterai, tu ne me croiras pas…

 


 
 
 
 
 

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