Récits
Diamants

Savez-vous que les diamants peuvent être liquides?

Anvers est la cité du diamant. C’est là qu’on avait convenu de se retrouver, à l’hôtel Diamant. Eva et sa Maîtresse Lili et puis moi, Maud.
L’hôtel est de classe, les chambres grandes et belles. Il y a d’immenses miroirs en pied dans la chambre, et la salle de bain est superbe.
J’étais déjà prête à 19 heures. Comme convenu, je serais en soubrette, avec corset victorien, diadème dans les cheveux, manchettes et petits gants de dentelle, bas à couture et jarretelles. Comme dessous, l’ensemble coordonné culotte, jarretelles, soutien jaune pâle en dentelle. Et par dessus ma culotte, une culotte ‘ruffled panty » comme disent les anglo-saxons, une culotte bardée de dentelles sur les côtés et sur le derrière pour donner un volume « sexy » sous la jupe. Mes escarpins vernis talons de 10 cm et collier de chien en perles noires.  Eva sera habillée comme moi. Enfin, je le crois car dans son dernier mail elle parlait d’être habillée en bourgeoise classique. On verra. Soit elle sera maid et à deux nous serons les jouets de Maîtresse Lili, soit elle sera bourgeoise et je sera leur maid à elle deux…Je devrai de toute façon être serviable et obéir sans discuter.
J’appelle sur le GSM.. Eva me dit d’attendre jusque 20 heures. J’en profite pour fignloer ma tenue. Pour traverser les couloirs de l’hôtel et passer du dixième étage où je suis au septième, où elles se trouvent je devrai tout de même mettre quelque chose de plus « neutre ». J’opte pour mon tailleur rouge, jupe courte et un chemisier blanc.
Les bouteilles de champagne sont au réfrigérateur, j’ai aussi une immense boite en fer blanc satinée dans lequel j’ai calé les flûtes à champagne et les divers amuses-gueule. Le couvercle me servira de plateau pour servir.
Les couloirs sont longs et heureusement déserts car j’ai très difficile à marcher sur mes (trop) hauts talons. La moquette épaisse étouffe le bruit de mes pas. L’ascenseur arrive, miroirs des trois côtés, ça va, je suis très présentable, je ne peux m’empêcher de remonter ma jupe, histoire de voir mes cuisses… mmmm, je suis sexy ! J’arrive au septième. La chambre 3624 m’a dit Eva. La porte est juste dans le coin. J’y frappe doucement. Je suis très émue, j’ai chaud… comment seront-elles ?
La porte s’ouvre, c’est Eva, elle me fait entrer. Elle est en mini jupe de vinyl, chemisier blanc à jabot, bas et jarretelles, escarpins noir. Elle est très bien maquillée, ses cheveux auburn longs pendent par mèches un peu folles. Je vois ses tétons pointer sous le tissus.
J’entre dans la pièce. Il y règne une douce pénombre. Maîtresse Lili est assise dans une bergère dans le coin salon. Ellle ne se lève pas. Elle est très belle. Impeccablement sanglée d’un gilet noir boutonné devant, sans manches avec une cravate noire dont seul le nœud est visible, un chemisier blanc dont les manches longues sont serrées aux poignets. Une jupe extrêmement courte plissée, impeccable, des bottines cirées immaculées, un pantalon très moulant de cuir noir. Elles est blonde, coiffée à la perfection, les cheveux relevés en chignon. Elle sourit imperceptiblement. Sa pose est d’une parfaite rigueur, sans raideur, elle a les jambes croisées avec élégance, elle respire l’autorité tranquille et sûre… Elle inspire autant le respect que l’amour et la vénération. Une femme idéale comme seule l’imagination peut en rêver. Mais elle est vraie, et j’en ai le souffle coupé. Je perds tous mes moyens, ne trouve rien à dire, balbutie, me sens gauche…
Maîtresse Lili me désigne d’un mouvement des yeux le fauteuil où je dois m’asseoir. C’est fascinant, sans un mot, sans pratiquement un geste, elle ordonne et le message est sans ambiguïté. Je suis assise, bien droite, jambes soigneusement serrées. Je la regarde, je regarde Eva. Elle est à ma gauche, je fais face à Maîtresse Lili. J’ai envie de leur dire comme elles sont belles toutes les deux. Eva, parce qu’elle est T* et que je me sens attitré par elle de ce fait, parce qu’elle est belle, parce qu’elle va être ma compagne de jeux selon le bon vouloir de Maîtresse Lili, Maîtresse Lili, parce qu’elle est irréelle de perfection.
Je ne me souviens plus de ce que j’ai dit, de ce qu’elles m’ont dit… j’étais dans un état second. Je me souviens seulement d’avoir assez vite abandonné mon tailleur rouge et mon chemiser pour ne plus conserver que ma tenue de maid, de leur avoir servi le champagne, et présenté les amuses-gueule sur le plateau. Puis de m’être petit à petit senti envahie d’un étrange sentiment de bien être et de sensualité, de soumission mais aussi de désirs…
Maîtresse Lili a commenté ma tenue, m’a félicité pour ma correction vestimentaire et mon maquillage ainsi que pour ma coiffure dont elle aimait le côté sensuel (j’avais ma perruque auburn bouclée). J’étais enchantée de l’entendre. Quand on a abordé les sous-vêtements, elle a demandé à ce que je montre mon derrière, la « ruffled panty » qu’elle a trouvé très mignonne.
Elle a ordonné à Eva de me caresser. Je me suis offerte, penchée en avant, jupette relevée, le buste bien droit et j’ai senti la main d’Eva  se promener sur les dentelles, puis effleurer ma peau, enfin insister sur ma fente et enfoncer ses doigts dans l’épaisseur des dentelles entre mes fesses.
Mon excitation allait croissant.
Maîtresse Lili m’ordonna alors d’enlever mon « ruffled panty » et de lui présenter mes fesses. Vous me connaissez, quelle demande aurait pu me faire plus plaisir que de me déshabiller pour une belle Maîtresse et sous les yeux d’une fille T* aussi concernée que moi. Ce que je n’arrivais pas encore à bien saisir c’était la relation entre Eva et Maîtresse Lili. Se comprenaient-elles à demi-mot ? Agissaient-elles de commun accord selon un plan pré-établi ? Etais-je leur jouet ou Eva était-elle aussi le jouet de Maîtresse Lili ? Ou Eva était-elle la dominante cachée qui utilisait Maîtresse Eva pour assouvir ses propres désirs ? Quel était la clef du jeu ? Ne pas le savoir, le deviner, mais sans en être sûre ajoutait à l’excitation. Mes fesses nues, ma fine culotte tendue, je me présente à Maîtresse Lili. Elle délègue à Eva l’inspection. Eva me fait rentrer le fin tissus dans la fente. Puis passe sa main sur ma peau. Elle est agréablement surprise. J’ai une peau lisse, sans aucun poil, parfaitement soignée et régulièrement je me masse avec du body milk pour qu’elle soit encore plus parfaite. Je suis fière du résultat et aussi de voir Eva et Maîtresse Lili l’apprécier.
Une première remontrance, j’i failli à mes devoirs de maid, le verre de Maîtresse Eva est vide… je me précipite pour la servir ainsi qu’Eva.
Maîtresse Eva ne s’est pas une seconde départie de sa superbe attitude. Elle est digne, posée, belle, impressionnante… la fille soumise que je suis est sous son charme et son influence mentale. J’ai envie de m’agenouiller devant elle et lui lécher les pieds, les jambes et remonter jusqu’à entre ses jambes. Mais elle en a décidé sans doute autrement et de moi-même je n’oserais pas prendre l’initiative.
Eva constate qu’une de ses jarretelles de sa pieuvre à 3 bras est détachée, elle s’en plaint à Maîtresse Eva qui m’ordonne d’y remédier. Je m’accroupis aux pieds de Eva qui se présente debout en me tournant le dos. Je soulève sa jupe, mes mains font plus que simplement chercher la jarretelle et caressent sa chair douce et chaude entre les bas et la culotte. Puis je refixe le bas et réaligne la couture de ses bas à l’arrière de ses jambes. Le contact de mes mains tout au long de ses jambes lui arrache des petits gémissements de contentement. Je prolonge mes caresses sans qu’elle fasse mine de s’impatienter.
Elle se retourne, son clitoris est saillant sous  le vinyl, elle s’en veut mais son érection trahit son plaisir ce qui n’est ni pour me déplaire, ni pour déplaire à Maîtresse Lili.
Eva se rassied. Ses tétons pointent sous sa chemise. Je m’en aperçoit et elle capte mon regard. Comme par télépathie, Maîtresse Eva enchaîne sur l’amorce de mon envie et ordonne à Eva de me montrer ses seins. Elle ouvre son chemisier, baisse le soutien gorge,  en extrait les prothèses de silicone et m’offre ses seins. Sa poitrine était grosse , sans les prothèses, elle reste très agréablement  saillante. Presque des seins d’adolescente, avec des tétons aux belles auréoles bien marquées, et aux tétons ronds et saillants. J’ai mes gants de dentelle, un peu rêches au toucher, je connais la sensibilité de Eva et j’alterne des caresses des doigts, de la langue et même de mon souffle, des morsure légères avec la plus extrême délicatesse et avec une lenteur savamment calculée pour faire monter son désir et retarder au maximum le contact, jusqu’à l’insupportable. Elle gémit de plaisir et se tord littéralement de jouissance. J’ignorais que l’on puisse être aussi réceptive aux seins et cela m’excite autant qu’elle. Maîtresse Lili surveille attentivement ce que je fais. Elle ne dit rien mais semble satisfaite de la manière dont je m’acquitte de ma tâche.
Pour me récompenser, j’ai droit à une caresse appuyée de sa part sur les fesses et sa main va jusqu’à descendre entre mes cuisses malaxer avec un savoir-faire parfait mon scrotum..
L’oubli à nouveau de la servir me vaut juste après une violente fessée. J’en suis surprise et ravie. Mon plaisir ne lui échappe pas et elle me fait mettre à quatre pattes et ordonne à Eva de me fesser. Les claques pleuvent et j’en sens mon érection  reprendre.
Quand Eva s’interrompt, Maîtresse Lili lui ordonne de s’agenouiller à son tour. Elle me désigne sur le meuble un gode ceinture. Mets lui du lubrifiant et défonce la. Elle n’attend que ça. Eva est en position. Maîtresse Lili m’aide à enfiler le gode. Je serre bien les sangles, un coup d’œil au miroir qui nous renvoie nos ébats sur le lit, je me trouve belle avec cet engin noir pointé devant moi. Je m’installe derrière Eva. J’écarte sa culotte. Elle a aussi de très belles fesses, lisses, douces, sans imperfections, je presse la dose de lubrifiant qui coule dans la raie et je positionne le pénis noir. Par lentes glissades, je l’amène très lentement à s’ouvrir, se détendre, chercher déjà à résister à ma poussée pour accélérer la pénétration. Non  Eva, le plaisir se nourrit de l’attente exaspérante du moment… je pousse sur son nœud, puis me retire, revient, elle gémit, elle veut de moi, elle est prête, elle s’offre à être envahie… je pousse plus fermement, le gland disparaît, elle gémit de plaisir. Je sors à nouveau, recommence mon ballet irritant, je la sens frissonner, un mouvement déterminé et progressif fait entrer l’engin de toute sa longueur dans son anus. J’ai saisi ses hanches et mes coups de butoir contre ses fesses lui arrachent des râles de jouissance. Elle se redresse, l’angle est idéal, je lâche ses hanches et l’agrippe aux épaules, mes poussées se poursuivent. Eva, je te prends, je t’ai pénétrée, tu es femme, tu es à moi, pour le plaisir de Maîtresse Lili, car tel étai son désir. De savoir que je satisfait Maîtresse Lili, qu’elle me regarde forcer l’intimité de son esclave, d’être la maid obéissante et pervertie m’enchante. Exhibitionniste ou voyeuse, soumise ou dominante, femme ou homme, que suis-je en ce moment ?
Maîtresse Lili me récompense d’un baiser inattendu et trop léger à mon goût. Je voudrais boire à ses lèvres, m’enivrer de son souffle, fondre sous son regard, me dissoudre sous ses caresses, et elle m’effleure juste assez pour me laisser une sensation qui avive mon désir à le rendre insupportable. Maîtresse Lili, abuse de moi, fais de moi ta chose, humilie moi, bat moi, touche moi, ordonne moi de te caresser, de  te vénérer, d’être ton amant comme tu m’as ordonné d’être l’amant sodomite de Eva. Laisse moi téter tes seins, sucer ton sexe divin, pendant que tes mains me guideront…
Mais Maîtresse Lili en a décidé autrement. Peut-être estime-t-elle que les fessées sont trop douces. Elle ordonne à Eva de lui apporter le fouet. C’est un chat à douze queues, en cuir.
Elle le prend en main, le soupèse, me regarde. Son visage trahit le plaisir qu’elle a à sentir l’objet entre ses mains et à anticiper de son usage.  Elle le balance avec une lenteur qui éveille en moi des désirs autant que des craintes…. Mélange délicieux de sensations troubles physiques et cérébrales. Je suis prête, agenouillée sur le lit, le visage enfoui dans le couvre lit, le dos creusé, la croupe offerte…. J’attend.
Le fouet mes caresse, lentement, avec précision, explorant les parties les plus sensibles, insistant sur la raie, descendant sur l’intérieur délicat des cuisses. Puis le premier coup arrive et un choc électrique me secoue… je n’ai même pas le loisir de crier, que le second coup arrive.  Je gémis, de plaisir autant que des lignes brûlantes qui marquent mes chairs meurtries. Puis c’est une succession très rapide de très petits coups pratiquement ininterrompus qui font monter la sensation de douleur très rapidement jusqu’à des niveaux frisant l’insupportable… ; je ne pourrai pas tenir plus longtemps… mais Maîtresse Lili connaît parfaitement les limites de ses soumises, elle les sent mieux qu’elles-même et son mouvement s’arrête au moment où je vais m’écrouler en pleurant. La sensation est à son paroxysme, l’interruption fait comme un choc. Puis je l’entend ordonner à Eva de me soulager et aussitôt la sensation chaude et douce, humide et apaisante de sa langue qui affleure mes chairs gonflées et rougies me plonge dans le nirvâna.
Je me suis effondrée sur le lit, je gémis doucement et à intervalle réguliers.
Maîtresse Lili s’est agenouillée contre moi. Elle me balaye de son fouet tant devant que derrière. Eva a fait le tour du lit et s’agenouille de mon autre côté.
Eva se caresse le sexe. Maîtresse Lili lui ordonne de le sortir et de le faire de façon à ce qu’elle voie. Eva sort un pénis raide et gonflé qu’elle masturbe avec application. Ses bijoux soigneusement rasés s’agitent à chacun des aller-retour de sa main et je ne peux résister à l’envie de les caresser. Maîtresse Lili et Eva m’enserrent de leurs genoux et le sexe de Eva s’agite au dessus de ma poitrine à présent. Maîtresse Lili continue à me caresser de son fouet. Je suis sur le dos, bassin tourné pour qu’elle puisse aussi bien caresser mes fesses que mes cuisses à l’avant.
Je lui demande l’autorisation de me caresser aussi, comme Eva, elle me l’accorde. Je sors mon sexe raide et dressé et m’offre une masturbation  synchronisée sur celle d’Eva. Nos mouvements s’accélèrent. Le fouet glisse sur mon pénis chaque fois que ma main le découvre. Puis je sens Maîtresse Lili écarter ma main et prendre mon membre, le serrer fermement et me donner du plaisir. Je la vois au dessus de moi. Elle est belle, radieuse, ses yeux disent le plaisir qu’elle a à gérer la situation et contrôler la situation. Le rythme qu’elle impose est parfait, je m’abandonne à sa caresse. Ma main s’est glissée entre ses cuisses, elle me laisse faire, je caresse au travers du cuir fin la chatte que je sens brûlante et douce. Mes doigts courent le long de  l’axe entre sa fleur et ses lèvres. J’aimerais percer cette barrière de cuir et la pénétrer.
Voir le sexe d’Eva au dessus de moi, et au dessus leurs bouches se rejoindre alors que coincée entre elles, masturbée avec art, j’attend d’être aspergée du sperme d’Eva me rend comme folle… mon excitation atteint des sommets au point de me laisser haletante…
Quand les longues giclées brûlante cinglèrent ma poitrine et coulèrent le long de mon cou, j’étais comme secouée par les saccades de mon propre sperme qui s’élançait et retombait sur mon ventre. Maîtresse Lili poursuivit consciencieusement sa caresse jusqu’à ce que se tarisse complètement ma source. Eva secouait les dernières gouttes qui m’éclaboussaient le visage comme des diamants liquides.
On est à Anvers n’est-ce pas ?

***


 
 
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