Un rendez-vous peut en cacher un
autre
Depuis que mon site internet existe, je reçois de nombreuses
propositions.
S’il m’arrive d’entretenir des conversations, souvent intéressantes
d’ailleurs, avec un ou une correspondante, le plus souvent, je me contente
de remercier des compliments reçus et les choses en restent là.
Avec mes « sœurs » tv’s, le dialogue est souvent plus facile.
Nous avons tellement en commun et surtout nous partageons cette immense
solitude dans laquelle nous enferme notre « déviance »
qui fait que très vite, on se parle ouvertement…
Moi aussi je cherche l’âme sœur, la personne qui partage l’émotion
et le plaisir d’être femme. Rencontrer cette personne est relativement
facile sur le net. Mais faire connaissance et dialoguer virtuellement,
échanger des photos et des confidences, cela donne envie de se rencontrer.
Inutile d’y penser si l’une habite Sidney, ou Singapour et l’autre Bruxelles…
Mais il arrive que l’on rencontre une « sœur » proche géographiquement
et alors tout semble devenir possible.
C’est ainsi que j’ai fait un jour connaissance de S. Elle était
travestie comme moi et souhaitait que je l’aide à s’assumer en tant
que fille. Elle avait besoin, comme nous toutes, d’une amie de confiance
pour la conseiller, l’encourager et répondre aux nombreuses questions
qu’elle se posait. Bref de fil en aiguille on en est arrivé à
se mettre d’accord pour se rencontrer. C’est une des choses les plus difficiles
à réaliser ne fût-ce que sur le plan pratique. Il faut
trouver un jour qui convienne aux deux, un endroit discret où se
rencontrer et bien entendu un endroit où loger. Le hasard a voulu
qu’un voyage d’affaires me permette de justifier d’une nuit d’absence et
qui plus est le lieu de ma réunion se trouvait être proche
de l’endroit où habitait S.
On convient donc de se retrouver au Campanille du coin (c’est facile
avec le Campanille, car les chambres sont situées dans un bâtiment
séparé et on peut donc sortir facilement de sa chambre sans
devoir passer devant une réception.
L’heure aussi est fixée. Ma réunion se termine tard,
je roule vite, je suis là à peine ½ heure avant l’heure
du rendez-vous. Je prends ma douche, fait des miracles pour me changer
et me maquiller en un temps record et me voilà prête, belle,
femme, excitée à l’heure. Les minutes passent, il était
convenu qu’un post-it sur la porte servirait à se repérer.
Je l’y ai collé. Une demi heure s’écoule… rien. On a aussi
convenu que toutes les demi-heures on ferait un tour sur le parking. Sachant
S. timide et pas trop assurée, je me dis qu’elle n’ose peut-être
pas sortir de sa chambre, à moi d prendre l’initiative. Je m’aventure
à l’extérieur. Je dois avouer que cela me plaît. J’aime
me promener dans l’air vif du soir et j’aime croiser les gens, des hommes
d’affaires pour la plupart, qui ne sont pas du tout insensibles aux charmes
d’une belle femme…. D’autant qu’ils se sentent un peu « libres »
puisque seuls…
Je fais le tour du bâtiment, me promène de long
en large sur le parking, puis passe en revue chaque porte au rez-de chaussée,
puis à l’étage…. Rien, pas de post-it ! Je me dis qu’elle
est peut-être en retard.
Mon manège n’est pas passé inaperçu. Sur
le parking il y avait deux hommes en conversation. Un jeune, disons la
trentaine, et un autre, environs quarante ans. Ils ont poursuivi leur conversation
quand je suis passée à leur hauteur, et tous deux m’ont suivie
d’un regard pas du tout indifférent. Quand je suis repassée,
ils m’ont même sourit et souhaité le bonsoir… auquel j’ai
répondu par un large sourire. Je me sens toute « chose »
quand je sais que je fais de l’effet à des hommes. Je me sens si
femme. Et le petit frisson qui me caresse le haut des cuisses juste
au dessus des bas n’est pas pour me déplaire. Je rentre dans ma
chambre, fignole mon maquillage… ouf, la demi heure est déjà
passée… je m’en étais à peine aperçue. Je reprend
ma clef et retourne sur le parking. Re-petite ronde… tiens les deux types
sont encore là. Ils vont finir par croire que je tapine… je passe,
ils me sourient à nouveau, je repasse, encore… je sens naître
une curiosité dans leurs regards… Je retourne bredouille à
ma chambre. J’attend et une demi-heure plus tard, je remets cela. Mais
que fait-elle ? Ou est-elle ? M’a-t-elle posé un lapin ? Je ne veux
pas y croire. En fait, je ne suis pas vraiment fâchée, au
contraire, cela m’amuse de me promener ainsi.
Le parking est désert cette fois-ci, les deux types sont partis.
Dommage, cela m’aurait amusé de se rencontrer une troisième
fois. Je sens mon string qui me taillade les fesses. Je me glisse
entre une Range Rover noire et les taillis. J’ouvre ma jupe (elle ferme
avec un velcro et la dépose sur le capot de la Range, je remets
mon string en place et retends mes bas. Je ne peux m’empêcher de
faire une mini exhibition, je déboutonne ma veste et l’enlève
également, je la pose aussi sur le capot. Je suis en soutien, jarretelles
et bas, avec des talons-hauts et u string des plus réduits, cela
m’excite, je hasarde quelques pas sur le parking, m’aventure presque au
milieu… j’adore… je garde l’œil sur l’entrée de l’allée,
prête à bondir sur le côté si une voiture arrivait,
je la verrais à temps avec les phares… Je marche vingt pas, reviens…
je frissonne de plaisir et d’excitation. Bon, suffit maintenant,
je regagne la Range et enfile ma jupe et ma veste et poursuis mon petit
tour. Toujours personne et aucun post-it sur les portes. Je regagne ma
chambre. Au moment où je m’apprête à prendre ma clef….
Horreur, je me rends compte que j’ai posé mon sac sur le capot de
la Range et que j’ai oublié de le reprendre. Je retourne presque
en courant vers le parking. Pourvu que personne ne soit passé. Je
manque de me tordre la cheville au moment où je suis devant la Range.
Rien sur le capot. Merde ! Je regarde par terre. Rien non plus. Bon sang
c’est la poisse. Bon, Maud, pas de panique, refais calmement le trajet
et regarde partout. Un bruit de portière qui claque me fait sursauter
au point que j’en perds l’équilibre. Il y avait quelqu’un… c’est
la Range. Un type m’a vue faire mon exhibition… je sens une sueur froide
me couler dans le dos. Il ne manquait plus que ça. Je reste comme
paralysée.
- Mademoiselle !
Je suis complètement abasourdie. Un type s’approche. C’est le
jeune type de tout-à l’heure. Il sourit.
- Je parie que vous cherchez votre sac à main. Vous l’avez oublié
sur le capot de ma voiture tout à l’heure… pendant que vous , heu,
disons, faisiez cette charmante petite démonstration sur le parking.
Il est juste devant moi. Je ne parviens pas à mettre mes idées
en place.
- Et permettez-moi de vous dire que vous êtes tout à fait
charmante et très jolie. Tenez, le voilà.
Il me tend le sac. Je m’apprête à le prendre. Mais il
le retire.
- Pas si vite. Attendez. Avant de vous le rendre j’aimerais vous demander
quelque chose. Ce n’est pas tous les jours que quelque chose d’aussi …
spécial arrive, d’autant… d’autant que j’ai cru remarquer… euh…
que… que nous avons des choses en commun si vous voyez ce que je veux dire.
Je suis complètement affolée, que veut-il dire ? Il a
vu que je suis un garçon, c’est ça. Merde, qu’est-ce qu’il
veut ? Me faire chanter ?
- Vous ne dites rien ? Je comprends, à votre place, je serais
aussi bien embêtée… vous avez remarqué ? j’ai dit embêtée…
vous saisissez ? Non ?
Il s’approche de moi et me dit à voix plus basse :
- Embêtée… moi aussi je suis un travesti ma chérie…
Je me sens défaillir. Ce n’est pas possible, je rêve…
je le regarde, il me sourit encore, me tend le sac , je le saisis machinalement,
il ne le lâche pas. On reste ainsi sans bouger.
- Ce que j’ai à te demander, c’est qu’on passe la soirée
ensemble, le temps que je me change… si tu veux bien.
- Je… euh… ça alors, c’est incroyable. Je… d’accord…
- Je suis chambre 12, et toi ?
- 16.
- Je m’appelle Kathy et toi ?
- Maud.
- OK, Maud, alors à tout à l’heure, chez moi, disons
dans trois quart d’heures, ça te va ?
Bien sûr que cela m’allait… j’étais enchantée,
quelle aventure agréable…
Je ne pensais plus du tout à S. Et 45 minutes plus tard, je
frappais à sa porte.
C’est une fille ravissante qui m’a ouvert. J’ai reconnu son sourire.
- Bonsoir Maud, entre.
- Bonsoir Kathy, tu es vraiment très belle.
- Toi aussi ma chérie, tu es superbe, viens on va boire un petit
verre et faire connaissance. J’ai du champagne, j’en ai toujours dans le
coffre, il n’est pas à température idéale, mais
ça ne fait rien, ce qui compte c’est de fêter cette extraordinaire
rencontre… d’accord ?
On a bu, les bulles ont dégelé très vite l’ambiance.
Comme moi, comme sans doute beaucoup de filles, elle profitait de ses nuitées
en voyages d’affaires pour vivre quelques heures en fille. Et faire des
photos. Mais comme toutes, cela finissait par être monotone, toujours
seule, alors notre rencontre, quelle chance fabuleuse.
On a parlé de nos trajets de vie, de nos goûts de femmes,
de fringues… et assez vite on s’est découvert des affinités…
plus qu’amicales. Nos fantasmes étaient les mêmes, lingerie,
maid, nurse, collégienne, envie de se montrer… d’être photographiées.
On a parlé longtemps...
Le champagne aidant, je me suis vite retrouvée en « dessous
»… et l’excitation nous a gagné.
Mon sexe a fini par avoir raison de mon fragile string et s’est échappé.
J’en étais à la fois un peu gênée… non, ce n’est
pas vrai, j’en étais excitée… et Kathy aussi qui a continué
à me photographier et m’a demandé de prendre des poses de
plus en plus provoquantes.
Finalement, elle a abandonné son appareil et est venue me caresser.
Je me suis laissé faire, j’avais envie de sentir ses mains sur mon
corps. On s’est explorées lentement, depuis les épaules,
les bras, la poitrine, puis les attouchements se sont faits plus précis,
son sexe aussi sortait de sa culotte de dentelle noire, et on s’est retrouvées
chacune tenant le sexe de l’autre en main. Alors, nos regards se sont croisés,
je la trouvait jolie, même de très près, et nos lèvres
se sont tendues. Le baiser a été léger. Un effleurement.
Puis plus marqué. Quand nos bouches se sont ouvertes et nos langues
mêlées, nos mains sont devenues fébriles, elle s’est
glissée sous le string et découvrant mon pubis tout lisse
m’a déclaré dans un souffle,
- Tu es rasée mon amour, c’est si doux, j’ai envie de te sucer…
- Moi aussi Kathia, viens…
- On s’est couchées sur le grand lit et placées en 69.
Elle aussi était rasée, et son corps était aussi
lisse et sans poils que le mien. Je suis naturellement sans poils, sauf
au pubis. Apparemment elle l’était aussi.
J’ai pris son pénis en bouche, il était dur et chaud.
Ses bijoux pendaient, tendres et lisses, je la sentais qui me prenait en
bouche aussi. Mon sexe était en semi-érection, elle cherchait
à le cajoler de sa langue et l’enfournait entièrement.
On est resté ainsi longtemps, ses mouvements devenaient saccadés.
Je tentais de la contrôler et en même temps de la prendre entièrement
au risque de m’étouffer.
Puis on s’est calmées. On a vite senti qui était la dominante
et qui la soumise… moi !
Alors elle m’a proposé de me faire l’amour… et j’en ai eu envie.
Elle m’a prise en levrette, doucement, mais sans peine, j’étais
tellement excité et demandeuse…
Sa pénétration a été profonde et forte.
Je la sentais au fond de moi. Elle me cognait les fesses à chaque
poussée et je cherchais à synchronise mon rythme sur le sien.
J’avais la tête dans l’oreiller que je serrais de mes deux bras.
Cambrée et offerte, je me sentais des étoiles de plaisir
dans la tête et des vagues de plaisir dans tout le corps.
Elle est sortie, cela faisait comme un grand vide. Elle m’a retournée,
écarté
les jambes, s’est positionnée au dessus de moi, a relevé
mes jambes très haut, sur ses épaules, puis m’a pénétrée
à nouveau, c’était un rêve éveillé…
Mon pénis était retombé, mais mon plaisir et mon
excitation, ma jouissance étaient extrêmes.
Finalement elle s’est retirée au moment où elle allait
éjaculer et un long jet blanc s’est envolé pour atterrir
sur mon ventre et mon soutien.
Plusieurs saccades ont suivi et elle s’est masturbée violemment
au-dessus de moi jusqu’à ce que la source soit tarie.
Alors elle m’a embrassée encore une fois, tendrement et s’est
allongée contre moi.
Nous avons dormi comme des anges, rassasiées et détendues.
Quand je me suis éveillée le matin, elle était
déjà prête. En homme. Et pas mal du tout.
Elle m’a demandé de rester en fille.
On est allé déjeuner à deux. Mon rêve s’est
prolongé.
On a passé la journée à se promener, faire les
boutiques. Le soir il a bien fallu revenir à la réalité
et ce ne fut pas une mince affaire pour moi de me démaquiller avec
les moyens du bords et retrouver mon apparence de garçon.
Elle est rentrée à Paris, moi à Bruxelles.
Finalement ce rendez-vous avec S. n’était pas si raté
que cela.
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