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Pipi
J’ai pris de l’assurance. Maintenant, j’ose me promener seule, en public.
Et c’est follement amusant.
Je suis toujours habillée court, sexy, avec une coiffure bouclée
sensuelle qui ne manque jamais d’attirer l’attention. Je suis limite… entre
la fille sage et la fille allumeuse… c’est selon.
Hier j’ai eu envie de prendre un verre et de me promener. J’ai rangé
la voiture dans le parking près du lac dans le parc du musée
de Tervuren. Peu de monde, du soleil, pas trop chaud, idéal…
Une fois quittée la voiture, je longe la grande pelouse par
l’allée de gauche. Je croise des jogueurs et quelques femmes promenant
leurs enfants. Les jogueurs se retournent immanquablement après
m’avoir dépassée. Les femmes me jetent des regards souvent
suspicieux… que pensent-elles ? Sont-elles jalouses de voir une fille libre
et jolie se promener ? Sans doute (et avec raison) pensent-elles que je
cherche à attirer l’attention des hommes…
J’ai ma veste beige, des bas noirs et mes hauts talons noirs, un cache
cœur noir qui laisse voir mon ventre… très sexy et un peu trop jeunette
direz-vous ? D’accord, mais moi cela me plaît et je crois que tous
les hommes qui m’ont croisée ne me contrediront pas.
J’ai un grand sac rouge à l’épaule.
Il y a dix minutes que je marche. Je me sens si bien. J’ai un peu mal
aux pieds, le sol est inégal, pas ce qu’il y a de mieux pour des
hauts talons. Un banc. Je m’y installe. Je suis face à la pelouse.
J’ai soigneusement croisé les jambes, ce qui relève évidemment
aussi un peu la jupe (déjà si courte). Le spectacle de mes
cuisses doit être assez agréable. J’en veux pour preuve que
les promeneurs (hommes) passent à présent côté
pelouse, devant moi… J’ai pour chacun un sourire charmant… ce qui en trouble
plus d’un.
J’ai presque sursauté quand il est apparu sur ma gauche. Je
ne l’avais pas entendu arriver. C’est un beau type, la quarantaine, pas
de ventre, il est en costume style cadre américain. J’aime bien.
Sourire. Il s’assied à l’extrémité du banc. Retour
du sourire. Un ange passe. Je regarde devant moi, lui aussi. Je risque
un regard vers lui, lui aussi. Re sourire…
Qui va faire la premier pas ?
Le temps passe, il a sorti un livre et fait semblant de la lire avec
attention. Bon, ce n’est pas pour cette fois-ci. Tiens que lit-il ? Pas
moyen de voir la couverture. Ah, voilà : « L’art de la fessée
»… et bien ça c’est plutôt amusant…. Je l’ai aussi.
Aurait-on des goûts similaires ? Cela ne me déplairait pas
qu’on en parle. Mais comment aborder le sujet ? Flûte, c’est moi
la femme, lui l’homme, il n’a qu’à prendre l’initiative.
Rien, désespérément rien… il lit, le temps passe,
je m’ennuie. Et puis j’ai besoin de faire pipi. Je me lève et passe
devant lui. Ma jupe frôle ses genoux au passage. Il lève la
tête, re-sourires croisés.
Je m’éloigne. Un regard en arrière, il est resté
assis. Il ne regarde apparemment pas dans ma direction. Tant pis. Je me
dirige vers le sous-bois. Voilà, j’arrive dans un endroit un peu
caché par les taillis.
Je m’accroupi derrière un buisson, relève ma jupe, baisse
mon string. Je m’amuse à l’idée de la pose… finalement, je
pourrais faire comme un homme debout contre un arbre, mais c’est si gai
de le faire ainsi. Je fais un grand pipi. Puis je me relève. J’aime
quand même bien mon sexe d’homme… même si je me sens femme.
Je remets mon string, baisse ma jupe. Je suis en ordre.
Maintenant j’ai soif, j’irais bien jusque la terrasse de l’établissement
au bout du lac.
Je retourne sur le chemin, un coup d’œil au banc, tiens, il n’est plus
là. Je cherche des yeux, je ne le vois nulle part. Il est sans doute
parti. Dommage, cela m’aurait bien plu qu’il me fasse un peu la cour… Enfin,
bon ce sera une autre fois. J’espère quand même qu’il n’a
rien deviné et …. Je suis bête, je dois avoir plus confiance
en moi. Je suis belle et personne ne peu se douter que je ne suis pas une
vraie fille.
J’arrive à la terrasse, il y a des pédalos à louer.
Peu de monde assis. Juste une vieille fille à lunettes et une bande
de jeunes gens, 16 à 18 ans… Ils boivent des cocas et fument. Bruyants.
Au moment où je passe près d’eux, un grand silence. Je sens
des regards dans mon dos, ou plutôt sur ma poitrine et sur mes jambes.
Cela me chatouille délicieusement.
Je m’installe à une table à l’autre bout de la terrasse.
Le lac est beau, il y a même des cygnes.
Je ne pensais plus à mon voisin de banc et voilà qu’il
se pointe. Tiens, ou était-il passé ? Il a l’air un peu hésitant.
Il vient vers moi, me sourit (décidément) et très
gauchement s’assied à la table à côté. Il regarde
le lac. La serveuse arrive. Il commande un Coca. Elle repart. Il remue
sur sa chaise, je m’amuse, visiblement il m’a suivie et ne sait pas comment
m’aborder. Cela me donne plein d’assurance quand je sens l’autre si hésitant.
Si je fumais, je lui demanderais bien du feu, mais je ne fume pas…
Si je ne fais rien, dans cent ans on est encore là. Je sais
pour en avoir vécu des situations pareilles que si on ne se décide
pas, rien n’arrive et on regrette après en se traitant de grosse
bête de n’avoir rien fait. Mais c’est lui l’homme, à
lui l’initiative. La fille lui apporte son Coca. Il s’apprête à
boire, me jette un regard, sourire… lève son verre imperceptiblement
comme pour me faire « santé » sans avoir l’air de le
faire… il est mignon dans sa timidité… je crois que je vais l’aider.
- Excusez-moi Monsieur…
Il se tourne vers moi, un voile de rougeur balaye son visage, il est
vraiment adorable…
- Excusez-moi, vous n’auriez pas de monnaie, je n’ai qu’un billet de
2000 francs.
- Ah, oui, euh, attendez, je crois que j’ai… je vais voir…
Il se lève, sa chaise se renverse, il tente de la rattrapper,
heurte la table, son verre se renverse. Il tend la main, trop tard le verre
roule à terre. Il perd l’équilibre, se rattrappe in extremis…
Il est rouge pivoine maintenant. Je ris…
Il se tourne vers moi, me regarde un instant puis rit à son
tour.., la glace est brisée.
Il vient vers moi, me tend la main…
- Bonjour mademoiselle, excusez ma maladresse, je suis très,
euh très… vous me … je vous trouve très jolie et je, euh,
je …
- Je m’appelle Maud et vous ?
- Marc, Marc Béraly… vous vouliez de la monnaie ?
- Oui, si vous avez pour 2000 francs.
Il sort un portefeuille de sa poche, farfouille….
- Je n’ai pas, mais attendez, laissez-moi vous offrir votre verre,
comme ça c’est réglé, vous voulez bien ?
- C’est gentil, merci.
- Je peux m’asseoir à votre table ?
- Bien sûr.
Il se retourne, prend son livre qui baigne dans le coca… ramasse le
verre et revient.
- Mon livre est mouillé.
- Ah... et que lisez-vous ?
Je suis un peu perverse, ma question va drôlement le mettre mal
à l’aise…
- Oh rien de très passionnant, un livre de maths.
Il le retourne sur la table.
- Oh, mais j’adore les maths, je peux voir….
Avant qu’il n’ai pu réagir, d’ailleurs il a l’air comme paralysé…
j’ai pris le livre et l’ai retourné.
- Oh mais c’est de Manara… j’adore Manara. Je ne savais pas qu'il écrivait
aussi des livres de math... celui-ci c'est sans doute la deuxième
partie, quand l'élève n'a pas bien appris sa leçon...
Il est encore plus rouge que tout à l’heure… Il ne dit rien.
Je parie qu’il ne parvient même plus à avaler sa salive, je
suis rosse quand même.
- Ne soyez pas timide, il ‘y a pas de mal à lire ce genre de
livre… et en plus les illustrations sont splendides. Si je vous disait
que j’aime bien les fessées…. Que penseriez-vous de moi ?
Un grand silence…. Je le regarde. Il a les yeux baissés sur
mes mains (j’ai de splendides ongles rouges).
Il lève la tête.
- Mademoiselle…
- Maud…
- Euh, Maud, je… c’est vrai vous aimez les fessées ?
- Bien sûr… voulez-vous m’en donner ?
Il déglutit péniblement…
- Je…
- Ecoutez Marc, on est des adultes non ? Moi je suis libre, vous pas
?
- Oui, je suis libre aussi…
- Alors, ne tournons pas autour du pot, je vous fait de l’effet, vous
êtes mignon, on devrait s’éviter de perdre du temps en manœuvres
d’approche laborieuses et hypocrites… Vous me plaisez bien, vous semblez
aimer l’érotisme, moi aussi, alors aprlons-en franchement... ce
n'est pas plus facile?
- Euh…
- Ecoutez, je vais être tout à fait honnête avec
vous… vous me plaisez, et je crois que je vous plaît aussi pas vrai
?
- Euh, oui, bien sûr, beaucoup même…
- Vous ne savez rien de moi et moi rien de vous, mais ce n’est pas
très important, c’est l’émotion qui nous guide, pas la raison,
d'accord?
- Oui, bien sûr…
Je sens qu’il reprend un peu d’assurance.
- Marc, trouvez-vous que je suis une jolie fille?
- Oh oui, superbe, très belle, avec quelque chose de spécial,
de je ne sais quoi de spécial… je…comment dire?
- Ecoutez, c’est simple, je suis une femme du troisième type….
Cela vous dit quelque chose ?
- Euh... non, c’est quoi ?
- Et bien je ne suis pas vraiment une femme au sens normal.
- Ah… moi je vous trouve parfaite, tout à fait féminine…
Je ris et lui prend la main.
- Marc, je suis effectivement féminine, plus féminine
que beaucoup de femmes même. Je vous plais visiblement. J’en suis
très heureuse et je ne veux pas vous décevoir. Etes vous
prêt à m’écouter ? Ne croyez-vous pas qu’il vaut mieux
être honnête vis-à-vis l’un de l’autre que de se jouer
une comédie où les deux vont perdre ?
- Je suis d’accord, mais que voulez-vous dire ? Vous êtes mariée
? Vous avez une maladie incurable ?
Je ris.
- C’est un peu la même chose non ? Non, sérieusement,
je ne suis pas mariée, je n’ai pas le sida.
- Ah, cela me fait plaisir. Alors, que peut-il y avoir d'autre de si
terrible à dire ?
- Ecoutez-moi bien Marc… sous mon apparence de femme… j’ai un corps
différent.
Je ne suis pas une vraie femme, une femme biologique, je suis une femme
parce que je me sens femme, mais en fait, je suis un homme…je suis un travesti.
Voilà ! maintenant, surtout ne vous fâchez pas, vous ne devez
pas vous sentir dupé, ni atteint dans votre dignité d’homme,
un travesti se sent et a les apparences d’une femme, c’est son choix, sa
liberté. Vous pouvez comprendre cela ? Et l’accepter ou ne pas l’accepter,
vous êtes libre.
Il me regarde héberlué. C’est le moment difficile. Ou
ça passe ou ça casse. J’ai peur de ses réactions.
Elles peuvent être inattendues.
Il n’a pas bougé. Il n’a pas retiré sa main comme si
j’avais la peste…. C’est plutôt bon signe.
Il me regarde. Ses yeux expriment le doute, la surprise, l’interrogation.
Le silence se prolonge. Sa main n’a pas bougé. Finalement il se
redresse un peu.
- Maud, je vous trouve très séduisante. Quand je vous
regarde, je vois une belle femme, une femme directe et honnête…et
ce sont là des qualités que j’apprécie. Je ne suis
pas né de la dernière pluie, je sais ce qu’est un travesti.
Je n’en avais jamais rencontré. Je crois que j’en avais une image
caricaturale, un peu comme les drag queens, Priscilla folle du désert,
mais j’étais loin de penser que vous pouviez être aussi belles,
féminines, parfaites, plus femme qu’une vraie femme. Je ne sais
pas encore comment dire, je ne suis pas homosexuel, je… je n’ai pas
envie de , je… disons que cela va me demander un peu de temps pour comprendre,
mais je suis sûr d’une chose, vous me plaisez, j’adore votre sourire,
je voudrais mieux vous connaître, j’aimerais vous revoir. Vous voulez
bien?
- Bien sûr Marc. J’apprécie votre compréhension.
Mais s’il vous plaît, cessons de parler si sérieusement, il
fait beau, le soleil brille, la vie est belle, rien ne nous oblige à
rien, il ne s’est rien passé de dramatique, alors si on commençait
plutôt par faire un petit tour et par faire mieux connaissance ?
- D’accord, on y va.
On s’est levé, il a payé la fille, je l’ai remercié,
il m’a prise par la main et on est parti comme deux amis, amoureux ? On
a parlé, il me regardait beaucoup. Finalement, on s’est retrouvé
dans la pénombre d’un sous-bois. Il faisait tranquille. Il m’a prise
par la taille, m’a attirée contre lui et il m’a embrassée,
doucement, puis plus profondément. J’ai glissé mes mains
derrière sa nuque. Notre étreinte a duré longtemps.
J’ai senti qu’il était en érection. Il a rougi au moment
du contact, se rendant bien compte que je sentais son sexe dur…Quand on
s’est séparé, il m’a encore regardée dans les yeux.
- Maud… vous éveillez en moi des désirs inavouables.
J’ai effleuré de ma main son pantalon. Je lui ai souri. J’ai
posé ma main, son sexe a encore durci…
Il me regardait avec des yeux qui disaient son envie. Alors très
lentement je me suis laissé descendre à genoux. Il m’a laissé
faire. Il avait fermé les yeux. J’ai ouvert lentement sa braguette,
son slip était tendu. J’ai libéré le membre qui s’est
dressé magnifique devant mon visage. Je l’ai léché
à petits coups, puis je l’ai pris en bouche…. Il tenait ma tête
de ses deux mains. On n’entendait plus que le chant des oiseaux et son
souffle qui s’accélérait. Quand il a frémi, je l’ai
masturbé et il a éjaculé à longs jets. J’ai
sorti un kleenex et l’ai doucement essuyé. Il m’a laissé
faire, sans un mot, puis m’a aidée à me relever. Il a remonté
la fermeture éclair sans me quitter des yeux puis m’a pris par le
cou et m’a donné un nouveau baiser long et tendre. Son étreinte
était ferme et très agréable. L’odeur poivrée
de son after shave me plaisait.
Puis j’ai senti sa main descendre le long de ma hanche, glisser sur
ma jupe, s’arrêter un instant et lentement la relever. Instinctivement
je l’ai repoussé doucement, mais il me maintenait de son autre main,
sans brutalité mais avec force. Je me suis laissé faire,
après tout… sa main a remonté jusqu’à la lisière
du bas, au contact sur ma cuisse j’ai eu un frisson. Il a continué
son ascension, je sentais monter mon désir…
Mon fragile petit string ne pouvait plus contenir mon sexe qui gonflait.
Quand il a débordé du tissus délicat, sa main l’a
touché et il l’a délicatement pris au creux de sa paume.
Il l’a longuement gardé jusqu’à ce que mon érection
soit totale. Il m’a souri
- Tu sais Maud, je t’ai observée quand tu faisais pipi et j’ai
vu que tu étais un homme. Cela m’a surpris mais finalement pas vraiment…
il y avait en toi quelque chose de si étrangement attirant, féminin
mais avec quelque chose de spécial. Je crois que mon subconscient
avait compris avant que mes yeux ne voient. Je n’ai jamais connu de travesti
avant toi, je ne savais pas que tu me ferais un tel effet. Je ne sais pas
ce qui m’a poussé à vouloir faire ta connaissance. Je te
remercie d’avoir été si honnête en disant les choses
comme tu l’as fait. Tu es une femme très spéciale Maud, et
cela me plaît de façon extraordinaire. Je viens grâce
à toi de découvrir un univers que je ne soupçonnais
pas jusqu’à aujourd’hui. Ta franchise et ta beauté m’ont
complètement bouleversé. Je… j’ai envie de te faire l’amour…
Je m’apprêtais à parler, mais il a mis son doigt sur mes
lèvres.
- Ne dis rien… laisse toi faire.
Il s’est agenouillé devant moi, a relevé ma jupe, contemplé
mon pénis gonflé, l’a touché, pris entre ses doigts.
- Tu as un beau clitoris Maud, je l’aime tu sais.
Il s’est approché et l’a embrassé sur l’extrémité
du gland, puis l’a pris en bouche. Sa caresse était pleine de tendresse
et de délicatesse. Quand j’ai senti que j’allais venir, je l’ai
repoussé doucement.
- Pas maintenant…
Il m’a aidé à remonter mon string. Mon sexe était
trop gonflé pour y tenir…
Finalement j'ai rabattu ma jupe et lentement il est retombé..
Il m’a prise par la main et on est retourné vers le parking,
sans un mot.
Arrivés devant ma voiture, j’ai ouvert la portière, me
suis assise et au moment où j’allais fermer, il m’a donné
son livre.
- Maud, j’ai mis mon téléphone. Je te laisse libre de
décider si tu veux qu’on se revoie ou non. Mais sache que je… que
je … que j’aimerais beaucoup… téléphone-moi, Maud, j’attendrai
ton appel… je … au revoir Maud.
Il s’est penché sur moi, un dernier baiser sur les lèvres
et il s’est éloigné. Il s’est encore retourné deux
fois… m’a fait un petit signe de la main et il a disparu derrière
le coin.
***
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