| Récits |
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Le porte-jarretelles a été créé en 1876
par Féréol Dedieu… pour des raisons médicales.
Pendant les années 60, la mini appela le collant, plus yéyé et signe de libération (?). Quand vint la maxi, on conserva le collant, si pratique. Puis, last but not least, la montée du féminisme promut le pantalon comme manifestation d’émancipation. La traversée du désert du porte-jarretelles dura jusqu’à la fin des années 70. La créatrice Chantal Thomass réintroduisit la lingerie sexy et sophistiquée… pour les bourgeoises. Les putes y étaient toujours restées fidèles. Les années 80 furent celles de la reconquête du porte-jarretelles et des dessous en général. Les filles et les femmes voulurent être à la fois actives et sexy, voire provoquantes. Les psychanalystes se penchent même sur ce symbole du désir pour déclarer qu’il est “une façon de morceler le corps de la femme pour le rendre moins effrayant aux yeux des hommes”. Je vous laisse juge… Aujourd’hui,le porte-jarretelles cohabite avec d’autres dessous. Les femmes sont partagées à son sujet. Mais les hommes sont pratiquement unanimes. Quel mâle n’a pas craqué pour Emanuelle Seigner dans “Lune de fiel”, lorsqu’elle apparut vêtue, sous son imper, d’un porte-jarretelles, de bas, de talons hauts et rien d’autre? Et enfin, pourquoi, lorsque les hommes se travestissent en femmes, à l’instar de Miguel Bose dans “Talons aiguilles” de Pedro Almodovar, cela commence-t-il toujours par un porte-jarretelles? ***
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