Si femme:

Sortir, prendre le volant en femme m’excite au plus haut point.
Ce soir, je me suis faite belle, dessus et dessous… je me sens si femme.
Tailleur secrétaire gris souris, petite jupe, bas noirs, jarretelles
bien sûr, lingerie de dentelle noire, talons hauts vernis, bijoux
discrets. Je sors de la maison, ouvre la portière de ma mini.
En m’asseyant, ma jupe remonte, elle est si courte.
Le cuir des sièges est délicieusement frais sous mes
cuisses.
La lisière de mes bas tendus est visible.
Sexy, surtout que dans une mini, les jambes sont plutôt relevées.
Il fait déjà sombre, le ciel est clair, la lune sera
pleine, il fait froid, j’aime.
J’ai passé le golf, je remonte vers la chaussée de Louvain.
Je coupe par Waterloo. Je ralenti au rond-point de la Sucrerie, je cale.
Je relance le moteur, rien… encore, toujours rien… il est sans doute noyé.
- Zut et rezut, il fallait que ça m’arrive, heureusement il
y a peu de monde.
Je parle trop vite, il y a une voiture derrière moi.
Encore un essai… toujours rien.
- Puis-je vous aider?
Je sursaute, je ne l’ai pas vu venir. Il est debout à côté
de la portière.
Je tire instinctivement sur ma jupe, en vain. Il a une vue plongeante.
Je parie qu’il voit ma petite culotte.
- J’ai calé, je ne parviens plus à redémarrer…
- Attendez, je vais vous pousser sur le côté de la route,
vous gênerez moins.
Deux minutes après, je serre le frein à main, il a rangé
sa voiture devant moi.
Il revient. La quarantaine, élégant, plutôt bien
foutu, genre à séduire pour le plaisir.
Je crois que je lui ai fait un certain effet rien qu’à voir
comme il me sourit en revenant vers moi.
Il ouvre la portière.
- Laissez-moi essayer.
Il s’est assis à côté de moi. Visiblement, le spectacle
de mes cuisses plus que dénudées n’est pas pour lui déplaire.
Il tend le bras, tourne la clef de contact.
- Surtout n’appuyez pas sur l’accélérateur.
Le démarreur tourne quelques secondes et hop, miracle, le moteur
démarre.
- Et voilà, vous êtes sauvée.
- Vous êtes très gentil, vous m’avez tirée d’un
mauvais pas, comment vous remercier?
- Vous êtes charmante, tout le plaisir a été pour
moi.
Il se montre un peu entreprenant..
.
Je ris, il me plaît...
- Soyez sage, ici on pourrait nous surprendre.
- Oui bien sûr... alors, si vous n’êtes pas trop pressée,
cela me ferait plaisir de vous offrir un petit café pour vous réchauffer,
vous voulez bien?
Bien sûr que je veux bien! (me dis-je en moi-même).
Je me sens si femme...
C’est devant le magnifique complexe hôtelier de la Sucrerie qu’on
a rangé les voitures.
Il est venu m’ouvrir la porte et m’a offert la main pour m’aider à
m’extraire de ma mini.
C’est un homme qui a du savoir-vivre.
Il n’a pas tout de suite relâché ma main… et me regarde
en même temps.
Panique! S’est-il rendu compte que je suis un travesti?
Apparemment pas. Ouf.
Nous marchons vers la salle voûtée. Je sens l’air frais
entre mes cuisses au dessus de mes bas, ma petite culotte me rentre délicieusement
entre les fesses. Quelle aventure!
Et nous voilà assis sagement, presque sagement, il s’est mis
à côté de moi, pas en face. Je me tiens bien droite,
mes (faux) ongles sont parfaits. Les banalités d’usage passées,
je le sens plus pressant. Le café est Irlandais et j’ai la tête
qui tourne un peu. Je me sens bien, toute chaude et détendue.
Sa main a quitté la table… j’ai un petit sursaut quand elle
se pose sur mon genoux. Et voilà. Il parle bien, calmement, je n’écoute
pas ce qu’il dit, je suis en train de penser à sa main. Elle remonte
imperceptiblement le long de ma cuisse. Je continue à lui sourire.
Il s’enhardit. Ses doigts ont atteint la boucle de la jarretelle. Il joue
un instant avec. Au moment où se fait le contact avec ma peau, j’ai
malgré moi écarté un peu les jambes, il s’est rapproché
de moi. Je sens son souffle près de mon visage, il sent bon l’after-shave
épicé.
Nos corps se touchent presque. Je sens mon coeur qui bat la chamade.
Il a du remarquer mon trouble et pousse son avantage. Sa main glisse
entre mes cuisses. Il est à quelques millimètres de ma culotte.
Je rapproche mes jambes et coince sa main. Il s’est immobilisé.
Comme c’est agréable de sentir une main d’homme. Que je suis femme,
que je me sens séduisante!
Je relâche la pression, il retire la main et me propose:
- Si on allait faire un petit tour? Il y a une lune splendide.
Et nous voilà marchant dans le parc silencieux… quel est son
plan?
Et moi, de quoi ai-je envie? Je le sais bien, j’ai envie qu’il me touche,
j’ai envie d’être conquise par un homme, j’ai envie de me sentir
femme.
Il s’arrête près d’un arbre, je m’y adosse. Un grand silence
se fait.
Il se rapproche, me prend la taille et m’attire à lui. Je me
laisse faire, après tout, c’est le jeu, je suis la femme, il est
l’homme. Nos bouches se cherchent, et sa langue m’envahit.
Je m’abandonne à son étreinte, comme c’est bon de sentir
un corps d’homme.
Je me sens si femme.
Il tire sur ma jupe, je la sens remonter. Mes fesses sont à
l’air, il y a posé ses mains et les caresse doucement. Il glisse
sous la dentelle de la culotte. Je le sens chercher le passage vers mon
petit trou, je me laisse faire. De mes bras, je lui ai entouré le
cou et tire sa nuque à moi. Notre baiser se fait plus profond. Je
sens son sexe dur contre mon ventre. J’en ai envie…
Il promène ses mains sur mes fesses. Je le laisse faire.
J’adore cette sensation, elle éveille en moi des frissons pervers...
Je le repousse doucement et me laisse glisser à genoux. Comme
c’est facile avec lui, tous nos gestes et toutes nos intentions ne demandent
aucune parole, chacun sait ce que veut l’autre, on ne joue pas.

Je suis à genoux, il a basculé la tête en arrière.
Iil défait lui-même sa ceinture, un vrai gentleman. Il
sait qu’avec mes longs ongles c’est difficile.
Je l’ai pris dans ma main. Je le regarde fascinée.
Ma langue l’effleure, je suis folle. J’ai ouvert la bouche.
Je le reçoit comme un met délicat, et mes lèvres
se referment.
Je sens le sang de l’animal emprisonné battre à grands
coups.
Il gémit. Il a du plaisir. S’il savait comme moi aussi jen ai.
Je le sens tendue comme un arc. J’ai envie de lui.
Il ne sera pas long à venir.
Il a un frémissement, je continue, il gémit à
nouveau…
Un frisson, il vient par saccades.
Je recueille la précieuse liqueur dans mes mains, son odeur
musquée m’enivre…
Je l'entend gémir, je sens qu'il se détend.
Femme, j’ai donné à un homme le plaisir qu’il attendait,
je suis contente, j’ai joui moi aussi, … ma culotte est toute mouillée.
Il remet de l’ordre dans ses vêtements sans se presser. Puis
il se redresse, cherche quelque chose dans sa poche et me tend un mouchoir
de papier.
Je le regarde. Il me caresse la joue en souriant.
Tout s'est passé comme dans un rêve...
Il m’aide à me relever.
Il remet de l’ordre dans ses vêtements en me regardant.
- C’était bon… merci chérie.
Il me tend ses lèvres, nos souffles se croisent, je suis toute
dizzy...
Il m’a dit "chérie"...
Il a l’air sincère… comme tout les hommes après l’amour.
Il est prêt à repartir, peut-être est-ce mieux ainsi?
Trois minutes plus tard, nous roulons chacun de notre côté
dans la nuit.
C’était une belle soirée.
Je me sens si femme.
***
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