Un mois s’était presque écoulé
depuis le duel avec le Duc de Germain, quand un messager de Versailles vint
informer les De Jarjayes que madame De Jarjayes avait été prise de malaise au
palais. Oscar inquiète pour sa mère se précipita à Versailles bien que les
sanctions à son encontre ne soient pas encore levées. Apercevant le carrosse de
la Reine, elle s’approcha afin de présenter ses hommages et des excuses pour sa
présence sans autorisations dans l’enceinte du palais. La Reine trop heureuse de
revoir enfin son cher colonel fit comprendre à Oscar que selon son calendrier
toutes sanctions étaient désormais levées. Alors qu’une voix féminine invitait
la Reine à se hâter, Marie-Antoinette pria Oscar de prendre soin de sa mère et
de lui porter des nouvelles dès le lendemain lors de son retour à la tête de la
garde royale.
Alors que le carrosse des De
Jarjayes franchissait les grilles de leur propriété, une jeune fille reprenait
son souffle près d’un massif de roses. Apercevant la robe bleue et les cheveux
bouclés de madame De Jarjayes se précipita un poignard à la main prête à
exterminer celle qui avait anéanti en quelques secondes tout ce qui faisait son
bonheur. Oscar réagit promptement et désarma la malheureuse du revers de la
main, puis faisant face à cette jeune fille elle lui ordonna de justifier son
geste quand elle reconnu celle dont elle avait croisé la route par deux
fois.
« Mais ! Rosalie !
C’est bien ainsi que vous vous prénommez ? »
la jeune fille désorienté laissait
courir son regard de madame De Jarjayes à Oscar, quand elle se rendit compte de
sa terrible méprise.
« Oooh ! La femme
soldat ! »
Oscar agacée par le mutisme de la
jeune fille lui ordonna de s’expliquer, mais Rosalie terrifiée n’osait parler.
Oscar n’obtint qu’un flot de larme.
« Veux-tu bien m’expliquer,
pourquoi tu as voulu attenter à la vie de ma mère ?
_ Oh, pardon !! C’est une
terrible méprise ! » Répondit Rosalie entre deux
sanglots.
« Mais cette robe bleue et
vos cheveux madame. Je vous ai prise pour celle qui a causé la mort de ma pauvre
maman.
_ Pourquoi as-tu cru que c’est ici
que ton ennemie résidait ?
_ Votre demeure est si grande…que
j’ai cru être enfin arrivée à Versailles.
_ VERSAILLES !!!! »
S’esclaffa Oscar en saisissant Rosalie par la main.
Elle traîna la malheureuse qui cru
sa dernière heure arrivée, quand soudain Oscar lui désigna quelque chose au
loin.
« Voici Versailles petite
sotte ! Versailles est une ville et le palais est le cœur de cette
ville.
_ Mon dieu ! Mais jamais je
ne trouverais celle qui m’a causé tant de malheur.
_ Ne t’inquiète pas
Rosalie. » Dit Oscar tendrement.
« Si ton ennemie a ses entré à Versailles, je te fais la promesse de t’aider à
la retrouver. Mais pour l’instant du doit prendre du repos, grand-mère va
s’occuper de toi. Allez viens Versailles ne va pas bouger si tu la quitte des
yeux. »
Rassurée Rosalie suivit Oscar et
se laissa dorloter par grand-mère qui était ravie de la présence de cette jeune
fille. André ne fut pas non plus le dernier à se réjouir de la présence de cette
jeune fille, cette présence féminine laissait présager bien des distractions. En
effet, il trouvait Oscar beaucoup trop occupée à jouer les bons petits soldats
ce qui rendait la vie au château plutôt austère.
Grand-mère et André furent tout
deux charger de parfaire l’éducation de Rosalie qui en échange se rendait utile
en effectuant certaines corvées pour ne pas être une charge pour ses hôtes.
Grand-mère donnait des leçons de maintient, alors qu’André et Oscar se
relayaient pour les leçons d’équitations, d’escrimes, sans oublier la lecture et
l’écriture. Rosalie, bien que studieuse, trouvait quelque peu saugrenu de devoir
apprendre autant de chose pour trouver son ennemie.