4        Rosalie.

 

Un mois s’était presque écoulé depuis le duel avec le Duc de Germain, quand un messager de Versailles vint informer les De Jarjayes que madame De Jarjayes avait été prise de malaise au palais. Oscar inquiète pour sa mère se précipita à Versailles bien que les sanctions à son encontre ne soient pas encore levées. Apercevant le carrosse de la Reine, elle s’approcha afin de présenter ses hommages et des excuses pour sa présence sans autorisations dans l’enceinte du palais. La Reine trop heureuse de revoir enfin son cher colonel fit comprendre à Oscar que selon son calendrier toutes sanctions étaient désormais levées. Alors qu’une voix féminine invitait la Reine à se hâter, Marie-Antoinette pria Oscar de prendre soin de sa mère et de lui porter des nouvelles dès le lendemain lors de son retour à la tête de la garde royale.

 

 

Alors que le carrosse des De Jarjayes franchissait les grilles de leur propriété, une jeune fille reprenait son souffle près d’un massif de roses. Apercevant la robe bleue et les cheveux bouclés de madame De Jarjayes se précipita un poignard à la main prête à exterminer celle qui avait anéanti en quelques secondes tout ce qui faisait son bonheur. Oscar réagit promptement et désarma la malheureuse du revers de la main, puis faisant face à cette jeune fille elle lui ordonna de justifier son geste quand elle reconnu celle dont elle avait croisé la route par deux fois.

 

« Mais ! Rosalie ! C’est bien ainsi que vous vous prénommez ? »

 

la jeune fille désorienté laissait courir son regard de madame De Jarjayes à Oscar, quand elle se rendit compte de sa terrible méprise.

 

 « Oooh ! La femme soldat ! »

 

Oscar agacée par le mutisme de la jeune fille lui ordonna de s’expliquer, mais Rosalie terrifiée n’osait parler. Oscar n’obtint qu’un flot de larme.

 

« Veux-tu bien m’expliquer, pourquoi tu as voulu attenter à la vie de ma mère ?

_ Oh, pardon !! C’est une terrible méprise ! » Répondit Rosalie entre deux sanglots.

 

« Mais cette robe bleue et vos cheveux madame. Je vous ai prise pour celle qui a causé la mort de ma pauvre maman.

_ Pourquoi as-tu cru que c’est ici que ton ennemie résidait ?

_ Votre demeure est si grande…que j’ai cru être enfin arrivée à Versailles.

_ VERSAILLES !!!! » S’esclaffa Oscar en saisissant Rosalie par la main.

 

Elle traîna la malheureuse qui cru sa dernière heure arrivée, quand soudain Oscar lui désigna quelque chose au loin.

 

« Voici Versailles petite sotte ! Versailles est une ville et le palais est le cœur de cette ville.

_ Mon dieu ! Mais jamais je ne trouverais celle qui m’a causé tant de malheur.

_ Ne t’inquiète pas Rosalie. » Dit Oscar tendrement.

 

« Si ton ennemie a ses entré à Versailles, je te fais la promesse de t’aider à la retrouver. Mais pour l’instant du doit prendre du repos, grand-mère va s’occuper de toi. Allez viens Versailles ne va pas bouger si tu la quitte des yeux. »

 

Rassurée Rosalie suivit Oscar et se laissa dorloter par grand-mère qui était ravie de la présence de cette jeune fille. André ne fut pas non plus le dernier à se réjouir de la présence de cette jeune fille, cette présence féminine laissait présager bien des distractions. En effet, il trouvait Oscar beaucoup trop occupée à jouer les bons petits soldats ce qui rendait la vie au château plutôt austère.

 

 

Grand-mère et André furent tout deux charger de parfaire l’éducation de Rosalie qui en échange se rendait utile en effectuant certaines corvées pour ne pas être une charge pour ses hôtes. Grand-mère donnait des leçons de maintient, alors qu’André et Oscar se relayaient pour les leçons d’équitations, d’escrimes, sans oublier la lecture et l’écriture. Rosalie, bien que studieuse, trouvait quelque peu saugrenu de devoir apprendre autant de chose pour trouver son ennemie.

 

 

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