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CHAPITRE 8: une autre affectation. |
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| L'incident avec Fersen fit prendre conscience � Oscar qu?elle ne pouvait plus rester dans la garde rapproch�e de la reine. Au cours d?un entretien avec celle-ci, elle supplia d?�tre relev�e de son commandement � la garde royale. A contrecoeur Marie-Antoinette finit par acc�der � cette demande et d�cida de lui confier une compagnie de garde fran�aise. |
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Oscar fit par de sa nouvelle affectation � Andr�, mais elle le pria de ne pas la suivre d�sirant pr�server ainsi leur amour. Andr�, malgr� la sommation d'Oscar entendait bien la suivre et veiller sur elle comme il l'avait toujours fait. Sa premi�re rencontre avec ses hommes ne se fit pas sans heurts, tous �taient issu du peuple et ne voyaient d'un mauvais oeil un colonel qui n'avait jusque l� uniquement servit � la cour. Oscar fut surprise de d�couvrir Andr� parmi les rangs, comment avait-il put passer outre ses ordres et la suivre ici ou � chaque instant ses hommes pouvaient d�couvrir les liens qui les unissaient. |
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�Lieutenant, veuillez faire venir dans mon bureau le soldat Grandier. _ Bien colonel. _ Soldat Grandier veuillez me suivre! _ � vos ordres lieutenant!� |
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| Andr� suivit le lieutenant comprenant en ayant vu le regard foudroyant d'Oscar que celle-ci n'�tait pas particuli�rement ravie de sa pr�sence � la caserne. |
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| Andr� referma la porte derri�re lui, Oscar furieuse se pr�cipita sur lui et le plaqua contre la porte. |
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| �Comment as-tu!�. Lui dit-elle en s'emparant de ses l�vres avec passion. |
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�Mon dieu! Andr�, comment crois-tu que je vais pouvoir agir normalement alors que tu es si pr�s de moi. _ Ma douce, je ne pouvais souffrir de te savoir seule avec cette bande de soudards.� R�pliqua Andr� en l'enla�ant tendrement. |
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�Andr�, je crains qu'on ne d�couvre le lien qui nous unis et que les hommes ne s'en prennent � toi. Tu sais, ils ne voient d�j� pas d'un bon oeil mon arriv� et s'ils venaient � soup�onner que tu �tait � mon service avant d'int�grer la caserne tu serais perdu. _ Ne t'inqui�te pas Oscar. Je suis de taille � affronter la terre enti�re tant que je peu demeurer au pr�s de toi. _ Promets-moi Andr� alors d'�tre tr�s prudent. _ Promis!� |
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| Apr�s un long baiser, ils durent se r�soudre � se s�parer Andr� devant regagner ses quartiers pour ne pas �veiller les soup�ons. Le coeur d�chir� Oscar regardait Andr� s'�loigner. |
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| �Combien de temps pourrons-nous cacher notre amour Andr�. J'ai tant besoin de toi et pourtant � chaque instant je tremble que mon amour ne pr�cipite ta perte. Je ne pourrai te survivre s'il t'arrivais malheur�. |
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| Andr� de retour dans ses quartiers d� subir les asseaux de ses camarades, surtout ceux d'Alain gr�ce � qui il avait pu int�grer les gardes fran�aises. |
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�Alors Andr�! Il te voulait quoi le nouveau colonel? _ Oh! Rien de particulier. _ Il semble pourtant qu'il t'ait retenu longtemps. _ Ah! Et bien le colonel a tout simplement remarqu� que j'�tais nouveau � la caserne et il voulait conna�tre mes impressions. _ Tu ne comptes pas te corrompre avec cet individu, j'esp�re Andr�. _ Que vas-tu chercher l� Alain. Ah ah!! _ Bien! Tu sais ici on n'aime pas beaucoup les tra�tres.� |
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Andr� fit mine de se sentir offusqu� par la derni�re remarque d'Alain et se dirigea pr�s de sa paillasse mettant ainsi fin � la discussion. Alain ne formalisa pas le laissant tranquille pour cette fois, mais il souhaitait cependant percer le myst�re dont Andr� s'entourait. Les jours qui suivirent � la caserne ne furent pas sans conna�tre un certain nombre d'incidents. Les soldats de la compagnie, ayant bien l'intention de renvoyer leur petit colonel d'o� il venait, multipliaient les actes de r�bellion envers Oscar. Epuis�e Oscar rentrait chaque soir le coeur lourd de savoir son cher Andr� en bien d�licate posture. |
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Cela faisait d�j� bient�t un mois qu'Oscar avait pris ses fonctions aux gardes fran�aises, Andr� et elle n'avaient r�ussi � �tre se retrouver en t�te � t�te une fois seulement, et ce gr�ce � un concours de circonstance En effet ayant eu besoin d'une escorte, Oscar profita de cette occasion pour choisir Andr� justifiant son choix par le calme de cette recrue par rapport aux autres hommes de la compagnie. La mission acquitt� ils en profit�rent pour galoper jusqu'� leur lieu favori, le cadre idyllique du petit �tang de leur enfance fut t�moin de l'union de ces deux �tres. Ce fut avec regret qu'ils s'en retourn�rent � la caserne. |
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Une semaine plus tard la compagnie dirig�e par Oscar fut affect�e � la protection du roi d'Espagne et de sa famille. Apr�s avoir fait �chouer une tentative d'attentat � l'encontre des h�tes royaux, Oscar s'�lan�a � la poursuite des m�cr�ants qui avaient attent� � la vie de ceux que l'on avait plac� sous sa protection. Flanqu�e d'Andr� et d'Alain comme escorte, Oscar chevauchait � une allure effr�n�e. Cependant leur course fut stopp�e par une explosion qui projeta les trois cavaliers sur le bas c�t�. L'aube pointait lorsque Alain reprit ses esprits, inquiet pour son ami il se dirigea vers lui. Alain fut frapp� de stupeur en constant qu'Andr� tenait fermement la main du colonel, g�ne il pr�f�ra s'�loigner de cet �trange couple. Oscar et Andr� aussi revinrent � eux, ils observaient le comportement d'Alain, quand soudain Oscar se tourna bl�me vers Andr�. |
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�Mort bleu! Le b�b�! _ Que dis-tu l� Oscar? Il n'y a pas de b�b� ici. _ Tu ne comprends Andr�! C'est de notre b�b� dont je te PARLE!! _ COMMENT! Mais Oscar, tu ne m'avais rien dit! _ J'attendais confirmation Et c'est seulement hier que le docteur Lassonne a confirm� mes doutes.� R�pondit Oscar en larmes. |
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| Alain toujours � l'�cart �tait de plus en plus intrigu� par ces deux hommes, sa surprise fut � son comble quand il vit Andr� enlacer le colonel qui semblait pleurer. |
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| �Ah! Lala! Ces nobles, rien dans les tripes. Et ce pauvre Andr� qui se laisse mener ainsi comme un vulgaire toutou. Je n'aurai jamais cru qu'il ait des penchants pour les hommes. Pouah!� |
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| �Alain, viens vite nous devons conduire Oscar au plus vite chez un m�decin.� S'�cria Andr�. |
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�Que crains-tu Andr�? Ah, ah! Que ton petit colonel fasse une crise de nerf. _ Tais-toi imb�cile et viens plut�t m'aider. _ Comment m'as-tu trait�!! _ Non! Andr�, ce n'est pas grave. Je vais essayer de me d�brouiller toute seule. _ Il n'en est pas question. _ Alain, je t'en prie aide moi�. Ce fut peine perdue Alain enfourcha sa monture et jetant un regard m�prisant � Oscar, il pris la route de Paris. |
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| �Je vous attends � la caserne messieurs.� |
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