Nous sommes en 1769, Oscar est �g�e de quatorze ans, son coeur de jeune fille commence � �prouver de l'�moi pour son compagnon pr�sent � ses c�t�s depuis neuf ans d�j�. Or le destin, disons plut�t son p�re, en avait d�cid� tout autrement. Tout d'abord il y avait eu ce stupide duel avec Girodel et � pr�sent le roi ordonnait qu'elle devienne capitaine de la garde royale afin d'�tre au service d'une femme. Certes pas n'importe quelle femme, mais la future dauphine du tr�ne de France.
Devant le refus d'Oscar le g�n�ral de Jarjayes choisit de faire intervenir Andr� pour raisonner cette malheureuse qui risquait de jeter la disgr�ce sur le nom des Jarjayes. Oscar �tait l�, sous la pluie, coll�e au mur sur cette petite corniche, nul ne pouvait imaginer qu'elle pu tout entendre du discourt tenu par son p�re.
Le lendemain, elle ne fut pas surprise qu'Andr� lui propose d'aller galoper un peu, mais devant son silence, elle n'y tint plus et le somma de parler. Une bagarre acharn�e s'engagea alors. Rompus par le combat qu'ils avaient eu, ils s'�croul�rent. A ce moment l� Oscar avoua � Andr� avoir tout entendu de la conversation qu'il avait eu avec son p�re. Tout d'abord choqu� Andr� ne su que r�pondre, puis saisissant la main de la jeune fille, il fini par lui dire qu'il comprenait les sentiments �prouv�s par le g�n�ral. C'en �tait plus que ce qu'Oscar pouvait supporter, frustr�e elle prit sa monture et s'appr�tait � partir quand Andr� l'interpella.
" Oscar ! Laisse moi te dire quelque chose et ensuite je n'y ferai plus jamais allusion. "
Oscar demeura sourde � l'appel d?Andr� et s'enfui au galop. Sous le cri d'Andr�.
" il n'est pas trop tard pour que tu m�nes une vie de femme...comme toutes les femmes de la cours. "
Oscar �tait d�j� loin et les larmes pleins les yeux elle songeait � ce qu'Andr� venait de lui dire, mais n'entendit pas la fin de sa phrase.
"� Andr� ! Pourquoi ces mots ? Il est d�j� tellement difficile de supporter cette mascarade que mon p�re m'impose. Faut-il encore que toi, tu prennes sa d�fense. "
De retour dans sa chambre Oscar demeurait troubl�e par un geste qui il y a peu lui aurait paru insignifiant. Elle fixait sa main en songeant combien le contact de celle de son ami avait �t� agr�able. Mais elle ne pouvait s'emp�cher de songer aux mots qu'il avait prononc�s.
" Il ne voit en moi qu'un ami, un compagnon d'arme. M�me si tu te montres pr�venant en me m�nageant lors de nos combats � l'�p�e, tu ne me t�moignes pas le m�me �gard qu'aux autres jeunes filles. Pourquoi tant de diff�rence ? Pourquoi cela m'�treint-il le coeur lorsque je te vois d�vorer des yeux ces jeunes soubrettes ? "
Pendant ce temps dans le bureau du g�n�ral, Andr� venu faire son rapport ne savait comment faire comprendre au g�n�ral que sa fille m�ritait le droit de choisir sa destin�e. "Alors Andr� est-ce qu'Oscar s'est enfin d�cid�? Oh non ! Andr� ! _ Je crois qu'Oscar a tout � fait le droit de choisir sa fa�on de vivre... _ Grrr !! "
Furieux le g�n�ral se dirigeait vers la chambre d'Oscar, suivit d'un Andr� affol�.
" Seigneur ! "
Quand, soudain en haut des marches Oscar apparue dans un magnifique uniforme blanc de capitaine de la garde royale.
" P�re. Je ne fais ceci ni pour toi ni pour le roi. Mais pour toi Andr�, toi qui ne vois en moi que cette compagne de jeu qu'on t'a imposer de consid�rer comme un gar�on." |
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