L'EPREUVE DE VERITE (inachevé)
 
Marc mit pas mal de temps à se remettre de l'humiliation dans laquelle il nous avait jetté. Mais son désir de victoire le poussa enfin à se remettre à fond à la lutte. Il me demanda cette faveur de pouvoir s'entraîner avec moi. Le maître qui nous avait infligé cette rouste avait tout de même constaté notre ténacité, et accepta de nous aider.
Un après-midi, nous voilà chez lui. Il avait fait venir deux gamins, des adolescents qui étaient fascinés par cette lutte. visiblement, ils étaient gays, et savaient profiter de la lutte....

Premier exercice : La prise de contact. Une joute fut organisée 2 combats à un contre un. J'étais curieux d'apprendre : je voulais avoir ma part de contrôle dans un combat. Le gamin qui me fut destiné devait avoir juste 15 ans, 16 tout au plus. Il ne paraissait pas très robuste, je me faisais une joie de "m'amuser" avec lui, pour me faire un peu plaisir.

La garde .. Le contact .. je le soulevais sans problème, l'envoyais au sol, et commençais à le travailler. Ciseau, clé au bras ... Ouaiss ! je prennais mon peid .. petit plaisir.  ... j'avais l'impression qu'il n'offrait aucune résistance. Le maître observait sans rien dire.
Enfin, je le clouais sur un boston crab. Il frappa le sol, je lachais ma proie avec un peu de dédain, et me relevai en inspirant, assez fier du travail que je venais de réaliser. Le mùaître ne m'adressa aucune félicitation.

Deuxième exercice : La défense. Nous n'avions pas repris notre souffle que le maître nous renvoya au centre du tapis. J'étais en confiance. Le jeune ado que j'avais vaincu sans problème souriait. Il m'affronta sans crainte, mais ce n'était pas la même affaire. Il me faucha, et commença un travail que je n'étais plus en mesure de contrôler. Malgrè son corps très peu musclé, il dégageait une force surprenante, me soulevait, me retournait. Au cours d'un affrontement de face, il se fit un plaisir de m'infliger une soumission, et avec le sourire !
Je compris alors que cet ado était une fois de plus bien supérieur à moi,  par sa force et par sa technique. La premiere manche aavit été savamment calculée pour que le maître me voit à l'oeuvre. Je présume que ma prestation avait été riidicule. Sans trop de problème, le jeune ado me plaça dans des postures très variées  soumission aux jambes, tombés, soumission au dos, clés aux jambes, double nelson. C'est vrai qu'il ne forçait jamais pour me faire abandonner, il me méttait en situation. Tous les efforts que je déployais étaient vains, je ne parvenais jamais à me dégager de ses pattes. Le plaisir que j'avais éprouvé n'était qu'un souvenir, je souffrais moralement de cette nouvelle défaite. D'un geste du maître, il cessa tout son travail. Le maître soupira, et je compris que le travail serait collossal.

Régime muscu, jogging, et souplesse - 3 semaines - un peu de technique.
Le maître passa beaucoup de temps à me former au techniques de dégagement des prises les plus terribles. A chacune, il connaissait un moyen de rattraper la situation : contrer la clé, simulation d'épuisement, blocage des clés alors qu'elles n'étaient portées qu'a moitié. Cette technique, je m'en rendis compte plus tard était la seule qui permettait de s'échapper des pires situations : Un double nelson bloqué à moitié laisse croire à celui qui le place que la soumission est terrible, alors que la victime ne fait qu'une simulation pour jouer de la surprise.Les prises imparables ne devaient jamais être laissées à disposition de l'adversaire. Chaque exercice était pratiqué avec le maître lui-même. Il se laissait piéger, puis exigeait qu'on lui explique l'erreur commise. Je présume qu'il conserva certains secrets, de manière à ne jamais être pris en défaut par ses élèves, mais tout avait été dit. Lors des exercices, je me forçais à mettre le maître en peril pour voir quelle était la tactique qui pouvait le tirer d'affaire. Je n'avais jamais pitié de lui. Je le savais quasiment invincible. Toutefois, je le vis plusieurs fois paniquer, sous mes étreintes. Une fois même, constatant qu'il était réellement en difficulté, je fis une erreur qui lmui permis de se dégager. Il n'était pas duppe, et je reçus une engueulade comme jamais je n'en avais reçu. Il avait bien compris que j'avais eu pitié, et n'acceptait pas cette attitude. Tout maître qu'il était, il se pliait à la loi de la lutte, et savait accepter une défaite méritée.

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