MARCIANI & LAD (Troisième manche)
 
Je me retrouvais une fois de plus face à Marciani, et je souhaitais cette fois lui faire regretter d’avoir accepté ce défi. Cette rencontre devait me permettre de le vaincre et de le soumettre définitivement. J’étais en bonne forme, et je m’étais entraîné avec un ami dont le gabarit était bien supérieur au mien et à celui de Marciani. Cette partie devait être un amusement pour moi, il n’y avait aucun doute.

De son coté, Marciani était sûr de lui, il arborait son sourire, aussi sûr de lui que je l’étais. Pour un spectateur, cela promettait une rencontre mémorable.
Comme toute rencontre, une phase d’observation débuta la rencontre. Marciani fit le premier assaut, et pris le dessus sur une prise de tête.

La prise n’était pas douloureuse, mais suffisamment gênante pour m’entraver, et réduire mon souffle. Marciani assurait sa prise. D’un balayage, il m’envoya au tapis sans lâcher sa prise. J’étais alors assis au sol et m’appliqua un étranglement arrière dans la continuité de sa prise de tête.

Le partenaire avec qui je m’étais entraîné était médusé de me voir aussi rapidement soumis. Moi-même, je perdais forcément un peu de l’enthousiasme avec lequel j’étais monté sur ce ring. Ce n’était pas le moment de penser à ça, j’étais entre ses pattes, et je n’avais pas l’avantage. Appuyé sur mes épaules, il ne me permettait pas de reprendre appui sur mes jambes ou sur mes genoux. Campé sur ses genoux, il m’interdisait de le faire basculer en arrière en avant ou sur les cotés ? j’étais fait.

Je tentais vainement de libérer mon cou de cet étranglement. C’est alors que Marciani dénoua ses bras, et rapidement me saisit par les 2 coudes, et se laissa basculer en arrière, il verrouilla alors ses chevilles sur ma nuque, et m’emprisonna dans un leg nelson.

Ce saligaud avait bien amélioré sa technique, et s’était bien entrainé sur les possibiltés d’affirmer ses prises jusqu’au final. Je dois bien dire que j’étais dans une situation finale. Il m’avait bien eu. Le sentiment de supériorité que j’avais pu éprouver lors de la phase d’observation était maintenant transformé en un véritable sentiment de frayeur : Etre vaincu, c’était en bonne voie, mais être ridiculisé devant les yeux même de mon partenaire, c’en était trop. Marciani de son coté jubilait. Je l’entendais ricaner dans mon dos alors qu’il se jouait de mes pectoraux, les tiraillant dans tous les sens.
Perdu pour perdu, je décidais d’épuiser toutes mes force pour tenter quelque chose. Je me cabrai sur mes jambes, et au prix d’un effort harrassant, je parvins à dégager un bras et une épaule.
Le père Marciani fut un peu surpris. Je haletais, j’avais déjà perdu beaucoup trop d’énergie par rapport à mon adversaire, et son avance dans ce domaine risquait bien de me donner la défaite trop rapidement. Je DEVAIS absolument le vaincre, sinon réduire cet écart. Essoufflé, je tentais de récupérer un peu de souffle. Marciani me tenais pas un bras, il était allongé sur le dos, et je me tenais sur mes jambes, prêt à sauter sur sa première erreur. Malgré le fait que c’était lui qui portait la prise, Marciani était conscient que sa position était très délicate. Il tenta le tout pour le tout, d’un coup de rein, il désirat me rabattre au sol. Echec. Je réagit rapidement, m’emparais de sa jambe et lui plaçait une prise de jambe assez terrible

Cette fois, c’était son tour de gémir dans mes pattes. A lui de frapper le sol. Le voir ainsi se tordre me redonnais l’énergie si précieuse que j’avais été obligé de perdre. Il fallait que je gère le combat pour tenir face à un autre coup dur. Je savais le Marciani solide, je savais qu’il ne lâcherait pas sur cette prise, mais contre sa volonté, il ne pouvait rien contre la fatigue. De sa jambe libre, il tentait vainement de me déséquilibrer. Je n’étais plus un novice, et mon appui était bien assuré. Cruellement, je donnais de temps en temps de l’assurance à ma prise et cela agitait le Marciani de soubresauts de douleur. Quel plaisir de le voir serrer les dents. Toutefois, cette prise était encore trop confortable pour lui.

Retenant cette jambe d’une main, je m’emparais de l’autre. Je voulais lui appliquer un écartèlement, mais Le Marciani était vif, et il me bloqua dans un vilain ciseau à la taille. Il n’eût pas le temps de stabiliser, et me saisissant de ses poignets, je repris l’avantage du combat.
Je basculais tout mon corps en arrière. Tous ses plans étaient fichus, la prise était toujours difficile à maintenir . Nos deux corps étaient maintenant couverts de sueur. Nous étions tous deux essoufflés, nous reprenions doucement de l’air. J’étais face à son torse, et cette position si inconfortable soit-elle me donnait tout de même un bon coup d’œil sur l’anatomie de Marciani. Tous muscles tendus, il présentait des arguments assez séduisants. Les efforts que nous avions fournis nous avaient mis dans un état d’exitation tel que la position de Marciani m’offrait une vue de ses atouts en émoi !!

Décidé a en terminer, je basculais sur le coté, sans relacher les poignets. J’appliquai avec fermeté une pression sur les reins de Marciani, le souméttant une fois de plus à une douleur lombaire.

Cette fois, c’en était trop, Marciani râlait, soufflait et souffrait. Il était à ma merci. Je profitais bien de la situation. Je savourais, Marciani soupirait. Son regard implorait ma pitié, et c’était à peu près la seule chose qu’il était encore capable de bouger. La douleur qu’il devait endurer devait être terrible, mais je jubilais de le voir ainsi. Ce corps d’athlète si musclé ne me résistait plus. J’avoue qu’une sorte de charme était en train d’agir. Marciani ne devait pas être dans le même état d’esprit, ceci se confirma très vite, puisqu’il dégagea la jambe que je maintenais, Plus aucun verrou ne l’immobilisé, et je compris trop tard qu’il avait bel et bien repris l’avantage : il m’avait embobiné dans un ciseau à la tête et maintenait mon corps par une clé au bras.

Il tenait sa revanche. La domination que je venais de lui imposer m’avait donné un sentiment de supériorité tel que l’émotion se voyait dans mon short. Marciani m’adressa cette  réflexion humiliante comme quoi ce n’est pas ainsi que je parviendrais à le clouer au tapis. Coincé entre ses puissantes cuisses, je bouffais ma colère. Marciani affirmait sa prise. De ma main libre, je lui frappais la cuisse. Mes réserves d’énergie étaient anéanties. Saisissant cette oportunité, Marciani Relâcha sa prise, me remis sur pieds, et se glissa sous mes aisselles pour m’infliger la terrible prise du crucufix.

J’étais à bout, incapable de réagir. Aucun de mes muscles n’était capable de réagir. C’était fini. Marciani s’acharna alors il m’arrachait de terre et contractait ses pecs, ce qui avait l’effet inverse sur les miens. C’était une véritable partie de bras de fer. L’issue cette fois était bien proche et s’annonçait fatale pour moi.

C’est alors que je croisais le regard de mon partenaire d’entraînement. Ce regard était tellement dépité, il reflétait tellement de déception qu’au prix d’un effort surhumain, accompagné d’un terrible cri, je parvins à surprendre Marciani, à crisper définitivement mes abdos, et à retourner la situation, Marciani  avait les épaules rivées au sol et comme il était aussi épuisé que moi, il fut incapable de contrer. Il gigotait mollement.
Ayant pu reprendre un peu de souffle dans cette position, je contractais à mon tour mes pectoraux. Dans le même temps, les pecs de Marciani  hypertendus ne lui donnèrent que le choix d’hurler un abandon de douleur et de résignation. Epuisé, je lâchais instantanément la pose, et laissais Marciani s’écrouler au sol. Je ne me relevais pas de suite, trop éprouvé par l’effort fourni. J’avais eu de la chance, Marciani aussi, mais un peu moins que moi, et cette différence avait fait de moi le vainqueur de cet ultime assaut.

Lad

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