LAd ÉCROUÉ (Marciani-LAd 1ere manche)
... Je ne disais mot, je m’étais débattu, mais cela avait été sans espoir. L’adversaire « facile » que j’avais vaincu plutôt venait de m’abattre. Et les rôles étaient inversés. C’était moi maintenant qui me sentais humilié. Que se passait-il ? Tous les deux, nous étions entré dans cette joute par jeu, et maintenant, par honneur, ... et par plaisir nous en redemandions. Jusqu’où irions nous ... Tant qu’aucun de nous n’avait lâché le « stop » abdicateur, on ne pouvait que continuer. Sans rien nous dire, cette lutte était fair-play nous trouvions tous les deux notre compte à humilier l’autre, sans jamais vouloir blesser ni frapper autre chose que le sol. J’avais eu mon compte, il avait eu le sien, nous étions quittes.

C’était sans compter sur ma fierté. LAd relâcha la prise, comme désintéressé par cette proie devenue inoffensive. Il m’avait vaincu, je doutais maintenant de moi. Je devais lui prouver que j’étais meilleur. Face à face tête baissée, tel des lutteurs professionnels, on tournait l’un autour de l’autre en s’observant, sans trop savoir s’il fallait attaquer ou juste savoir profiter des madresses de l’autre.

Et LAd, quel était son niveau ? .. Une sorte de peur ou de trac envahit LAd. Que s’est il alors passé ? Je le vis hésiter et c’est justement à ce moment là que je plongeai sur ses jambes pour le plaquer. LAd tomba par réflexe sur le ventre, mains en avant.

Déjà, je ne m’intéressais plus à ses jambes, j’enfourchai son dos. Alors que LAd s’appuyait sur ses bras pour se relever, je glissai trop rapidement mes deux bras sous ses aisselles et refermai mes mains sur sa nuque. En même temps, j’enserrai de nouveau son corps entre mes cuisses. Le double nels que je lui imposais était parfait, imparrable, serré, ses épaules étaient bloquées, ses bras inutilisables, ses mains ne pouvaient rien saisir. Mon visage était collé à son dos, et il entendait ma respiration. J’étais si près de lui que mes pectoraux se gonflait et se dégonflait au rythme de mon souffle. En même temps, l’étreinte de mes jambes lui interdisait toute flexion. Tout au plus, il pouvait prendre quelque appuis sur ses jambes. Cette fois, il comprenait que je ne devais plus sourire, comme j’avais pu le faire au début de l’assaut. C’était du sérieux, les règles étaient entendues. LAd ne souriait pas non plus : il n’était pas à la fête, et je n’étais pas prêt à lui faire de cadeau. Je le tenais, j’étais en position confortable, et je ne donnerais rien. Beaucoup plus endurant que LAd, il le savait, je ne lâcherais pas et avait l’assurance de gagner cette manche.

Je sentis LAd déprimé ! Et alors ... je l’y avais amené. Un « j’abdique
», « j’abandonne » « c’est bon » « t’as gagné » suffisait à lui épargner cette humiliation.  Quoi qu’il me lâche, je lui rendrais sa liberté. Il est vrai qu’il devrait pas la suite affronter un regard vainqueur, un sourire dédaigneux, un  rire ? Bien que je lui aurais accordé le droit à la revanche, LAd hésitait à me la demander... Par contre, si j’acceptais, il lui serait interdit de perdre...

Je m’apprêtais à l’achever, et c’est alors LAd se mit à bouger avec ces jambes libres. Et à force de pousser s’appuyer et se contorsionner, il parvint à retourner l’étreinte, j’étais toujours agrippé mais cette fois, il était sur moi, et je devais supporter son poids. Il trouva alors suffisamment d’espoir et de volonté pour balancer notre étreinte d’un coté à l’autre. Ses efforts mal placés lui demandaient une quantité d’énergie importante, mais ce balancement s’appuyait sur mon dos : l’usure. Son salut était dans cette usure. Ce balancement rendait ma situation très inconfortable. Je dus reprendre au moins trois fois la position de mon ciseau car mes hanches supportaient de moins en moins de rouler sur le sol. Au final, je lâchai le ciseau : « début de retournement », l’évolution du combat lui donna alors tant d’espoir que LAd en oublia la paralysie de ses bras.

J’étais découragé.

Je s’agrippais à sa nuque, mais cette position me demandait un effort important pour que rien ne puisse m’échapper. LAd parvint à balancer ses jambes par dessus sa tête, cette cabriole lui permit de se retrouver sur ses pieds, toujours sous l’emprise de ce satané double nels, pas douloureux c’est vrai, mais très inconfortable : il avait maintenant son menton collé sur sa poitrine, la nuque tordue, moi cramponné à son dos, et je commençais à m’affoler face à ce retournement, la situation que j’avais maîtrisé était en train de m’ échapper, et la position que j’occupais était maintenant très fâcheuse : moi sur le dos, et lui par dessus, une seule erreur, et s’en était terminé : de dominant, j’étais en position de perdant favori. Sa position bien que très inconfortable devenait maintenant intenable pour moi, mes mains moites ne me permettant plus de tenir la prise, sa nuque appuyée sur mon torse me coupait le souffle, et mon capital « optimisme » était proche de zéro. De son côté, il se regonflait de fierté, prêt à garder la position aussi longtemps que nécessaire.

Je décidai alors de jouer le tout pour le tout. Je lâchai le nelson, et au prix d’un violent effort, je parvins à relever mon dos en repoussant LAd sur le côté. Maintenant, il fallait agir vite : assis, je me retournai vers LAd qui était tombé sur le côté près de moi. J’eus juste le temps de glisser une jambe entre son entrejambe et de passer l’autre autour de son cou. LAd était maintenant immobilisé par cette manoeuvre. Étendu sur le côté, je le tins verrouillé pendant quelques moments avec seulement mes deux jambes, le temps de reprendre mon souffle et un peu de force. La manoeuvre m’avait demandé beaucoup d’énergie.

Puis, un peu plus en contrôle de la situation, je m’emparai de mes deux mains de sa jambe supérieure, la tirant vers le haut, forçant un écartèlement douloureux pour LAd. Puis, mes forces me revenant, je libérai le cou de LAd que ma jambe enserrait. Je grimpai sur son dos et m’emparant de ces jambes, je les repliai en croix derrière ces cuisses. Cette manoeuvre n’alla pas sans douleur pour LAd, mais j’étais déterminé à lui faire payer cher les deux moments de domination qu’il m’avait infligés.

Je pris plaisir à travailler ces jambes pendant un long moment. De ses mains, il frappait le sol, tentant même de se soulever dans un ultime push up. Toujours assis sur ses fesses, je ne m’en laissai pas imposer, et LAd retomba face au sol. Un seul mot de sa part, et tout était terminé. Ce mot, il me le refusait. Je décidai de changer de position : je me retournai de façon à pouvoir travailler le haut de son corps, mais prudemment, je plaçai ses deux jambes sous mes aisselles, les pieds vers l’arrière, puis je repliai mes jambes autour des épaules de LAd et entre ses bras, sa tête se retrouva coincée entre mes cuisses.

Des mes deux mains, je relevai le menton de LAd vers l’arrière, lui imposant une pression supplémentaire dont il serait bien passé. Sa tête, rougie par l’effort, peinait à se faire une place entre mes cuisses. Conscient des souffrances qu’il endurait, je libérai ses jambes que je tenais entre mes aisselles : de toutes façons, travaillées comme elle l’avait été, il aurait de la difficulté à s’en servir. C’est exactement ce qui se passa : elles retombèrent lourdement au sol. Maintenant je me devais de  «finir » LAd. Je reculai dans le bas de son dos et le saississant sous les aisselles, je soulevai le haut de son corps tout en penchant le mien vers l’arrière. Ainsi soulevé, épuisé, LAd aurait dû céder. Ce ne fut pas le cas.

Comment s’y est-il pris ? Était-ce la colère ? Il réussit à dégager un de ses bras que je tenais. Puis, je sentis un violent coup de coude sur un de mes pecs, qui me força à abandonner la prise pour retrouver mon souffle. LAd profita de ce moment de faiblesse pour tenter de se dégager. Furieux de sa résistance qui venait de jeter mon beau plan à l’eau, je réussis à reprendre ses bras aux poignets. J’étirais maintenant ses bras, tout en plaçant un pied sur le derrière de ses cuisses.

Puis tout en poursuivant la manoeuvre d’étirement de ses bras, je me laissai retomber lentement - très lentement - sur le derrière, puiss sur le dos. LAd suivit mon mouvement, mais à l’inverse, il se retrouvait face au plafond, ses cuisses soulevés par mes jambes tendus à l’extrême, ses bras tenus solidement par moi à hauteur d’épaules. Le Surboad suspendu que subissait LAd eut raison de sa résistance. Il laissa tomber un stop abdicateur, suivi d’un assez révélateur.

Je le redescendis lentement, faisant attention à son dos. Le match avait été rude mais réglo. Je l’avais vaincu. A son regard, je crus remarquer qu’il ne se considérait pas vraiment comme battu. Il lui en fallait plus pour le mettre à terre.
 

P.S. : Voilà pour ma version personnelle de la finale du Marc a cédé. Elle vaut ce qu’elle vaut... Un court exemple de ce que Marciani Iliescu pourrait te faire subir... «... méfie toi, je ne compte pas te laisser me vaincre sans revanche...», écris-tu. C’est maintenant chose faite. A toi de jouer !

Marciani Iliescu

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